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^^ ...inspiring!


« Le bonheur est une petite chose que l’on grignote, assis par terre au soleil. » - Jean Giraudoux

« Voir. Entendre. Aimer . La vie est un cadeau dont je défais les ficelles chaque matin au réveil.» - Ch . Bobin

« Avance sur ta route, car elle n'existe que par ta marche » - Saint-Augustin

« Toute Âme qui s’élève élève le Monde. » - Gandhi

« L'art d'être disciple :  permettez à chaque situation de votre vie de devenir un enseignement. » - Osho

« Mettez du son dans votre vie.
Chantez des chants sacrés de toutes traditions, de toutes cultures.
Chantez votre propre chant, celui de l'âme.
Seul(e)s ou accompagné(e)s, mais chantez.
Accrochez-vous à cette Corde et balancez-vous au rythme sonore de l'Univers » - Mamita



« La notion généralisée de péché forme la base de ce que d’autres cultures, orientales essentiellement, peuvent considérer comme la tragédie occidentale. La tragédie, c’est ce rapport coupable à l’amour physique, cette attitude ingrate pour les dons de la vie et cette relation morbide et tremblante à la mort. La tragédie occidentale, c’est sa vision dépressive du monde. » - F. Gruyer

Lorsque que vous ressentez de la colère, ne la déversez pas sur quelqu'un d'autre. et ne la réprimez pas non plus. C'est un phénomène magnifique qui peut être transformé de manière positive. - Osho

« La question n’est pas «ai-je raison de me sentir mécontent?» mais «comment ai-je envie de me sentir présentement?» Car au bout du compte, c’est toujours nous qui payons le prix lorsque nous opposons une résistance aux événements.
La véritable liberté, ce n’est pas d’avancer à notre rythme. Non, c’est à mon avis d’ajuster notre rythme intérieur en fonction de la réalité (en attendant de pouvoir la changer). C’est accepter d’être là où on est, de plier… C’est tout simplement mettre notre joie de vivre en priorité, avec souplesse et humilité...
» MP Charron

 
« Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin. Cherchez ce qui vous fait vibrer.
    Parce que ce dont le monde a besoin, c'est de personnes qui vibrent avec la vie
. » - Harold T. Whitman, Philosopher


« J'ai beaucoup mieux à faire que de m'inquiéter de mon avenir. J'ai à le préparer. »

« Imaginez que vous êtes un nouveau designer qui débarque dans votre vie, qui perçoit votre essence et qui a une vision claire ce que vous pouvez devenir. Permettez-vous de vous voir comme vous ne vous êtes encore jamais vu, offrez-vous un grand canevas blanc sur lequel vous pouvez vous explorer et vous créer. Il ne s’agit pas de renier ce que vous avez été, mais de laisser fleurir ce qui cherche à bourgeonner. Il s’agit d’apprivoiser les parties de vous qui sont prêtes à s’exprimer… et à briller. » - MP Charron

« Autrefois, lorsque les conditions de vie devenaient trop pénibles, les gens se révoltaient et les autorités devaient revenir à des exigences plus « humaines ». Mais maintenant que des drogues – notamment les antidépresseurs – existent, les gens sont capables de supporter ce qui serait autrement insupportable. » - Ted Kaczynski

« J'ai la patate à faire peur à la pile alcaline! » - Zebda

« Ton âme se jette à l'eau dans mon corps-océan » - Najoua Belyzel

« Je ferais reculer le soleil pour savourer le sommeil » - Dobacaracol


« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus puisse changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé. » - M. Mead

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir. » - A. Einstein

« Si nous ne nous occupons pas tous ensemble de l'environnement, l'environnement va s'occuper de nous. » - H. Reeves


« Aucune activité humaine, même pas la médecine, n'a autant d'importance pour la santé de l'Homme que l'agriculture » - Dr. Delbet, 1934

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée. » - P. Rabhi

« Universe begins with "U", "N", "I"... You and I » - Noa

« Je creuserai de nouveaux sillons, mélodie de l'Univers » - Dobacaracol

« On ne vient pas au monde pour être malade, souffrir, puis mourir. Nous venons au monde pour vivre une vie intense et bien remplie." & "La santé ce n'est pas combattre ou guérir la maladie. La santé c'est vivre intensément sans s'imposer de buts vains. » - I. Kuniaki


« L'on ne peut guérir la partie sans soigner le tout. L'on ne doit pas soigner le corps séparé de l'âme, et pour que l'esprit et le corps retrouvent la Santé, il faut commencer par soigner l'âme. Car c'est une erreur fondamentale des médecins actuels de, dès l'abord, séparer l'âme et le corps. » Platon - 427-347 av. J.-C. - "Les Charmides" Les "temps" n'ont donc guère changé !

« Si tu ne sais pas où tu vas, tu arriveras ailleurs » Proverbe Chinois : L’échec ne peut être productif que si nous ne nous concentrons pas sur son résultat improductif.

« Quand on choisi avec son coeur, il n'y a plus aucune place pour la peur... » - Asa Liha

Souvenez vous de ne pas retenir votre amour, ni de calculer. ne soyez pas avares, vous rateriez tout. laissez plutôt votre amour s'épanouir et partagez le, donnez le, laissez le croître. - Osho

« La santé c’est être capable de tomber malade et de s’en relever. » - G Canguilhem

« La santé, ce n'est pas la non-maladie... C'est le pétillement des organes!! » - Taty Lauwers

« La souffrance c'est temporaire, mais l'abandon, c'est permanent » - Matthew Kelly

« Et vint le jour où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore. » Anaïs NIN

«  L'homme est pareil à un poisson rouge qui viderait lui-même l'eau de son bocal, simplement pour se prouver qu'il peut le faire, sans se rendre compte que le résultat de son orgueilleuse prouesse va le faire crever. » - Marie des Bois

Souvenez vous que quoi que vous fassiez c'est un jeu. Jouez votre rôle. Si c'est un combat, combattez,. restez centrés. Ce n'est pas la peine d'être sérieux. Jouez tout simplement. - Osho

« Une femme est évidemment plus rentable lorsqu'elle est complexée et achète des tas de produits pour ressembler à un idéal de beauté inaccessible (la femme lisse, fine, bronzée, épilée) que lorsqu'elle accepte son corps et se sent bien dans sa peau. » - Lise Jouis (Le blog de La Liseleï)

« Where attention goes, ernegy flows, life grows... » - B. Bacon

« Je profite maintenant de toutes les opportunités. Lorsque je serai vieille et toute ridée, (...), il me restera ainsi des tonnes de souvenirs » - J. LR

 « Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour te découvrir toi-même. » - J. Krishnamurti

« Nous avons tous les pieds dans la boue , mais certains regardent les étoiles » (O. Wilde)

« Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon! » - Richard Bach

« J'ai été invitée à la fête de la vie et j'ai joué tant que j'ai pu. »  - Lu sur une jolie carte postale


Vous êtes en grand danger ! A tout instant que vous aimiez, que vous riiez, , que vous soyiez vivants, vous pourriez rencontrer Dieu, par hasard. - Osho



 

 

Certaines photos présentes sur ce blog ont été glanées sur Google image. Demander les autorisations d'utilisation me semble lourd, compliqué, lent et quasi impossible. Les propriétaires de ces photos peuvent me demander leur retrait par mail ou l'ajout de la source vie un mail à : gayanee_0902@hotmail.com - Merci de votre compréhension.

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* The Big Ask! Sans une réduction annuelle conséquente des émissions de gaz à effet de serre, le climat sur notre planète deviendra de plus en plus chaotique... :
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* Levez la main contre la fessée! :
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* Pour que les bouteilles plastiques et les canettes métalliques soient consignées (comme au Québec!) :
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*Pour avoir le choix de vacciner son enfant ou pas, même s'il va à la crèche : Pétition belge
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Envie d'apprendre à masser votre bébé?

Merci!

... à La Licorne! Car le 30 mars 2011, tu as laissé le 1.100è comm' sur mon blog!!! ;-)

... à Bûchette! Car le 29 novembre 2009, tu as laissé le 1.000è comm'!!
... à LaRêveuse! Car le 4 mars 2009, tu as laissé le 900è comm'!!
... à Eo! Car le 27 novembre, tu as laissé le 800è
comm'!!
... à Guillaume! Car le 13 juillet, tu as laissé le 700è comm'!!
... à Vrininie! Car le 2 avril, tu as laissé le 600è comm'!!
... à SuperMama! Car le 21 janvier 2008, tu as laissé le 500è comm'!!
... à Cecilia! Car le 15 novembre, tu as laissé le 400è comm'!!
... à Arc-en-Ciel! Car le 14 septembre, tu as laissé le 300è comm'!!
... à Zara! Car le 5 août, tu as laissé le 200è comm'!!
... à Hapy! Car le 25 mai, tu as laissé le 100è comm'!!
... à Mibeolem! Car le 4 février 2007, tu as laissé le 1er comm'!! 

Mon idée de livre

J'i tout expliqué ici.

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Comment je vois les choses au-travers de mon prisme...
Petit blog pour partager, avec ceux qui y tomberont, des infos à propos de sujets qui me passionnent : la protection de l'environnement, la nature, les énergies renouvelables, la découverte de soi, la réalisation de produits "maison" : cuisine, beauté, herboristerie et, bien sûr, les fraises des bois!!
Retrouvez la page Faceb**k : Le plaisir des petites choses
19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 06:39
article vu sur yahoo ce jour... Plus d'infos dans le comm' de LaRêveuse, ImaRainbow et sur son blog.


  Par Véronique MARTINACHE AFP - Mardi 16 septembre, 17h44

PARIS (AFP) - Le cas d'une femme mise en examen en Ariège pour exercice illégal de la profession de sage-femme témoigne d'une aspiration croissante des futurs parents à un accompagnement personnalisé de la naissance, un sujet de préoccupation pour les médecins.


L'accoucheuse mise en examen après le décès d'un bébé qu'elle venait d'aider à mettre au monde à domicile s'est présentée comme une "doula", terme qui désigne les femmes "accompagnant" la naissance, de la grossesse aux suites de couches.

L'Académie nationale de médecine s'était penchée au début de l'été sur le phénomène nouveau en France des "doulas", émettant de sérieuses réserves quant à cette pratique pourtant définie comme "un accompagnement non-médical", et mettant en garde "contre toute reconnaissance officielle de la formation et de la fonction".

Reconnaissance que ne souhaitent pas davantage le Collège national des gynécologues et obstétriciens français ni l'Ordre national des sages-femmes, même si "certaines sages-femmes considèrent favorablement l'accompagnement par des doulas".

