Des fraises des bois... ou le plaisir des petites choses. Un blog pour partager, avec ceux qui y tomberont, des infos à propos de sujets qui me passionnent : la protection de l'environnement, la nature, les énergies renouvelables, la découverte de soi, la réalisation de produits "maison" : cuisine, beauté, herboristerie et, bien sûr, les fraises des bois!!
En ville, le vélo à assistance électrique se joue de toutes les difficultés. À essayer. © ASAP.
Namur à un grand potentiel cyclable, dit-on à l'échevinat de la mobilité. C'est, sans doute, vrai pour ceux qui habitent dans les vallées de la Sambre et de la Meuse et qui roulent tout le temps sur du plat. Mais pour tous ceux qui doivent rentrer sur les hauteurs – Bouge, Belgrade, Erpent, la Citadelle, etc. – après une bonne de journée de travail, c'est une autre paire de manches. A moins que…
La solution s'appelle, peut-être, le « vélo à assistance électrique ». On en a tous entendu parler, mais on en croise encore très peu dans la circulation. Or, la Maison des cyclistes de Namur, en propose justement un à l'essai pour le moment (1). Sous le beau soleil de ce lundi après-midi, l'expérience était tentante.
On a vu plus beau comme engin, a priori. Notre vélo électrique doit beaucoup à la bonne vieille Mobylette. Il assume bien son rôle d'utilitaire. Côté poids, il s'assume aussi : « Il fait 24 kilos », nous informe un des permanents de la Maison des cyclistes. « Mais, vous verrez, une fois en mouvement, c'est facile. »
Quelques explications et un réglage de selle plus tard, et on démarre sur la place de la Station. Passée la première sensation, un peu déroutante – ça roule vraiment tout seul, même en roue libre, donc il faut penser à serrer les freins pour ralentir –, on se fait vite à la facilité. Au démarrage, une bonne impulsion sur les pédales suffit pour lancer l'engin. Ensuite, pour autant qu'on utilise toute la puissance du système d'assistance (tant qu'à faire), on peut se contenter d'effleurer les pédales, de « faire semblant ». Une force tranquille vous propulse gentiment. Les petites côtes sont franchies sans y penser. Le vélo électrique permet d'aborder les ronds-points avec une vitesse suffisante pour s'imposer au milieu du trafic, il avale sans effort la « bosse » du pont des Ardennes… La ville est, vraiment, son terrain de jeu idéal.
Mais, on attend, bien sûr, le vélo électrique sur des côtes plus sévères. Disposant d'une heure d'escapade, on lui a fait franchir la première moitié de la chaussée de Louvain, la rue Montagne Sainte-Barbe à Jambes et, pour le plaisir et le symbole, la route Merveilleuse pour rejoindre le sommet de la citadelle. Dans les trois cas, il s'en est tiré avec les honneurs. Il suffit de se souvenir de la tête du « vrai cycliste », laissé sur place dans les premiers lacets de la route Merveilleuse, pour se convaincre de l'intérêt de ce produit. Ce vélo électrique, c'est l'antique Solex sans le bruit et sans la puanteur du moteur à essence (à noter qu'il existe maintenant un Solex… électrique). A l'arrivée, avantage appréciable, on n'aura pas versé une goutte de sueur. Ce sont les collègues de bureau qui sont contents.
Quand, en plus, on apprend que le vélo essayé, de marque française, est importé chez nous par une société de Mettet, que demander de plus ? Son prix ? 1.700 euros. Soit un peu plus de mille litres d'essence.
(1) Jusqu'au 15 juillet. Tarif : à partir de 2 euros pour une à deux heures de location. Infos : 081-81.38.48.
Source : Le Soir.be