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Des fraises des bois... ou le plaisir des petites choses. Un blog pour partager, avec ceux qui y tomberont, des infos à propos de sujets qui me passionnent : la protection de l'environnement, la nature, les énergies renouvelables, la découverte de soi, la réalisation de produits "maison" : cuisine, beauté, herboristerie et, bien sûr, les fraises des bois!!

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"On en a eu aussi, on n'est pas mort... On n'est pas non plus de tortionnaires pourtant!"

...entendu ce mardi soir à la radio, au sujet de l'interdiction (ou pas?) de la fessée en Belgique.

D'autres extraits :

"C'est un bon moyen pour imposer l'autorité à l'enfant..."

"Parfois il se met en danger, on lui dit et re-dit... il n'écoute pas... Une fessée et il se calme."

"Une fessée à un enfant, ou une gifle à un adolescent, de temps en temps, ça peut être assimilé au coup de patte ou de griffe que l'adulte lion donne à son petit pour l'éduquer..." (un pédopsychiatre)


Si 14 pays européens l'ont interdite, elle semble avoir encore de beaux jours devant elle en Belgique, la fessée.

C'est à partir de cette info (l'Europe veut interdire la fessée) que le reportage radio a donné la voix à ces témoignages et à ce pédopsychiatre (aucun témoignage 'pour' ce projet européen, tous 'contre!!)...
Comment les mentalités peuvent-elles évoluer si on ne leur laisse entendre que ce qu'elles ont bien l'habitude d'entendre??

Article complet concernant le projet de l'Europe à lire ici : En-tête : "Faut-il interdire la fessée? Le Conseil de l’Europe bataille pour l’abolition de ce qu’il nomme «les châtiments corp orels» dans les 47 pays qui le composent. Il s’appuie sur deux «recommandations», non contraignantes, datant de 2004 et de décembre 2006. Et s’apprête à lancer à l’automne une vaste campagne de sensibilisation «pour changer les mentalités». Le terme de «châtiment corporel», qui sent la trique et le martinet, englobe également. la fessée. Celle, par exemple, que les parents français ont tout à fait le droit de délivrer à leur enfant. Actuellement, seuls seize pays interdisent ces gestes à l’école, mais aussi à la maison. La Suède fut la pionnière en 1979. Si nul n’a envie de justifier de sévères raclées, l’initiative du Conseil, pétrie de l’idéologie de la protection de l’enfance et de celle des droits de l’homme, risque de culpabiliser (au moins en France) des générations de parents."