Selon le rapport de l'Académie de médecine, une cinquantaine de doulas seraient en exercice en France, et une centaine en formation. Le rapport cite l'association "Doulas de France", selon laquelle 138 naissances (sur plus de 800.000) ont été accompagnées en 2006, parmi lesquelles 34% ont eu lieu à domicile.

Une des craintes exprimée par le Pr Roger Henrion dans son rapport pour l'Académie est de voir réapparaître les accouchements à domicile "et le retour à des pratiques de +matrones+ (terme désignant des accoucheuses exerçant illégalement)".

Le Pr Henrion reconnaît néanmoins un vrai besoin de certains couples "d'un meilleur accompagnement" pendant l'accouchement et après la naissance.

Cette aspiration s'explique à la fois par l'évolution de la société qui fait que les femmes sont - ou se sentent - plus souvent isolées qu'autrefois, et par l'engouement actuel pour le "coaching" et autres prestations visant au développement de la personne.

Le Pr Henrion admet également que les progrès en obstétrique "ont abouti à une médicalisation considérée comme excessive et mal supportée par certaines mères". Le rôle des sages-femmes "est progressivement devenu plus technique et plus médical".

Les doulas peuvent-elles combler le vide ? "A priori le projet est séduisant", indique le Pr Henrion, pour qui cependant "les réserves sont nombreuses". Même si les associations de doulas en France "s'engagent théoriquement à ne pas empiéter sur le domaine médical".

"La pratique des doulas n'a aucun statut juridique", souligne l'Académie de médecine pour qui la crainte d'une "médicalisation" peut faire retarder une hospitalisation nécessaire et mettre en danger l'enfant.

L'Académie évoque enfin "dans certains cas, un risque de déviance plus ou moins sectaire", citant un rapport en 2007 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Pour répondre aux aspirations des futurs parents, le Pr Henrion recommande donc de renforcer les effectifs de sages-femmes, à l'hôpital ou à domicile, "pour leur donner plus de disponibilité et leur permettre de mieux accompagner les femmes au cours de la grossesse, du travail et dans les suites de couches".


ça me fait peur... cette chasse-aux-sorcières à propos des doulas
On dit que cette Doula a été mise en examen, mais on n'indique pas qu'elle ne s'est sûrement pas présentée en tant que "accoucheuse" (ce doit être ceux qui l'ont mise en examen qui lui ont donné ce titre), sinon elle n'a pas le profil pour être Doula.

EDIT : suite au comm' de LaRêveuse, je comprends mieux... Voici le
COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION Doulas de France :

16 septembre 2008

Nous venons d'apprendre qu'une fausse sage-femme, qui semble-t-il se faisait également passer pour doula, a été mise en examen pour exercice illégal de la profession de sage-femme, suite au décès d'un bébé qu'elle venait d'aider à mettre au monde. C'est un évènement tragique, et toutes nos pensées vont vers les parents et leurs proches.

L'association Doulas de France dénonce ce genre de pratique, et a mis en place une charte que toutes les doulas figurant dans notre annuaire doivent respecter :
"- Nous ne pouvons pas être présente pendant le travail et l'accouchement sans qu'une sage-femme ou un médecin soit présent.
- Nous soutenons le travail des sages-femmes, dans le respect réciproque de nos compétences."

Cette femme ne fait pas partie de notre association et nous déplorons l'amalgame de ce genre de pratique avec ce que font les doulas, accompagnantes non médicales à la naissance.

L'association Doulas de France oeuvre à faire reconnaître le métier de doula, ni médical, ni paramédical, justement pour éviter ce genre de dérives, et ceci en collaboration avec les institutions. Ce doit être une activité déclarée et rester dans le cadre du service à la personne. Nous avons fait des propositions en matière de formation adaptée à la légalité française. Nous avons été auditionnées au ministère de la santé à notre demande, afin de réfléchir à la façon dont cette pratique pourrait, ou pas, se développer en France.

L'association Doulas de France


Bon.
Pour en revenir à moi : je me suis dés-inscrite de l'école de SF, car je n'aurais pas eu d'aide financière (alors que j'y comptais pourtant). Et je ne suis pas prête à faire 4 années d'études sans aucun revenu...
Je continue donc sur la voie de la naissance, par le métier de Doula. La voie n'est pas du tout toute tracée, il y a tout à créer, ça me plaît aussi... !
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 06:13
"Dire la vérité aux enfants" - conférence de Brigitte O.

Texte de la conférence :

"Je voudrais commencer cette conférence par une petite histoire que j'ai vécue mardi dernier et qui est vraiment le reflet de ce dont je vais parler ce soir. Mardi dernier, ma fille aînée rentre de l'école, ma fille aînée, Justine. Avec une copine à elle qui a à peu près le même âge, elle va avoir 15 ans. Et en rentrant, elle me dit : "Alors, Maman, ta conférence? ça y est, tu as préparé?" "oui, oui!" Et son amie me dit "Ah bon, tu fais une conférence?" "Oui." "Ah bon, c'est quoi le sujet?" Et ma fille répond : "Le sujet, c'est sur la maltraitance." "Ah mais moi, je n'ai pas été battue." Je dis : "C'est bien... C'est rare mais c'est bien!" Et j'ai dis : "Tu n'as donc jamais reçu de fessée?" "Ah, si! Bien sûr! Mais les fessées, ce n'est pas la même chose! Les fessées c'était pour me remettre les idées en place." Et puis, elle me dit, là-dessus : "Et puis, ça fait du bien à Maman!"
Alors on peut voir, elle a 15 ans!, combien un enfant peut oublier la douleur des fessées pour remplacer par : "c'était pour mon bien que maman m'a fait ça, c'était pour me remettre les idées en place".
Tous les parents souhaitent mettre au monde des enfants sages, polis, bien élevés, respectueux. Des enfants qui aiment discuter. Des enfants qui sont curieux, pas trop cela dit. Des enfants qui travaillent bien à l'école, qui savent tenir leur chambre en ordre. Bref, nous voulons tous un idéal d'enfant. Mais nous savons très bien que ce n'est pas possible d'avoir des enfants ayant des comportements aussi robotisés, à un âge, justement, où la nature même a prévu de découvrir son univers, d'exprimer ses émotions, de faire du bruit et du désordre. Mais nous ne le supportons pas.
Nous voulons être compris et respectés de nos enfants, tout comme nous, enfants, nous voulions être respectés et compris de nos parents. Mais comme nous n'avons pas eu cette compréhension et ce respect, nous allons l'exiger de nos enfants.
Si on replongeait quelques années en arrière, si on réalisait le temps qu'il nous a fallu, entre le moment où on a su tenir un stylo et le moment où on a su écrire notre première phrase, il s'est écoulé des années... Mais ça, nous ne le supportons pas, nous voulons tout, tout de suite! Nous ne pouvons pas attendre! Il faut que, dès la naissance, il sache faire ses nuits! Vous avez du entendre ça. Qu'il sache manger rapidement, qu'il soit propre. Ça, nous le demandons à nos enfants. A un âge qui n'est absolument pas prévu pour le faire.

Vous pouvez souvent entendre ces phrases, quand les parents parlent à leurs enfants :
- mais tu vas comprendre, maintenant, ce que je te dis?
- mais tu vas m'écouter, oui?
- tu ne peux pas me respecter un peu?!
Vraiment, si on prend le temps d'entendre ces discours-là entre un adulte et un enfant, je vous garantis que l'adulte n'est pas souvent celui que l'on croit.

