J'apprécie vraiment beaucoup les textes que je lis sur le site d'Alice Miller. Le connaissez-vous? C'est : http://www.alice-miller.com
Son site est en français, en anglais et en allemand.
On y trouve aussi de courtes émissions (radio) à écouter (très intéressantes!!) :
- Quelles sanctions?
- Les châtiments corporels
- La colère de l'enfant
- Les caprices
- La fessée
Est-ce que vous avez déjà lu certains de ses livres?
Extrait de l'un des textes de son site :
"Dans une société informée (sur les conséquences de la maltraitance envers l'enfant), les adolescents pourront apprendre à verbaliser leur vérité et à se découvrir dans leur histoire. Ils n'auront pas besoin de se venger violemment pour leurs blessures ou de s'empoisonner par les drogues s'ils ont la chance de pouvoir parler avec d'autres de ce qui leur est arrivé jadis, s'ils peuvent saisir la pleine vérité de leur tragédie. Pour cela il leur faut des interlocuteurs qui connaissent la dynamique des mauvais traitements subis pendant l'enfance et qui puissent les aider à prendre leurs sentiments au sérieux, les comprendre et les intégrer comme une partie de leur histoire, au lieu de se venger contre des innocents.
A tort, on m'attribue souvent la thèse selon laquelle chaque victime devient nécessairement un bourreau, une thèse qui, à mon avis, est tout a fait erronée, même absurde. Il est prouvé que beaucoup d'adultes ont eu, heureusement, la chance d'interrompre le cycle de l'abus en devenant conscients de leur passé. Mais j'insiste, il est vrai, sur le fait que je n'ai jamais rencontré des bourreaux qui n'étaient pas eux mêmes victimes pendant leur enfance, même si la plupart ne le savent pas parce que leurs émotions restent bloquées. Cependant, plus les criminels les ignorent, plus ils présentent un danger pour la société. Il me semble alors primordial que les thérapeutes puissent saisir la différence entre la phrase fausse " Chaque victime devient plus tard un bourreau " et la phrase, qui est a mon avis correcte : " Chaque bourreau était victime dans son enfance ". Le problème est qu'ils n'en savent rien parce qu'ils ne ressentent rien. C'est pourquoi les sondages ne révèlent pas toujours la vérité. Mais la présence d'un témoin lucide et chaleureux (thérapeute, assistante sociale, avocate, magistrat) peut aider le criminel à dénouer les sentiments bloqués et à établir la libre circulation de la conscience. C'est ainsi qu'un processus puisse s'enclencher qui permettra de sortir du cycle de l'amnésie et de la violence."
(Source) © 2008 Alice Miller - tous droits réservés.
Je languis de trouver ses livres pour pouvoir en savoir encore plus... Elle parle de violence éducative, de maltraitance : humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l’exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. Bref, ce qu'on cotoye souvent sans se rendre compte des conséquences que cela aura sur les petites têtes blondes... En tout cas, la moquerie, l'absence de tendresse et le désintérêt (dans le sens de ne pas encourager son enfant, ne pas le féliciter, ou juste faire comme s'il n'était pas là, etc.), cest quelque chose que j'ai vécu et je ressens le "mal" que cela peut faire. Car, même si ce n'est pas de la "maltraitance" telle qu'on la considère souvent (des coups, des gifles, bref atteinte physique à la personne), c'est de la maltraitance par l'absence de réponse aux besoins de base de la personne. Selon moi.
Et donc, ces textes résonnent très fort avec mon histoire personnelle...
Cette histoire qui m'appartient, qui fait de moi ce que je suis aujourd'hui... m'interrogeant sur la CNV, l'éducation sans violence, la naissance en douceur, l'accueil et les besoins des tous-petits, ... Tout cela est tellement important pour moi. J'ai décidé de travailler "à la source" pour pouvoir faire passer ce message, que je ressens si important pour d'autres petits êtres, auprès des femmes enceintes et jeunes mères, en reprenant des études de sage-femme... Ce n'est pas encore gagné (tracasseries administratives!!) mais j'y crois encore... Quoi qu'il en soit, si jamais je ne reprenais pas ces études, je ferais tout pour travailler en tant que doula. Je me suis formée pour. Il n'existe pas encore de "réseau", ce métier est encore assez peu connu (!) mais je m'attèlerais à ça avec toute l'énergie de ma volonté!