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G
Je viens de m'en rendre compte, je n'avais pas remarqué que j'avais provoqué une conversation sur ce sujet sur le forum d'éco-bio-info (que je suppose que vous connaissez??) : http://www.eco-bio.info/forum/upload/index.php?showtopic=1923&st=0&start=0
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M
Tout ça, c'est, entre autre, une question de pouvoir.Plus l'enfant est petit et plus les adultes l'exercent, persuadés que c'est sans grand danger pour eux (c'est faux bien sûr, le retour de bâton viendra, tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre). Nous n'avons pas à user de notre pouvoir sur les enfants mais à les accompagner. En changeant de perspective, on se rend compte que la fessée, c'est l'arbre qui cache la forêt.Il y a plein de choses à lire sur le site d'OVEO (Obervatoire de la Violence Ordinaire) http://www.oveo.org/dans les bouquins d'Alice Miller http://www.alice-miller.com/index_fr.phpdans celui d'Olivier Maurel intitulé La fessée http://www.fraternet.com/magazine/loi2501.htmdes pistes pour s'y prendre autrement http://www.lllfrance.org/allaitement-information/doc/maurel_3_comment_elever.htmDes choses à lire également dans la bibliographie de Catherine Dumonteil-Kremer. Bref, il y a de quoi lire, réfléchir et faire sa révolution personnelle (qui ne se fait pas en un jour ;-))
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G
Merci pour tous ces liens, MamanSurTaPlanète.J'ai été lire les témoignages sur le site d'Alice Miller et ça donne envie de lire ses livres!
M
Sur le fond je suis d'accord avec vous, mais comme le disait je ne sais plus qui, chaque enfant est différent et ce n'est pas parce qu'il se comporte mal que forcément c'est de la faute des parents, parfois l'éducation nous échappe pour des raisons x ou y, des parents merveilleux peuvent avoir un enfant qui est une vraie terreur... Et il faut aussi ne pas assimiler fessée et raclée, j'ai déjà entendu souvent des mères s'offusquer parce que d'autres avait osé donner une tape sur la main de leur bambin... faut quand même relativiser ! Le dialogue avec l'enfant doit être prioritaire selon moi et la fessée si elle peut être évitée c'est tout bénèf, mais parfois ça arrive... c'est pas pour ça que les parents sont des bourreaux et que le gosse sera forcément traumatisé ! :)
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J
J'ai bien aimé le commentaire d'arc-en-ciel que je trouvais tout en nuance. Je sens l'expérience d'une maman de 4 petits "galopins"...En ce qui me concerne j'ai deux très jeunes gamins et c'est vrai que déja là, il faut vraiment de l'energie. Entre l'idéal (éducation non-violente) et la réalité, parfois ça passe pas. Moi je fais quand même la distinction entre la fessée systématisée comme punition et la tape égarée parceque l'enfant à vraiment été trop loin. Je pense que l'enfant doit savoir que ses parents aussi ont des limites et quand il dépasse un certain seuil, la "violence" sera là... (Enfin violence, on s'entend: je ne rosse pas mes enfants, il s'agit plutot d'une contrainte qui doit être physique). Pour les dames qui n'ont pas encore eue d'enfants, il faut savoir qu'il ne sert absolument à rien de discuter avec des jeunes enfants, que l'acte, accompagnée d'une parole explicative, est plus facilement compréhensible pour lui.  Contre les chatiments corporels oui, mais évitons les amalgames et la culpabilisation outrancière des parents. Il fut un temps ou je me disais que me sentir coupable m'obligeais à m'améliorer; maintenant je lutte contre cette culpabilité car elle génère des sentiments de mal-être, de manque d'estime de soi qui peuvent saboter en partie la relation...Rien, n'est simple et limpide comme dans un texte théorique contre la fessée et c'est vrai qu' en matière d'éducation, les parents conscients s'éduquent en même temps dans la relation avec ses enfants.  C'est grace a mes enfants que j' apprends où sont mes limites de fatigue et de patience. Souvent j'ai tiré sur ces limites jusqu'à ce qu'elle craque. Mais dans nos sociétés hyper individualiste il n'est pas toujours aisé de trouver quelqu'un pour prendre un peu le relais, par exemple simplement pour se reposer après des mois de nuits de sommeil interrompus...De la théorie à la pratique...Je pense que c'est peut être de cela qu'arc-en-ciel voulais parler quand elle dit qu'il lui semble que dans ce genre de débat il n'y a pas de dimension vraiment humaine: parler de nos expériences et échanger sur ces expériences d'éducation parfois pas facile, parfois qui marche plutot bien, oser parler aussi de nos faiblesses plutot que de rester dans le théorique et le dogmatique. Je trouve cela plus constructif... Je vous salue et je te remercie Gayanée pour ton chouette blog
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P