Alors, on pourrait se poser la question : "comment arrive-t-on à se faire respecter et à se faire obéir de nos enfants?" C'est très simple, tout le monde connaît la réponse : en leur donnant une éducation. Mais une éducation qui ne correspond pas forcément, qui ne correspond pas du tout d'ailleurs, à la définition que donne le dictionnaire. Le dictionnaire dit : "éduquer, c'est donner à quelqu'un, et plus particulièrement à un enfant ou à un adolescent, les soins nécessaires pour la formation et l'épanouissement de sa personnalité". Alors, quand on vient d'avoir un enfant, on n'a pas le mode d'emploi. On ne sait pas ce qui peut être angoissant pour lui, ce qui est nécessaire pour son bien-être. Et encore moins, ce qui est indispensable pour la formation et l'épanouissement de sa personnalité. Personne ne sait ça, on ne sait pas. Alors, on va faire avec nos références et nos repères. Nos références, c'est facile, on les a tous puisqu'elles sont toutes inscrites, comme dans un disque dur d'ordinateur, dans notre corps. Tout ce que nous avons vécu, depuis le ventre de notre mère, est enregistré précieusement dans notre mémoire. Dans notre mémoire consciente, et inconsciente, parce que je ne pense pas que vous vous souveniez de ce qui vous est arrivé entre l'âge de zéro et de 3 ans pour certains, 4 ans pour d'autres. Je ne pense pas que vous sachiez ce qui s'est passé pendant cette période-là mais, en tout cas, votre corps, lui, sait tout ce qui s'est passé dans cette période-là. Et nous allons utiliser ces références-là pour donner les soins à notre enfant.
Nous allons aussi utiliser des repères. Les repères, aujourd'hui, nous pouvons les trouver dans des livres, sur internet bien sûr, dans notre entourage : on n'est jamais avares de bons conseils pour l'éducation. Mais on s'aperçoit que malgré les repères, on va toujours agir avec les informations qui sont inscrites dans notre corps.
Il peut être très facile d'atteindre notre objectif de se faire obéir et respecter de nos enfants. C'est très facile de formater un petit enfant à l'obéissance. Si on prend l'exemple d'un bébé. A priori, tout le monde sait que l'espèce humaine naît sans la parole. On n'est pas pourvu de nos verbes à la naissance. A priori tout le monde sait cela. Alors seuls les pleurs peuvent manifester un besoin. Si l'enfant pleure, c'est qu'il a besoin de quelque chose. On vient de lui donner à manger, il a la couche propre : de quoi il a besoin l'enfant? C'est des caprices! Donc, on va apprendre à notre enfant qu'on n'est pas à son service et qu'il va devoir apprendre à patienter. Donc je vais le laisser pleurer, 10 minutes, 1/2h, une heure, ça existe, pour qu'il apprenne à patienter. Tout à l'heure, je vous parlerai des conséquences, de ça entre-autre, c'est terrible pour un bébé.
Je peux aussi lui apprendre à obéir dès qu'il commence à marcher à 4 pattes, aux alentours de 6 mois, peut-être plus, 8 mois, à ne pas toucher les choses interdites et précieuses de la maison. Parce que personne ne pense qu'on a un bébé à la maison qui commence à crapahuter et que les objets précieux, il ne faut pas les laisser à leur portée.  Alors pour leur apprendre, parce qu'il y en a beaucoup qui vont dire : "je ne vais tout de même pas commencer à bouger tous mes objets, je suis quand même ici chez moi et il va apprendre, lui, à ne pas les toucher!" Et quand il va toucher, on va lui taper sur les mains, pour lui apprendre à ne pas toucher, on va lui taper sur la fesse pour lui apprendre à ne pas toucher ça!
Il y a aussi la possibilité de tirer les oreilles à un enfant, pour lui apprendre à ne pas toucher les bonbons du super-marché. Je vous dis ça parce que je l'ai écris, parce que j'avais qqch en mémoire. Au mois de décembre, j'étais au magasin XXX, période de Noël, c'est beau, c'est intéressant. Il y avait un garçon et une fille qui couraient dans la grande allée centrale, des frère et sœur, je pense, la fille avait 7 ans. D'un coup, le père a surgi, il pris sa fille par l'oreille, il la soulevait presque, c'est assez grave quand même, jusqu'au rayon où il était et lui a dit : "maintenant tu as compris, tu ne bouges pas d'accord?El" je peux vous assurer qu'elle n'a pas bougé. Elle n'a pas versé une larme. Elle avait le visage meurtri, elle se tenait l'oreille. Elle souffrait le martyr et elle était toute rouge, c'était terrible. C'est terrible de voir ça. Et ça, nous le voyons tous les jours.
Il y a une autre chose aussi qui est très intéressante et que vous avez tous entendu, si vous avez des enfants : "ne le prends pas dans les bras, parce qu'après, tu vas trop le gâter, tu vas en devenir esclave, tu n'en feras rien. Il ne faut surtout pas lui donner de mauvaises habitudes!" Un enfant n'a besoin que de ça, des bras de sa mère.
On peut aussi, ah je pense que vous avez déjà vu ça une fois dans votre vie, une mère ou un père qui se promène dans la rue, tenant son petit enfant par la main. Et le petit enfant lâche la main et court pour traverser la rue. Vous avez tous vu ça? J'ai déjà assisté à ça au moins deux fois dans ma vie. En tout cas, il y a 2 fois où je l'ai vu, ce n'est pas pareil. Avant, je ne le voyais pas. Il se prend une raclée, il est tapé : "ça t'apprendra  à ne pas lâcher la main pour traverser la rue". Ooooh.
En le privant ce qu'il aime tant qu'il n'a pas fait ce qu'on lui a demandé de faire.
Vous voyez, il y a des tas de façons, je ne vais pas tous les citer, ça me ferait une conférence! Tout ce que vous pouvez voir vous-même, à la sortie des écoles. Je parlerai des maîtresses tout à l'heure, ou des professeurs. Tout ce que vous pouvez voir , à la sortie des écoles, dans les rues, dans les supermarchés. Toutes ces manières-là, pour se faire obéir de nos enfants, sont utilisées.
Alors, bien sûr, ces manières se montrent totalement radicales, c'est évident. N'importe quel enfant se soumet en état de peur. N'importe quel enfant, n'importe quelle personne! Pas quel enfant. Vous les premiers, hein. Vous auriez un monstre, 6x plus grand que vous, qui vous agresse, vous n'irez pas riposter, hein! Moi non plus, hein. Je vois un homme plus grand que moi, dans la rue, plus fort, je vais pas, hein, je fais pas ça. N'importe qui va se soumettre dans un état de peur, c'est pas difficile. En tout cas, pour les enfants, ça marche! ... un certain temps... à l'adolescence, là, vous allez le payer. Vous allez le payer très cher. Et à l'adolescence, malheureusement, le pli est pris, c'est pas facile à récupérer.
On pourrait se dire : "mais, est-ce là, l'objectif des parents? que les enfants nous respectent par peur? que les enfants nous respectent parce qu'ils nous craignent, parce qu'ils ont peur de nous? C'est ça l'objectif des parents, ou bien qu'ils nous respectent parce qu'ils nous aiment, tout simplement?"
Alors, comment en sommes-nous arrivé à penser, et à agir, comme ça? La majorité d'entre-nous, avons appris, très tôt dans l'enfance, que ces traitements-là étaient efficaces et étaient justes. Ce qui a marché pour moi, marchera forcément pour mon enfant, il n'y a pas de raison. Moi, je suis devenue un homme, je suis devenue une femme, tout à fait respectueuse, il n'y a pas de raison que mon enfant ne soit pas respectueux, avec ce traitement-là. D'ailleurs, nous entendons dire régulièrement, "je remercie des bons coups-de-pied au cul que mon père m'a donné", "mes parents étaient très durs ave moi, mais c'était pour mon bien". D'ailleurs toutes les émissions de TV que vous pouvez regarder, en passant par Mireille Dumas, en passant par Delarue, toutes ces vedettes qui viennent témoigner de leur passé douloureux, toutes, mais toutes regardez bien, elles rigolent, elles minimisent et comprennent toutes leurs parents qui ont fait comme ça avec eux. Mais c'est très grave de voir ça à a télé, c'est très grave. On le voit déjà partout et ils le mettent en plus à la télé. C'est très grave parce que ça veut dire qu'on va faire la même chose avec nos enfants, sans se soucier nullement si ça peut avoir des conséquences ou pas sur lui, on est persuadé que c'est bon. Et c'est diffusé à la télé.
Mais croyez vous sincèrement, quand vous voyez un enfant qui vient de se faire humilier dans la rue, qui vient de se faire frapper, croyez-vous sincèrement que cet enfant-là, il regarde son père, sa mère et il leur dit : "oh merci papa, parce que je sais que c'est pour mon bien que tu as fait ça", "oh merci maman, parce que je sais que c'est par amour que tu fais ça pour moi", jamais de la vie! Regardez-le cet enfant, regardez-le bien. Cet enfant-là, il n'a pas d'autre choix que de se soumettre au silence. Cet enfant-là, il n'a pas d'autre choix que de rester dans l'isolement toute sa vie. Dans un isolement terrible, effroyable. Et c'est dans cette douleur, souvent insoutenable, que l'enfant va, avec toutes ses ressources, mettre des mécanismes de protection en place pour pouvoir continuer à vivre avec ces parents-là. Parce que ces parents-là sont les seuls qui peuvent répondre à leurs besoins, en tout cas besoins primaires, c'est à dire : avoir un logement, avoir chaud l'hiver, avoir à manger et poursuivre une scolarité. Donc, il n'a pas d'autre choix, à ce moment-là, que de mettre en place ces mécanismes pour pouvoir continuer à vivre dans cette famille-là.
L'enfant, quand il vient d'être frappé, d'être humilié, va se couper totalement de lui, pour faire place à la confusion, dans son cerveau et pour faire place à des sentiments ambivalents et inappropriés. Alors la confusion, j'explique ce que c'est : à ce moment-là, l'enfant n'a pas d'autre choix que d'essayer de comprendre les motifs de son parent. Il va se couper de ce qu'il ressent. Parce que s'il ne s'en coupe pas, là, un enfant qui vit ça, c'est la terreur qu'il sent, la peur. C'est peut-être même la rage, d'être ainsi traité. Mais l'adulte est si grand qu'il le plonge dans la terreur. Coupé de ce qu'il ressent, à ce moment-là, il va élaborer dans son cerveau la compréhension. Il va tenter de comprendre le motif de son parent et en plus, il va essayer de se convaincre lui-même, puisque son parent est en train de lui faire ça, qu'il est mauvais. Parce que si je fais ça, c'est que forcément "t'avais qu'à pas me pousser à bout! Si tu ne m'avais pas poussé à bout, jamais j'aurais fait ça!" C'est que je le mérite bien. Donc, l'enfant, dans son cerveau, va élaborer toute une pour se convaincre effectivement, qu'il ne vaut rien, qu'il est méchant.
C'est très grave parce que, les parents ne se rendent pas compte mais, quand on grandit, adulte, on continue à grandir avec ces même sentiments-là. Et d'ailleurs vous pouvez le remarquer : combien vous avez d'adultes, peut-être pas là, je ne sais pas, qui s'imposent le repas dominical parce qu'ils n'osent pas dire "non" à maman, "non" à papa. Ils n'ont aucune envie d'y aller. "Mais je me dois de le faire, c'est quand même mes parents." Et je ne vous parle pas de la semaine de vacances, l'été : où ils récupèrent maman l'été. "Parce que si je refuse, maman... déjà elle est en dépression...  ça va être terrible pour elle, elle pourrait en mourir." Et tous ceux qui s'obligent, qui s'imposent, de téléphoner "tous les jours à maman", tous les 2 jours, toutes les semaines, pour prendre des nouvelles, alors qu'ils n'en ont aucune envie bien souvent, parce qu'ils ne savent pas quoi leur dire, mais bon, ils ont fait leur devoir de bon enfant bien éduqué, ce qu'on leur a appris. Il y en a qui vont manger tous les dimanches chez maman, c'est ça que vous rigolez?
En tout cas, c'est dans ces attitudes parentales-là que s'inscrit en nous, et durablement dans notre vie, que tous mes agissements d'enfant sont sanctionnables de peines plus ou moins lourdes, selon les critères de chacun, bien sûr. Nous avons tous eu des parents différents, reçu tous des soins différents. Donc selon, nous allons nous faire obéir par des traitements, tous, différents. Tous toxiques mais tous différents.
Et on va aussi se retrouver dans des sentiments ambivalents et inappropriés.
Ambivalents, parce que, d'un côté, je dois comprendre et aimer mon parent. Et de l'autre côté, j'ai peur de lui et je culpabilise en plus, si je suis sincère avec moi-même, si j'ose dire non, si j'ose dire oui.
Donc je vais me retrouver comme ça tout au long de ma vie, dans une situation où je ne vais jamais savoir vraiment où je suis. Et c'est dans cette ambigüité-là que je vais pouvoir tenir, adulte, des propos sur l'éducation erronés en disant "mais tu devrais de temps en temps, une bonne fessée ne fait de mal à personne". Je vais pouvoir tenir ce genre de discours, aussi faire la même chose avec mes enfants. Mais le pire, c'est que, quand je suis en conflit avec un enfant, j'ai tellement peur, inconsciemment, de me retrouver dans la même impuissance où j'étais, moi, quand j'étais petite fille, que je vais faire taire mon enfant pour ne pas entendre ça, pour ne pas entendre la douleur de cet enfant que j'ai été et qui a du obéir. Et c'est là que je vais lui imposer mes exigences et que je vais rentrer dans des jeux de pouvoir avec lui. Pour ne pas sentir les souffrances que j'ai vécues, à cet âge où, moi aussi, j'ai du apprendre à obéir de cette façon. Voilà.

