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Bien que l'amplitude des désastres potentiels soit devenue planétaire au 20 ème siècle, la calamité écologique qui fait périr des hommes n'est pas nouvelle. Ce qui n'était, par le passé, que des régions isolées de détérioration s'est étendu au point que ces régions ont maintenant fusionné.
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Mais la faillite des systèmes locaux de sol et d'eaux, les inondations et les glissements de terrain qui font suite aux déboisements, la malnutrition générée par le déclin de la fertilité, l'empoisonnement par les déchets, les pestes et la famine dues à la surpopulation, la perte de qualité dans toute vie et la démence personnelle ainsi que la folie sociale afférentes à tous ces facteurs ont déjà frappé des millions de personnes de par le passé. Le désastre qui nous confronte maintenant est le prolongement d'un traumatisme planétaire qui débuta il y a 10 000 années. A cette époque, il y eut une transition vers un nouveau mode de vie, une transition qui se manifeste encore sur toute la surface de la terre, une implication progressive et civilisante dans un conflit avec le monde naturel et avec nous-mêmes.
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Ecologiquement, le monde industriel n'est pas en opposition avec les pays sous-développés. Le paysan le plus primitif et l'industriel le plus avancé participent du même paradigme philosophique et progressiste. Un système de croyances non seulement relie tous les habitants des cités modernes de la planète, il les relie avec la société paysanne sur toute la planète, guidant et dirigeant leurs progrès au travers de conceptions mutuellement partagées des phases de la relation de l'homme à la nature. Ce système de croyances nous relie aussi au passé. Nos styles de vie et nos objectifs choisis sont similaires à ceux des peuples de Sumer il y a 6000 ans mais extrêmement différents de ceux de leurs ancêtres chasseurs d'il y a 14 000 années. Sous d'autres atours, nous restons des créatures des temps plus anciens. Nous sommes fondamentalement des peuples du Pléistocène et c'est en cela que réside notre espoir pour des lendemains.
Pouvons-nous envisager la possibilité que les chasseurs étaient plus pleinement humain que leurs descendants? Pouvons nous embrasser le chasseur comme une partie de nous-mêmes et une étape vers la réparation des blessures de notre planète et vers l'amélioration des qualités de vie? Je ne veux pas parler de retraverser la cour de la ferme à reculons: c'est peut-être l'erreur de tous les efforts passés visant à recouvrer une humanité plus harmonieuse par un “retour à la nature”.