le sujet m'inspire, les réactions m'apprennent et mon expérience me confirme...avant d'avoir des enfants mon mari et moi n'étions ni pour ni contre la féssée, on n'en a jamais parlé, on n'y a jamais pensé!Puis notre fille est née...est-ce parce que tout le cheminement que j'avais fait allait dans le sens d'un respect de l'enfant dans son être tout entier que ce soit moral ou physique? est-ce parce que ce petit bb me semblait tout fragile et me le semble encore 3 ans aprés? est-ce parce que j'ai été orientée vers quelques livres sur le sujet? est-ce parce que une fois encore j'ai écouté mon instinc?toujours est-il que plus ma fille grandissait et plus je tentais de trouver des solutions diverses et variées pour l'aider à grandir en étant confiante, libre mais aussi structurée et rassurée.Jamais la claque ou la féssée n'a fait partie de mes solutions et petit à petit, je me suis rendue compte que je ne voulais tout simplement pas taper ma fille, que je ne le voulais pas et que je ne le pouvais pas.Il devenait trés clair pour moi que la féssée n'était pas LA panacée universelle au comportement des enfants, je me suis interrogée et je me suis dis que comme tout ce que j'avais fait avant pour elle en matière d'éducation, je voulais remettre en question les choses que tout le monde fait par habitude sans se poser de questions.et alors un truc m'a sauté aux yeux: de quel droit pourrions nous corriger physiquement nos enfants alors que c'est interdit de le faire sur des adultes (y compris ceux déficients mentalement qui ont l'âge mental d'un enfant) sur des personnes âgées qui pourtant ont eux aussi perdu parfois le sens des responsabilités ou encore sur des animaux....comment cautionner quelque chose qui n'a comme but que celui de soulager la colère des parents, de rendre plus supportable l'affront que nous font ces enfants qui osent nous tenir tête?Car force est de constater que de ce que j'en vois chez les autres, la féssée n'a aucune valeur éducative!!!!! sinon les enfants ne s'y froteraient pas tant de fois, sinon ils cesseraient de faire des "bêtises" dés les premières et ne recommenceraient pas les mêmes erreurs...alors évidemment au départ j'ai eu droit au:"on en reparlera quand tu en auras deux" ensuite on m'a dit:"on en reparlera quand elle sera dans la période de crise des 2 ans" puis on m'a dit "tu verras quand elle aura 3 ans"ben oui c'est tout vu mais je veux bien encore reculer l'échéance si ça peut faire plaisir, on peut même mettre de suite la barre à 18 ans au cas ou mon éducation les rende délinquants...oui parce que ça aussi je l'ai lu et entendu: le délittement de la société qui serait dû au laxisme des parents qui ne frappent pas leurs enfants!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!plusieurs choses:-on doit être actuellement à peu prêt 0,5 % de la population à ne pas avoir recours aux punitions physiques et pourtant le monde ne nous a pas attendu pour se déliter... (oui, oui, il a déja commencé...)-éducation sans violence ne veut pas dire laxisme bien au contrairece n'est pas parce qu'on utilise pas la féssée qu'on ne sait pas imposer de limites, il existe d'autres moyens d'apprendre des choses, des régles, des lois, des valeurs à un enfant sans le frapper-98% des gens de ce pays qui sont aujourd'hui en prison ont affirmé avoir été punis physiquement par leurs parents de manière plus ou moins récurrente, plus ou moins violente mais ils ont tous eu une éducation avec claques et féssées "légitimées" par la majorité des gens!alors c'est sûr la féssée rend plus apte à respecter les régles....je suis certaine que le jour ou on saura faire la différence entre éducation sans violence et laxisme, le monde sera meilleur!enfin personne ici ne me connait donc vous devrez me croire sur parole mais je peux vous dire que ma fille de 3 ans à des limites, elle est trés gentille, trés polie, trés douce et ne posséde pas une once de méchanceté en elle: elle n'a jamais tapé ou mordu personne, elle va consoler un enfant qui pleure au supermarché... j'en vois certains déjà dire: oh ben oui mais c'est une enfant naturellement docile!et bien non, pas du tout !elle à un caractère trés fort, elle a une volonté incroyable, fait aussi des colères comme tous les enfants, n'écoute pas toujours et fait parfois de grosses bêtises...bref c'est une enfant qui grandit en étant écoutée, respectée et qui sait ce qu'est l'empathie...je sais déjà que le second est bien plus difficile à maitriser mais je sais que je ne changerais pas mes façons de faire pour autant, il faudra encore plus d'imaginations, encore plus d'écoute et peut-être encore plus de temps mais je sais que j'y arriverais car j'ai confiance en nous!je précise tout de même que mon mari et moi avons aussi parfois envie de leur en coller une, parfois ça me démange parce que je suis à bout de patience et que je ne sais plus quoi faire... mais je ne passe pas à l'acte, tout comme je ne passerais jamais à l'acte même si j'ai envie de zigouiller quelqu'un qui m'a fait énormément souffrir"ça passe dans ma tête mais ça repart aussitôt car c'est une limite que je me suis interdite de franchir!je ne pourrais pas supporter de voir sur le visage de mes enfants une expression qui dirait: "mais comment ma propre maman que j'aime plus que tout peut vouloir me faire mal volontairement?"la violence engendre la violence et un parent qui léve la main sur son enfant devient totalement non crédible le jour ou il essaye d'apprendre à na pas taper, mordre, respecter les autres, ne pas leur faire mal, être gentil et compatissant...
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G
Merci de partager tes expériences, Pimoos!!Tout cela me fait beaucoup réfléchir...