Les conséquences de cette violence éducative, celle qui paraît anodine à tout le monde, celle qui est faite pour "remettre les idées en place", comme on dit.
Alors, bien sûr, ces conséquences, elles sont aussi variées que la diversité des traitements que j'ai reçu. En passant par la manipulation. Alors, c'est un mot comme ça "la manipulation", qui veut dire beaucoup de choses, mais c'est très sournois. Je crois que c'est la pire des choses. Un enfant qui a passé sa vie à être manipulé... Je vais vous donner 2 exemples. On peut être manipulé par une mère dépressive par exemple. Une mère dépressive, elle est toujours sans vie, sans énergie, sans rien. Et elle a un enfant. Vous avez tous entendu parler du baby-blues, je suppose? Le bébé est là et on ne sait pas quoi faire. On n'a pas l'énergie, on n'a pas le goût. On appelle ça dépression post-partum, personne ne se demande d'où ça vient, c'est normal, toutes les femmes quand elles viennent d'accoucher, elles ont ça. Mais pas du tout, je ne l'ai pas eu, moi! Ce n'est pas toutes les femmes, hein. Mais, voyez-vous, quand on arrive au monde avec une mère comme ça... ben, qu'est-ce qu'on fait? On la prend en charge. Déjà bébé, on prend notre mère sur les épaules. On ne va pas la déranger, parce que la pauvre, elle est déjà dans un sale état. Je ne vais pas lui en rajouter. Alors je prends ma mère sur mes épaules, je vais être peut-être un enfant sage... très sage, parce que je sais que déjà c'est pas facile pour elle, mais alors moi en plus, c'est pire. Donc, voyez-vous on peut manipuler un enfant de cette façon-là. On pourrait se dire "oui, mais quand même, la mère est dépressive" mais l'enfant se sent déjà manipulé, il n'est pas accueilli comme il devrait l'être, avec une mère compétente, qui est là, pour lui apporter ses affects. Pas du tout : elle ne peut pas, elle ne sait déjà pas où elle est, elle même, dans sa dépression. Elle n'est pas connectée à ses affects, elle ne peut pas donner aux autres, à son enfant, c'est pas possible. Donc vous voyez, la manipulation, ça peut être ça.
Ça peut être aussi, dans un âge un peu plus grand : "Oh, ma fille, je peux toujours compter sur elle, elle est formidable, ah ça, si je ne l'avais pas, vraiment!..." Et l'enfant, il entend. Et l'enfant, il est nourri par ça. Alors, pensez  bien, il va redoubler de performances pour plaire à sa mère! Puis il va redoubler. C'est formidable! "Je suis déjà une fille tellement sensationnelle! Je plais tellement à maman!" L'enfant se nourrit par cette gratitude. Donc j'ai pas intérêt à faire la gueule, ou à lui dire "non, tu me fais chier, j'ai pas envie de t'entendre ce soir!" Une fille si parfaite ne vas pas se faire ça. Donc vous voyez, on peut manipuler de plein de façons, il y a des tas de façons deép faire violence à un enfant, sans même être frappé.
On peut être menacé, tapé, bien sûr. Abandonné. Alors je ne parle pas forcément "abandonné" dans le sens physique, où la mère refuse son enfant, va le faire adopter. Je ne parle pas de cet abandon-là. Je parle de l'abandon par incompétence. Un enfant qui ne reçoit pas d'affect à la naissance est abandonné par ses parents. C'est un abandon. On peut sentir l'abandon toute notre vie, rien que pour ça. Et ça, on peut le sentir, le vivre, dès le début de notre existence, ce que je vous ai dit. Même dans le ventre de sa mère, on peut se sentir abandonné. On peut se sentir même en danger. Si déjà dans le ventre de ma mère, j'entends ma mère hurler sans arrêt avec mon frère aîné ou avec ma soeur, ou se chicaner avec son mari, je peux vous garantir que l'enfant, là, souvent ils n'ont pas des accouchements bien sereins. Souvent, ça va être un accouchement médicalisé. L'enfant a peur de sortir.
Je vous ai préparé un graphique, fait par un scientifique américain, qui montre la croissance du corps et du cerveau. Et on peut apercevoir, voyez, ça va de 0 à 20 ans. On peut s'apercevoir que le cerveau évolue de 0 à 4 ans. Durant cette période, les traitements que nous avons reçus, bons ou mauvais, sont décisifs. Et vont être enregistrés, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, comme justes et efficaces. Certes, comme je vous l'ai dit, on peut obtenir rapidement obéissance de la part d'un enfant, c'est très facile. Un enfant sans défense, totalement dépendant de nous. Mais à quel prix? Au prix de son intégrité, de son épanouissement. Il subira des blessures inguérissables si personne n'intervient en sa faveur.
La deuxième diapositive est très ensoleillée. C'est le bon fonctionnement de l'organisme. L'organisme devrait fonctionner de cette façon-là. C'est-à-dire : J'ai des émotions. Tous les enfants naissent avec des émotions, tous. Tous. Il y en a principalement 4 : colère, peur, tristesse et joie. Ces émotions sont indispensables pour que je puisse fonctionner sereinement et normalement. Alors, derrière chaque émotion que l'enfant va manifester, il y a un besoin. Alors, ce n'est pas le besoin de vous embêter, là. Quand le bébé pleure, que sa couche est propre et qu'il a tété, s'il pleure, il a peut-être besoin d'autre chose. Un enfant a besoin d'affect pour pouvoir se construire. Mais les affects, on ne sait pas ce que c'est. Les besoins d'un bébé, d'un enfant, on ne sait pas ce que c'est. Alors je vous ai fait une petite liste, non-exhaustive, bien sûr, vous allez certainement en rajouter. Mais un enfant a besoin de protection, de sécurité. Imaginez-vous un bébé que l'on laisse pleurer, parce qu'il faut qu'il apprenne que je ne suis pas à son service. Il est dans des émotions de terreur. Quand personne ne vient, il se sent la proie de tous les dangers, c'est dramatique de laisser pleurer un bébé. Un bébé qui pleure, c'est un bébé qui a peut-être besoin d'être dans les bras, ou besoin d'être massé. Un bébé ne peut pas se gratter, hein. Il a besoin d'être touché, d'être caressé. Il a besoin de proximité, ça veut dire : du contact. De compréhension. On ne sait pas ce que c'est, ça, c'est terrible. L'enfant pleure, on le prend, on le regarde, on comprend qu'il a un besoin. On peut lui parler : "mais, qu'est-ce qui t'arrive, qu'est-ce qui se passe pour toi?" et l'enfant se sent compris, c'est formidable. L'écoute bien sûr. L'écoute, elle ne peut se faire que par le lien. Si je suis en lien avec mon bébé, avec mon enfant, alors je vais pouvoir décoder très facilement ses demandes. Mais si je le repousse, le lien ne se fait pas. L'attention, la tendresse, la sincérité et le respect.
Respect, ça aussi, c'est un bien grand mot. Qu'est-ce que ça veut dire, respecter un enfant? C'est très simple, c'est juste le respecter dans ce qu'il vit, dans ses émotions. L'enfant court, tombe : "aïe!" il pleure et tout. Combien de parents vont lui dire : "mais tu ne saignes pas! Tu n'as pas mal, tu ne saignes pas!" Il y en a plein des comme ça. Il a peut-être simplement eu peur? C'est tout. C'est impossible d'entendre un enfant pleurer. C'est impossible pour un parent. La priorité c'est de le faire taire. Soit par la tétine, soit par le sein, soit l'isoler, ou tout de suite le consoler "je vais te chercher un bonbon!", ... Voyez-vous, on sait tout faire pour ne pas entendre les pleurs.

Mais, en tout cas, un enfant qui a la chance, d'avoir un parent compétent pour pouvoir lui donner ces affects-là, quand il vit une émotion, alors il va pouvoir dire : "mes besoins comptent! Je peux avoir des besoins et on peut répondre à mes besoins!"
Il y a plein d'adultes, plein d'adultes, qui ne connaissent pas leurs besoins. Il y en a plein... qui ne savent pas : "Oh, je suis embêtée en ce moment. Je ne sais pas comment faire demain, j'ai la voiture en panne" "ah bon? comment vas-tu faire?" "je ne sais pas!"
Ou "on va où au resto ce soir?" "Je ne sais pas, je te laisse choisir"
"je ne sais pas, je ne sais pas"...
Derrière la colère j'ai besoin de me défendre, de montrer mon identité, de dire "là, non!", "ça, ce n'est pas juste!", "je ne mérite pas ça!"
Derrière la peur, j'ai besoin d'être rassurée, tout simplement. Si vous rassurez votre enfant quand il a peur. Si vous lui avez donné ça très tôt, ça passe en 5 minutes.
Si je suis triste, j'ai besoin d'être câliné, d'être consolé, d'être prise comme ça dans les bras. Pas "arrête de pleurer, tu ne vas pas pleurer en plus, hein!"
La joie : demande juste à être exprimée. Vous savez il y a beaucoup d'enfants qui ne peuvent pas : "Maman, maman, j'ai eu un 10 aujourd'hui en mathématique!" "Et alors? T'as pas de quoi te réjouir, tu as eu 5 en orthographe, hier!"
Plein de choses... même la joie est interdite!
Même d'être heureux, d'être content, c'est pas possible.
Donc, derrière toute émotion, j'ai des besoins. Et si le parent apprend à respecter ça chez le bébé, mais vous allez faire des adolescents et des adultes formidables, qui connaîtront leurs besoins!
Si je connais mes besoins, je peux faire des demandes. "Ah oui, j'aurais besoin d'une autre voiture demain, puisque la mienne est en panne, pourrais-tu me prêter la tienne?" C'est simple.
Quand on fonctionne de cette façon... Sur le graphique il y a le cerveau droit et le cerveau gauche, je vais faire simple, je ne vais pas vous faire un cours sur le cerveau d'ailleurs j'en serais incapable. Le cerveau droit, c'est l'hémisphère des émotions. Le gauche, celui de la compréhension, de la logique, du comprendre, justement. Quand je reçois ces affects-là, que je comprends, que je connais, que je peux exprimer mes émotions, que je connais mes besoins, que je peux faire des demandes, alors, vous voyez, entre les 2 lobes, des connexions peuvent se faire facilement.
Voilà, ça c'était la belle partie, n'est-ce pas, quand un enfant est respecté dans ses affects, quand il est nourri de ces affects-là.
Il y en a beaucoup qui parlent de : "moi, mes parents, ils m'ont aimé, j'ai pas de problème avec mes parents, tout était bien dans mon enfance" Mais qu'est-ce qui était si bien? Là, on réfléchit déjà. "Ah oui, je me souviens, une fois, mon père m'a emmené à la pèche!" "et après, il devait certainement y avoir plein de choses?" "ah oui, je me souviens aussi, mais j'étais plus grand, je devais avoir seize ans, il m'a mis la main sur l'épaule."
Vous voyez, ces 2 petits trucs-là, aller à la pèche et la main sur l'épaule une fois, ça l'a nourri pour toute sa vie. Cet enfant-là ne connaît pas les affects mais ça, là, il a eu deux fois quelque chose comme ça. Et s'est nourri de ça.
Alors, un enfant dont on a respecté l'intégrité deviendra un adolescent, et un adulte, ouvert, compréhensif, un adulte qui saura où il est, il n'aura pas besoin de prozac. Quand un enfant est nourri de ces affects-là, il pourra avoir confiance en son parent. Parce qu'il sait que le parent sait le protéger. Un enfant qui en aura été nourri aura confiance en lui. Le nombre de personne que j'entends : "oui, mais je n'ai pas confiance en moi" combien j'entends ça! Si on n'est pas nourri d'affects, on ne peut pas : on ne connaît pas ses besoins, on ne connaît pas ses émotions. On ne peut pas se faire confiance. Faire confiance en quoi? On est construit, sur rien, sur du rien. Je comprends qu'on n'ait pas confiance en soi!
On osera demander. Combien il y en a qui sont paumé en ville et qui font le tour de la ville pour aller chercher un plan, "mais tu ne peux pas ouvrir la fenêtre et demander à quelqu'un où on est?" "Non, je fais tout seul, c'est comme ça que j'ai appris, dans mon isolement".
On connaîtra nos besoins, on saura se défendre quand ce sera nécessaire. Combien il y en a qui subissent des tas d'affaires sans jamais rien dire? Mon dieu...
On aura la connaissance des affects qui auront développé notre compassion, notre indignation devant l'injustice. La compassion... Quand on n'a pas reçu d'affect, on est dépourvu totalement de compassion. La compassion, c'est ce que je pourrais avoir quand je vois un enfant dans la rue se faire battre, oh que ça fait mal. La compassion, c'est quand quelqu'un me raconte quelque chose de terrible, plutôt que de lui dire : "ah mais oui, tu sais, moi aussi, ...", je vais la comprendre : "mon dieu comme ça devait être terrible pour toi, comme ça a du être dur de voir ça". Quand on n'a pas eu d'affect, on est incapable d'avoir de la compassion. On peut avoir beaucoup de pitié, mais pas de la compassion. De la pitié, il y en a plein dans les éponges. La copine rentre de l'école, son copain lui a raconté des horreurs qu'il a vécues, on dirait que c'est elle qui les a subies... [Précision de la conférencière :
Une éponge c'est quand on s'approprie l'histoire de l'autre comme si celle-ci nous était arrivée personnellement. En se mettant à sa place on va lui trouver les solutions à son problème puisqu'il est devenu le nôtre.]
L'indignation : s'indigner. "Mais comment tu as pu vivre ça, mais terrible!" S'indigner devant l'injustice, personne ne sait faire ça" Une mère qui vient dire : "mais tu sais, tu devrais lui donner une fessée, parce que t'es pas sortie de l'auberge, si tu continues comme ça, là!" L'indignation serait : "mais comment tu peux dire ça? Mais c'est incroyable de pouvoir dire ça! Faut-il pas avoir de cœur pour pouvoir dire quelque chose comme ça!" On ne sait pas faire ça. On a peur.
On saura transmettre les affects à nos enfants, si nous-même on en a été nourris. Ce sera une évidence pour nous, ce sera très facile! Ces affects-là, ce sera très facile de les re-distribuer. C'est quelque chose qui est inscrit chez moi, qui est dans ma mémoire.
Le développement de son discernement et de sa lucidité : Un enfant qui a été respecté, qui a été compris, qui vraiment peut s'indigner aussi, saura tout-à-fait ce qui est juste et pas juste dans son cerveau. Il aura du discernement. Quand elle sera avec une amie qui va toujours la piquer, lui faire des remarques, lui dire des choses pas gentilles, elle saura le discerner pour pouvoir stopper ça. Parce que combien il y en a qui se font maltraiter dans leurs relations et gobent tout ça? Et quand ils rentrent à la maison, vaut mieux pas avoir d'enfant dans les parages.
Les confidences : on pourra parler facilement, parce qu'il connaîtra la compréhension. Vous savez qu'il y a plein de femmes, d'hommes, qui ne parlent pas. On a beau leur raconter : "tu sais aujourd'hui, mon dieu, il m'est arrivé ça, je pensais que c'était mon amie, c'est terrible!" vous racontez ça à votre bonhomme, le soir, et il est là, il ne répond rien. Ça tombe dans le puits. "Ho, tu m'as entendu quand je t'ai dit ça?!" "ben oui, qu'est-ce que tu veux que je te dise?! c'est ton problème, c'est ton histoire avec ta copine" Pas de compassion, pas d'empathie. Rien. Je ne demande pas qu'il me trouve la solution. Je demande juste qu'il me dise : "oh ma pauvre chérie, c'est ça que tu as vécu aujourd'hui, mon dieu que ça doit être terrible pour toi!" C'est tout!
Mais ils ne savent pas. Ils ne savent pas. C'est terrible parce que si je n'ai jamais été compris, ou comprise, durant mon enfance, comment voulez-vous que je rentre en conversation avec mon entourage? C'est pas possible.
La connaissance de la nécessité de ses émotions. Si je suis nourris de tout ça, je sais ce que c'est une émotion, je sais que ce n'est pas dangereux. Une émotion me permet de savoir où je suis et ça me permet de savoir en même temps que j'existe, que j'ai le droit de me défendre, que j'ai le droit de réclamer. Un enfant qu'on a écouté, respecté, dans son enfance, devient un adulte qui n'a pas peur de ses émotions. Un adulte qui n'a pas peur de se laisser engloutir dans ses émotions, ni de se laisser emporter par ses émotions, car ce sera un phénomène naturel pour lui.
La prise de décision : on saura prendre facilement des décisions. J'ai entendu plein de personnes dire "je ne sais pas m'engager, je ne sais pas prendre des décisions", "on va acheter une robe au magasin, tu viens avec moi?" "oui!" alors on en essaye dix milles et on ne sait pas choisir, on demande à la copine : "choisis toi, car ton avis est le bon!" Car on ne sait pas se décider.
Pas d'auto-destruction : quand on a été nourri comme ça, on n'aura pas besoin de se nourrir de drogues, ni d'antidépresseurs non plus. On n'aura pas besoin d'utiliser l'alcool. Quand on sait où on est, qu'on se connaît, on n'a pas besoin de ça.
On s'entourera de relations saines. Quand j'ai connu ça, quelque chose de sain à la base... Vous savez, quelqu'un qui a toujours connu ça, il ne va pas choisir une victime, ou quelqu'un qui est cabossé de partout, c'est pas possible. Des personnes saines s'entourent de personnes saines. Les cabossés, ça n'intéresse pas longtemps.
Elle saura faire facilement les liaisons entre les souffrances que j'ai vécues dans l'enfance et les difficultés que j'ai en tant qu'adulte aujourd'hui. Si je vis ça comme ça, là et que, dans ma vie d'adulte je peux avoir un moment où je suis confronté à un souci, c'est très facile de comprendre d'où ça peut me venir, pour quelqu'un qui a été nourri comme ça.

Quand on ne répond pas à mes affects, quand on ne me nourrit pas de ça et qu'on m'empêche, ici, de vivre mes émotions, qu'on me laisse pleurer, bébé, quand on me dit "arrête de pleurer, maintenant ça suffit!", quand toutes les fois où je suis menacée dès que j'exprime quelque chose, là : je suis obligée donc de refouler mes émotions, de tout garder ici. Je ne saurai pas faire de demande. Et, ici vous voyez, les connexions entre les 2 lobes du cerveau ne se font plus. Je serai toujours "cerveau gauche" à toujours essayer de comprendre pourquoi on me traite comme ça. Mais j'ai appris, ici, à être toujours obéissante.
Il perdra la confiance en son parent. Il ne peut pas avoir confiance en son parent, celui qui n'est pas nourri d'affects, parce qu'il sait très bien que son parent ne peut pas le protéger. Il doit se débrouiller seul, l'enfant. Il refusera même de l'aide, à l'âge adulte. Il y en a qui déménagent de lourds meubles, ils vont se débrouiller seul plutôt que de demander de l'aide au voisin. On a tellement appris à faire, seul, à se débrouiller seul, qu'on ne sait pas ce que c'est que de demander de l'aide, on ne veut pas déranger. On a tellement appris, quand on demandait, qu'on dérangeait, qu'on est incapable de demander quoi que ce soit. Combien il y en a qui se sentent gênés, quand on va leur proposer de l'aider, quand on va leur donner de l'aide : "mais non, mais non, il ne faut pas, mais non, mais non, ça va aller, tu penses!" Tu leur donnes de l'aide et ils t'amènent 3 poignées de cadeaux comme ça, pour te remercier!
Les brimades, les humiliations, les coups, le figeront dans la peur et le contrôle des représailles. Ça veut dire que, toute ma vie, tout ce que je vais faire, tout ce que je vais oser faire, je vais avoir peur de le faire. J'ai appris comme : 'Mais tu ne vois pas ce que tu fais, là!? Mais tu ne peux pas faire attention??!" Donc toutes les initiatives que je vais prendre risquent d'être difficiles pour moi à prendre parce que je sais qu'il y a toujours une sanction derrière qui risque de m'arriver. On est toujours dans le contrôle de ce qui pourrait nous arriver si jamais je faisais ceci ou cela.
Pour ne pas sentir la douleur d'être ainsi traité et l'insécurité dans laquelle il vit, il idéalisera ses parents pour dénier ce qui lui arrive. Ça, c'est ce que je vous disais tout-à-l'heure : l'enfant n'a pas d'autre choix que de comprendre son parent et de l'aimer, puisque c'est le seul qui puisse lui permettre de répondre à ses besoins primaires.
Une carence affective qui se poursuivra toute au long de sa vie, jusqu'à se mettre au service de tout le monde pour un peu de reconnaissance. Vous connaissez ces personnes qui sont capables de rendre service tout le temps, tout le temps : "mais je vais le faire pour toi, je vais te rendre service!" Ils sont capables de se mettre en quatre pour rendre service, juste pour avoir : "haaaa, heureusement que tu es là, je sais que je peux compter sur toi! ça me fait tellement plaisir, à chaque fois tu es présente!" Vous voyez, rien que pour ça, pour manger un peu de cette nourriture-là, avoir un peu d'affect, un peu de reconnaissance, je suis capable de me nier totalement pour dépanner tout le monde. Juste pour ça.
Il est dans la confusion par manque de vrais repères. Ça, c'est ce que je vous disais tout-à-l'heure, la confusion.
Il ne peut pas discerner une situation douloureuse, car il n'a pas la notion de la douceur.
Il ne peut pas transmettre les affects, parce qu'il n'en a pas été nourri lui-même.
Il n'a pas la possibilité d'avoir des besoins car ils sont rejetés, ces besoins, minimisés ou annulés.
Et plus tard, il pensera ne pas avoir de besoin et, pire que tout, il jugera ceux qui en ont. "Regarde-là, celle-là, elle est encore eu besoin de s'acheter un pantalon. Elle fait sa pétasse, oui!... pff, c'est incroyable..." ou "Hé bien, deux voitures, maintenant? Ils sont à la retraite tous les deux! ils feraient mieux de reprendre le vélo, oui!" Quand on n'a pas été nourri d'affects, c'est obligatoire que nous sommes toujours, toujours, toujours dans le jugement.
Il n'a pas accès à ses demandes puisque tout lui est imposé. Et plus tard, il sera incapable de demander quelque chose, même de l'eau. Il aura peur de déranger, de s'imposer, d'oser se positionner. De dire "J'ai besoin... Je voudrais que... Je ne voudrais pas... Je ne suis pas d'accord..."
Il sera incapable de s'excuser ou de se montrer désolé quand il aura fait quelque chose de mal. Evidemment qu'il en sera incapable : il a enregistré dans son cerveau, quand il était enfant, qu'une erreur était sanctionnable d'une punition, comme être tapé. Donc, c'est évident qu'il sera incapable de s'excuser. S'il s'excuse, il reconnaît forcément qu'il a fait une erreur. Et l'erreur : il faut pas!
Il sera dépourvu de compassion, il ne pourra pas s'indigner devant l'injustice. Pour lui, rien de plus normal que d'être battu, réprimandé ou humilié.
Il ne saura pas se défendre et aura peur de l'autorité, même adulte. Ça, alors là, c'est pareil : allez parler au médecin et dire "non, je ne veux pas ça" s'il vous prescrit de la cortisone "ah oui, mais moi, je n'aime pas la cortisone", on n'ose pas, hein? Parce que c'est le docteur qui l'a dit. "La maîtresse a dit..." : La maîtresse a donné une gifle à ma fille, mais bon qu'est-ce que tu voulais faire, c'est la maîtresse, je ne voulais pas aller la voir.
Il ne se confiera pas, parce qu'il ne connaît pas la compréhension. Donc ce sont des silencieux, des silencieuses.
Il n'aura pas confiance en lui, bien sûr. Il ne connaît pas ses besoins, il n'a pas confiance en lui.
Il sera incapable de discerner que ses réactions sont inappropriées, et encore moins qu'elles sont en lien avec son enfance.
Il s'entourera de relations médiocres parce qu'il pense qu'il n'a pas de besoins particuliers. Donc il pourra avoir des relations amicales, souvent très méprisantes, très désagréables, mais il fera avec ça.
Pour maintenir le refoulement et éviter de ressentir la douleur d'avoir été maltraité, il utilisera des substances toxiques.
Il utilisera la violence sur des plus faibles, sans savoir qu'il se venge de son passé.
Il développera des symptômes plus ou moins graves, comme la dépression, la toxicomanie, des crises de panique, des crises d'angoisses.
Et il se sentira dans une culpabilité permanente parce qu'il est maintenant convaincu qu'il est aussi médiocre et méchant que ses parents le lui ont laissé entendre.
Et c'est dans cette culpabilité, consciente ou inconsciente la plupart du temps, qu'il se soumettra dans des relations toxiques pour lui, parce qu'il préfèrera se nier, ou s'annuler plutôt que de faire du mal à quelqu'un.
Je sais que la plus grande peur des parents, c'est de fabriquer des enfants-rois. Je crois que tout le monde entend parler de ça, tout le monde a peur de laisser tout faire à leurs enfants. Alors, pour éviter ça, ils vont leur apprendre très tôt "qui c'est qui commande". Ça nous fait très peur de faire des enfants-rois, pour plein de raisons, bien sûr, je vais vous en dire 2 peut-être :
- "Je ne voudrais pas que mon entourage me critique sur ce que je fais". Je crois qu'une mère qui entend "mais si tu lui avais donné des fessées plutôt, tu n'en serais pas là aujourd'hui!", je peux vous garantir qu'une mère qui entend ça dans la journée, le soir elle rentre et au premier cri de son enfant, elle lui en colle une, je ne vous dis pas!
- Mais c'est surtout pour ne pas se retrouver dans cette impuissance où nous étions nous-même, alors que nous étions enfants, que nous préférons rester dans le déni de ce qui nous est arrivé, pour prendre le pouvoir sur nos enfants. C'est beaucoup plus facile de rester dans le déni de ce qu'on a vécu en prenant le pouvoir sur eux.

Alors maintenant, je vais prendre une personne, monsieur s'il vous plait, vous voulez bien venir avec moi? vous avez le profil! (rires) Elle lui met un sac-à-dos.
Je prends un exemple : c'est mon petit garçon et je suis avec lui dans la rue de la République et il voit le beau magasin de jouets avec le camion rouge, le camion de pompiers. Et mon p'tit garçon, il veut le camion rouge. Alors voilà la maman que je suis avec lui : on se donne la main et il dit "je veux le camion rouge". "Ça suffit!!! Je t'ai acheté un train il y a deux jours, tu ne vas pas commencer encore!!!" Il va peut-être encore un peu insister : "maman, j'ai envie du camion rouge!" "Ça suffit maintenant!!!!!!!" Et je donne la raclée! Et il va pleurer. "Et tu arrête de pleurer, sinon je vais t'en coller une!!! Et tu vas comprendre pourquoi tu pleures!!"
Voilà ce que vit cet enfant-là :
D'abord, je lui interdis d'avoir une frustration de ne pas avoir le camion rouge : il n'a pas du tout l'autorisation de se mettre en colère, ce petit garçon. Et la colère, elle va là (elle la met dans le sac-à-dos), parce que je lui interdis la colère : "T'es qu'un capricieux!!!".
Cet enfant-là, sur qui j'ai crié comme ça, imaginé ma grande taille et la sienne. Normalement il est tout petit, mais monsieur est plus grand. Il a très peur d'une maman comme ça. Il a très, très peur. Mais la peur, il ne peut pas la ressentir, il s'en coupe .
Mais cet enfant-là, il est aussi très triste de ne pas avoir de camion rouge. Mais la tristesse, vous avez vu ce que je lui ai dit : "arrête de pleurer ou bien tu vas vraiment comprendre pourquoi tu pleures, maintenant!!!!" (elle l'ajoute au sac-à-dos). La tristesse, il n'y a pas droit, il ravale ses larmes. C'est comme la petite fille dans la magasin, à Noël.
Il serait peut-être enragé que je puisse faire ça, une mère comme moi, il y a de quoi être enragé, non? (elle l'ajoute au sac-à-dos)
Voilà, je ferme le sac-à-dos. Ça va, monsieur?
Et là, écoutez bien. S'il a 3 ans, c'est son petit cartable pour aller à l'école. Et il va aller à l'école. C'est là que je plains les maîtresses. Vraiment, c'est là que je plains les professeurs et les maîtresses. Parce qu'il part à l'école avec ça dans le dos. C'est lourd, non? "ça commence" (dit le monsieur. Et elle lui en met encore un dans la main.) Voilà avec quoi vos enfants vont voir leurs maîtresses adorées : avec un sac-à-dos aussi lourd que ça. Quand il arrive à l'école, voyez, toutes ces émotions refoulées, ça se gangrène. C'est de la gangrène, ça, il n'y a rien de plus venimeux que ça. Ça, ça s'appelle une fabrique de "bombe à retardement". Je suis en train de fabriquer une bombe à retardement parce que, vous voyez ce qu'il a dans le sac-à-dos, ça va péter. Ça va péter mais sur qui? Sur le premier gamin à l'école plus faible que lui : celui qui est comme ça, là. Il va e prendre tout dans la tête.
C'est l'histoire de la petite fille de 3 ans qui arrive à l'école : "Ma maman m'a donné une gifle, hier soir." Elle ose le dire à la maîtresse, qui lui répond : "Mais si elle t'a donné une gifle, ta maman, c'est que tu la méritais! Il faut comprendre aussi, tu sais, les mamans!"
Ce qu'il a en main, là, il va le prendre dans la cour de récréation, ou dans la classe, c'est pourquoi je plains les maîtresses, et ça, ça grossit. Parce que, imaginez, si je fais ça à 3 ans, il y a longtemps que je fais ça avec mon enfant! Donc ça, là, (elle lui enlève le sac-à-dos car ça devient lourd, elle montre ce qu'il y a dedans), c'est la bombe. Ça, ça se multiplie par 10, par 100, par 1.000! C'est avec ça que je pète les voitures quand j'ai 16 ans, que je vais mettre le feu aux bagnoles à 16 ans, dans la cité. C'est avec ça que je prends une mitraillette et que je tue 22 élèves dans la classe! C'est avec ça! C'est NOUS qui fabriquons ça! C'est nous qui fabriquons ces mères qui arrivent à tuer leurs enfants quand ils ont 2 mois, parce qu'ils les ont trop battus! C'est ça que nous sommes en train de fabriquer! Et personne ne voit ça : "Elle doit être folle", "c'est dans les gènes!". C'est nouveau, ça. Les suicidaires : c'est dans les gènes, c'est génétiques. Les pédophiles, c'est dans les gènes. Personne ne pense que si on est pédophile, c'est qu'on a été abusé sexuellement, personne. Personne ne voit ça.
Voyez-vous ce que nous sommes en train de faire avec nos enfants, avec cette violence éducative-là? Nous fabriquons des futurs-meurtriers, nous fabriquons des futurs-terroristes,
nous fabriquons des futurs-assassins!
Imaginons la même chose : le petit garçon est avec moi, il veut le camion rouge. Je marche avec lui et je dis : "oui, qu'est-ce que tu ferais avec ce camion rouge?", "hé bien je pourrais jouer, parce qu'avec le camion bleu, tu comprends...", "ah oui? pourquoi pas, c'est une bonne idée.", 'Mais je veux le camion!", "oui, mais je ne vais pas acheter ce camion", "tu est méchante! Je veux le camion!". Là, il est en train de manifester son mécontentement. C'est ce que nous arrêtons. Nous ne savons pas entendre la colère de nos enfants. Et si je lui dis : "ah oui, t'es vraiment pas content de ne pas avoir le camion, là. C'est vraiment quelque chose qui était important pour toi et tu ne peux pas l'avoir", si vous comprenez cet enfant qui vit ça, la colère, elle passe en 5-10 minutes, ça va passer aux pleurs. Parce que, bien sûr il ne va pas avoir le camion, donc c'est comme un deuil qu'il doit faire de ce camion, et ça vient par les pleurs. Et je peux prendre mon enfant et le consoler à ce moment-là.

Voyez-vous, en faisant ça, je n'ai pas laissé tout faire. J'ai juste écouté sa colère, je n'ai pas acheter un camion. Et les gens appellent ça "laisser tout faire", ça c'est grave. Mais je n'ai pas acheter le camion, j'ai juste écouté mon enfant dans sa frustration, c'est tout ce que j'ai fait.
Comment remédier?
Il est encore très courant aujourd'hui, de croire que les enfants n'ont pas de sentiments. Que ce que nous faisons subir à notre enfant n'a pas de conséquences sur lui. En tout cas, moins que chez nous, les adultes. Et que tout ce qu'on peut leur faire subir, c'est un moindre mal. D'ailleurs on dit bien que frapper un chien, c'est cruel. Frapper un adulte, c'est une agression. Frapper un enfant, ça s'appelle de l'éducation. Mais est-ce que cela ne suffit pas pour mettre clairement et nettement en évidence qu'il y a une anomalie qui perturbe notre cerveau, comme un énorme trou, à l'endroit justement où l'on devrait avoir de l'empathie pour les enfants : un adulte reste insensible.
Voyez-vous, ce que cette éducation a laissé comme traces chez nous. Le cerveau de tous les enfants qui ont été frappés garde des séquelles. Parce que presque tous les adultes sont insensibles à la violence que subissent les enfants. Tous les enfants à problèmes expriment les blessures de leurs intégrités, justement, qui débutent très tôt dans la vie. Et ces blessures-là, la plupart du temps, restent refoulées. On ne se souvient pas de ce qu'on nous a fait à cet âge-là, pour qu'on apprenne à obéir. Pour qu'à 5 ans-6 ans, on soit déjà des p'tits enfants-robots, on ne sait pas ce qu'on a subi. Alice Miller, qui est le premier auteur à avoir écrit sur les conséquences de la violence éducative de façon très simple, sans détours, avec beaucoup de courage d'ailleurs, dit ceci : "Pour soulever la chape qui pèse sur cette isolation que subit l'enfant quand il est frappé, soulever la chape dans laquelle il vit, dire la vérité aux enfant. Dire la vérité aux enfants, c'est : "Nous t'avons battu alors que tu étais encore petit et nous t'avons battus parce que nous-mêmes avons été élevés comme ça et nous pensions que c'était comme ça qu'il fallait faire. Nous sommes désolés pour l'humiliation que nous t'avons fait subir et pour la douleur que nous t'avons infligée. Et nous te promettons pour toujours, qu'à partir de maintenant, nous te donnons notre promesse, jamais plus nous ne te ferons cela. Et si toutefois tu sentais nécessaire et utile de nous rappeler notre promesse, nous t'invitons à le faire." Voilà ce que propose Madame Miller : dire la vérité aux enfants. Ces informations ne seront pas une révélation pour votre enfant, comme je vous l'ai dit, tout est déjà inscrit dans son corps. Mais le courage des parents et leur décision de ne plus chercher à fuir devant es faits, aura sans aucun doute un effet libérateur. Et, non seulement, de voir que son parent peut aller au bout de ce qu'il pense, c'est énorme pour l'enfant. Pour le respect de l'enfant, de la vérité, pour la dignité de nos enfants. Plutôt que d'utiliser la violence ou le manque de contrôle que l'on peut avoir avec eux. L'enfant apprend de nos attitudes, pas de nos paroles. Il n'y a que des aspects positifs pour un enfant, à entendre un aveu comme celui-là. Parce que les blessures cachées jusqu'alors peuvent guérir, parce qu'elles ne resteront pas emmagasinées dans l'inconscient. Et surtout, quand il aura des enfants, il lui sera évident de ne pas les frapper à son tour pour pouvoir les éduquer. Alors, bien sûr que certains parents se moqueront de ce discours-là. Mais ce n'est pas étonnant. On a tous eu peur de reconnaître qu'on a fait des erreurs. Alors reconnaître qu'on a fait des erreurs à un enfant, j'ai toujours peur de ce qu'il va m'arriver si je dis que j'ai fait une erreur, c'est pourquoi on n'ose pas parler à ses enfants. Mais je pense malgré tout qu'il y a des parents qui veulent faire différemment avec leurs enfants, qui veulent essayer de ne plus les violenter pour se faire obéir et respecter. Mais ils n'en ont pas les moyens, ils ne savent pas comment faire, ils ne savent pas comment s'y prendre. Un enfant à qui l'on a dit la vérité peut développer toutes ses potentialités. Il n'est pas question d'excuse de la part des parents. Parce que les excuses, elles attendent un pardon. Et un pardon pour déculpabiliser le parent, c'est trop demander à l'enfant. Donc, ce discours-là n'est pas fait dans un but d'excuse, il s'agit de donner une information, mais qui confirme ce que l'enfant sait déjà. C'est le moment d'accorder une place centrale à l'enfant, un moment privilégié avec lui, pour juste lui permettre de sentir ce qu'il entend, ce qu'il dit, ce qu'il vit. Et quand l'enfant remarque que ses parents s'intéressent à ce qu'il a ressenti lors d'un débordement, il vit un moment de grand soulagement, en lien avec une sensation de justice. Il ne s'agit pas encore d'un pardon, mais de l'évacuation des secrets qui séparent, il s'agit de construire une relation nouvelle, fondée sur la confiance. Et de soulever la chape qui isolait jusqu'alors l'enfant battu.
Merci à vous."

Vidéo ici :
http://www.alice-miller.com/video_fr.php

Réponse de Brigitte à ma demande de publier ce texte : 
"Vous pouvez publier ce texte mais je trouve quand même que retranscrit ainsi il perd de son intérêt, il est beaucoup moins vivant qu'en voyant directement la conférence. Il est peut être plus souhaitable de donner le lien de la conférence sur votre blog pour la visualiser." (ce que j'avais prévu de toute façon) Un grand merci de m'avoir autorisée à publier le texte de la conférence, Brigitte.

Réponse de Brigitte quant à la signification qu'elle donne à "affects" :
J'ai utilisé le mot "affect" pour rassembler plusieurs comportements affectifs "tendresse, respect, compréhension, proximité..... qui sont tous les ingrédients nécessaires pour le bon développement de l'enfant et l'épanouissement de son intégrité. Cela dit, il reste un mot inapproprié que je n'utiliserai plus puisqu'il signifie dans le monde de la psychanalyse une charge affective basée sur la névrose ou l'angoisse."

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 06:35
!! Signez la pétition !!

La maternité du belvédère, à Rouen, est une maternité qui a le label "amie des bébés". Là-bas, le taux de péridurale est bien plus faible que dans les autres maternité (entre autre). Ils sont toujours pour prendre au maximum en compte les voeux de la femme. L'allaitement est bien sûr la règle. Les femmes y sont suivies et soutenues durant leur accouchement, bref, c'est vraiment une très bonne maternité respectueuse des femmes et des bébés. Or, comme pas mal de maternités en ce moment, à cause des nouvelles règles de financement, elle se trouve en déficit.

Si vous vous soutenir le belvédère, signez la pétition:

http://www.soutenezlebelvedere.org/

Pour qu'il reste en france quelques maternités où on respecte les femmes et les bébés!!! C'est important qu'il existe des lieux comme celui-là, afin que l'on puisse montrer que c'est possible, qu'il n'est pas plus dangereux de ne pas faire de gestes intrusifs et qu'il est possible de respecter la mère et l'enfant pendant un accouchement, sans mettre personne en danger.

Texte de la pétition :

Qu’est-ce que le Belvédère ?
 

  Maternité depuis près d’un demi siècle. Aujourd’hui, Centre Hospitalier public de niveau 2, où 3200 femmes accouchent chaque année (soit la plus grosse maternité de l’agglomération rouennaise). Nous proposons aux couples une prise en charge globale, un accompagnement humanisé associé à une sécurité médicale.
Preuve de la confiance accordée par les usagers : plus de 99% d’entre eux seraient prêts à revenir dans notre établissement.
Malgré une forte activité, nous souhaitons continuer cette prise en charge personnalisée et ne pas devenir une « usine à bébé ».
  Etablissement bien géré : la HAS (Haute Autorité de Santé ) a souligné la qualité de l’organisation des soins en 2004, et un audit issu de la DHOS (Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins) a confirmé la gestion rigoureuse de l’établissement en 2006.

 

La T2A : Tarification A l’Activité des hôpitaux… notre handicap !


  Avec la nouvelle tarification à l’activité, mise en place à 100% depuis cette année, le travail effectué en maternité n’est pas rémunéré à son coût réel : la CPAM nous verse moins que ce que nous dépensons. Pourtant, le ministère de la Santé a reconnu que nous ne pouvions pas faire plus d’économies !

 

Quelles solutions ?


LA REVALORISATION DE LA TARIFICATION EN OBSTETRIQUE
en particulier le suivi de la grossesse, de l’accouchement et des suites de couches physiologiques.
Les tarifs de l’obstétrique privée ont été fortement revalorisés en 2006 et assurent aujourd’hui aux cliniques des recettes suffisantes. Il convient d’en faire de même pour les maternités publiques.

 

L’AIDE AU FINANCEMENT DE NOTRE PROJET DE RESTRUCTURATION PAR L’ARH
Dans le cadre du Plan Hôpital 2012, pour permettre notamment la construction d’un nouveau plateau technique.

 

Actuellement, l’insuffisance des tarifs crée un déficit au budget.
De ce fait, l’ARH hésite à soutenir notre restructuration qu’elle reconnaît pourtant comme indispensable.
Il faut sortir de ce cercle vicieux.

 

Pour que les couples de la région continuent d’avoir le choix de donner naissance à leurs bébés où ils le souhaitent : propositions d’accompagnement variées, secteur privé ou public. Donc pour maintenir une offre de soins équilibrée, nous vous demandons votre soutien.

 

Le personnel du Centre Hospitalier du Belvédère
Soutenu par la CFDT et la CGT

!! Signez la pétition !!
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 06:04
Voici un texte, trouvé au hasard du Net, qui me parle beaucoup... et qui me fait rire aussi, car la traduction donne un effet très "Jean-Claude VanDamme", drôlistique! Mais si on passe par-dessus cet étonnement premier, le fond du texte me plaît beaucoup, donc je copie-colle pour vous le partager et avoir vos avis.
Source :
Expansions.be

A propos de problèmes

d'Arlo Wally Minto

Si vous voulez commencer à avoir des réponses à la place des problèmes, laissez-moi vous faire part du plus grand concept pour la résolution de problèmes au monde. Pour utiliser ce concept pour la résolution de problèmes, tout ce que vous avez besoin de faire est simplement de comprendre que tous les problèmes sont ok. Chaque problème que vous avez est ok. Le problème lui-même est ok; et c'est ok pour vous d'expérimenter le problème.

La raison pour laquelle il faut que les problèmes soient ok est la suivante: c'est parce que votre cerveau fonctionne selon la loi "il vous sera fait selon ce que vous croyez". Votre cerveau est un mécanisme de guidance semblable à celui d'un ordinateur et il vous guide en fonction des croyances que vous y avez programmées. Cependant il y a différents degrés de croyance: quelles sont certaines des choses dans lesquelles vous croyez? Vous pourriez répondre: "Dieu, la gravitation, moi-même, le jour et la nuit". Ce sont des choses dans lesquelles nous pourrions tous croire, mais il y a des choses en lesquelles nous croyons avec plus de force que dans aucune des précédentes. La simple vérité est que les choses dans lesquelles nous croyons plus fort que n'importe quoi d'autre sont les choses dont nous avons peur. Je peux vous garantir que si vous êtes en train de marcher le long d'un étroit sentier à travers bois, et que vous vous retrouvez face à face avec un grizzly, vous allez croire en ce grizzly plus fort que vous n'avez jamais cru en Dieu ou en la gravitation ou en vous-même ou en n'importe quoi d'autre. Si vous croyiez en Dieu avec autant de force, vous recevriez certainement des réponses à toutes vos prières, mais vous n'avez probablement jamais prié avec autant d'énergie et d'émotion. Vous voyez, la peur est la même chose que la croyance, sauf que vous mettez plus d'énergie et d'émotion dans quelque chose que vous craignez, ce qui en fait une croyance plus puissante.

Vous croyez en Dieu, la gravitation, vous-même. Ca, c'est croire. Et puis il y a vraiment croire, et vraiment croire c'est s'inquiéter à propos de quelque chose. Et puis il y a vraiment, vraiment croire. Et les choses de la vie en lesquelles vous croyez vraiment vraiment sont celles que vous craignez. Réalisez que vous utilisez les mêmes facultés de votre fonctionnement cérébral pour croire en Dieu que celles que vous utilisez pour craindre le dentiste excepté que quand votre croyance atteint le niveau de la peur, vous y mettez plus d'énergie et d'émotion et ainsi elle devient une croyance plus puissante.

Si vous pouvez saisir ceci, que l'inquiétude et la peur sont les formes les plus puissantes de croyance et qu'il vous sera fait selon ce que vous croyez, alors vous comprendrez comment le fait de permettre que vos problèmes soient ok résoudra 90% de vos problèmes, sans même porter aucune attention aux problèmes.

La simplicité qui fait que ça marche réside en ceci: vous êtes-vous jamais soucié de quelque chose ou avez-vous jamais craint quelque chose si vous saviez que c'était ok? Non! Si quelque chose est ok, vous ne le craignez ni n'en avez peur.

La raison pour laquelle vous avez échoué à atteindre la plupart de vos buts dans la vie est que vous n'avez pas été conscient que l'inquiétude et la peur sont les formes de croyance les plus puissantes. Il y a un ancien message qui dit: "cela même dont j'eus le plus peur, cela-même m'advint". Ce que le message dit réellement, c'est que ce en quoi je croyais vraiment, m'arriva vraiment.

Si constamment vous vous inquiétez de ou craignez quelque chose, cette inquiétude et cette peur provoquent un accroissement de l'énergie et de l'émotion et ces énergie et émotion accrues créent au niveau de vos cellules cérébrales un modèle prédominant de ce qui vous inquiète ou vous fait peur. Vos modèles cérébraux prédominants sont vos habitudes ou vos zones de confort. La peur et l'inquiétude développent simplement une habitude d'être ou de faire ou d'avoir ce que vous craignez ou ce dont vous avez peur.

Combien de fois vous êtes-vous dit: "Je ne sais pas pourquoi je continue à faire ceci, je ne veux vraiment pas, mais je ne parviens pas à arrêter."? Ne vous est-il pas arrivé de prier consciemment afin de cesser quelque chose et en même temps de vous inquiéter de ce que cette chose continue - priant pour sortir de vos dettes et vous arrangeant pour rester endetté, priant pour perdre du poids et vous souciant d'en reprendre?

Si vous donnez à vos problèmes le droit d'être ok juste comme ils sont, alors votre subconscient cessera de d'en inquiéter ou d'en avoir peur. Ceci permet à votre subconscient de réellement cesser de croire à vos problèmes. Alors le désir conscient ou la réponse a une chance de devenir réalité. Autrement dit, en éliminant l'inquiétude et la peur, vous permettez à votre esprit de voir des réponses en lieu et place des problèmes.

Votre cerveau est, de la même façon qu'un ordinateur, conçu pour chercher des réponses, mais à la place de celles-ci, et en raison de la crainte et de la peur, vous lui avez appris à voir plutôt les problèmes. Si toute votre attention est centrée sur le problème, vous ne verrez pas la réponse. L'inquiétude développe simplement l'habitude d'avoir, d'être ou de faire ce dont vous vous inquiétez. Quand vous vous inquiétez, vous avez un modèle cérébral prédominant du problème. Quand vous dites: "C'est ok", vous créez un nouveau modèle qui libère l'inquiétude et du même coup le problème.

Quand vous commencez à vous servir de ce concept, commencez avec vous- même; parce que si vous n'êtes pas ok, rien d'autre au monde ne sera ok. Avez- vous remarqué que quand vous n'êtes pas ok, rien d'autre n'est ok? Quand vous êtes plein de joie, quand vous êtes ok, l'univers est ok et toutes choses sont ok; donc commencez vous-même à être ok.

Après avoir fait l'expérience que "Ah,ah" vous êtes réellement ok juste comme vous êtes, alors vous pouvez expérimenter un autre "Ah,ah": que chaque autre personne dans le monde est ok aussi, juste comme elle est. Même si cela vous semble impossible pour le moment, si vous continuez à appliquer ce concept, un jour vous réaliserez que même votre mari ou votre femme, vos parents ou vos enfants, votre patron et même vos ennemis sont ok juste comme ils sont. En comprenant ceci vous aurez développé un outil puissant pour aider d'autres personnes à dépasser leurs problèmes.

Si votre enfant fume et que vous savez que ce n'est pas ok de fumer, que doit admettre votre enfant s'il arrête de fumer? En toute logique, votre enfant doit admette qu'il avait tort. Mais si c'est ok de fumer, et que ce sont seulement les conséquences du fait de fumer pendant toute une vie qui sont indésirables, alors l'enfant peut arrêter de fumer sans être en tort.

C'est ce concept qui m'a donné tant de succès dans la communication avec les jeunes à propos de leurs problèmes. Très souvent des parents m'amènent leur enfant, certains que je vais lui dire à quel point il a tort de fumer ou de boire ou de se droguer ou quoi que ce soit d'autre. Dès que les parents quittent la pièce, ce que je dis à ce jeune, c'est que son problème est ok. Je veux dire: c'est vraiment ok de prendre des drogues; c'est même ok de se shooter à l'héroïne. La conséquence de se shooter à l'héroïne est que tu mourras probablement dans les quatre ans parce que c'est l'espérance de vie moyenne d'un accro aux drogues dures. Cela aussi c'est ok, puisque nous devons tous mourir un jour ou l'autre et que s'ils choisissent de le faire de cette manière et aussi jeune, c'est aussi ok. Je leur indique aussi que vraisemblablement s'ils laissent tomber l'usage de drogues, leur vie sera plus longue, plus heureuse et plus saine.

Je peux vraiment vous dire qu'ils sont ok avec leurs problèmes ou sans ceux-ci. Seulement, selon le concept utilisé, les conséquences seront différentes. Le "OK concept" leur permet de laisser tomber leurs problèmes sans être en tort.

Cet "OK Concept" ne vous est pas inconnu: quand vous étiez face à un problème et que vous saviez que vous ne pouviez rien faire pour changer la situation, n'avez- vous pas dit: "Eh bien, il n'y a rien que je puisse faire, donc j'imagine que c'est ok!" Et que s'est-il passé? Cela vous a la plupart du temps conduit à cesser de vous inquiéter à propos de ce problème et le problème s'est dilué et a disparu.

Maintenant vous pourriez demander "si le monde entier est ok et chaque personne est ok, et chaque problème est ok, juste comme ils sont, alors pourquoi changer? Pourquoi faire un effort quel qu'il soit? Pourquoi faire quoi que ce soit? Il n'y a aucune raison de faire quoi que ce soit; sauf si vous voulez expérimenter quelque chose d'autre que ce que vous expérimentez maintenant. Si vous vivez une relation malheureuse et qu'à la place vous voudriez vivre une relation heureuse, alors bien entendu vous devez changer; si vous voulez que ce changement se fasse sans frustration et sans problème, si vous voulez que ce changement se fasse en accord avec l'univers, alors vous devez d'abord réaliser que c'est ok de vivre une relation malheureuse pour le moment. Cela donnera à votre subconscient et à votre entourage la liberté de commencer à vivre une relation heureuse.

Comprenez s'il vous plaît que le fait de donner votre plein accord à chaque chose n'arrête pas le changement et le progrès mais à la place, cela permet au changement et au progrès de prendre place de manière parfaite sans les problèmes. Si le problème n'est pas ok, cela vous oblige à le garder dans votre esprit et vous emmenez ce problème avec vous dans le futur. Si ce problème est ok, cela permet à votre esprit de s'en libérer et de le laisser dans le passé pour que vous puissiez voir les réponses dans le futur.

Maintenant vous pouvez encore ne pas réellement comprendre ce concept dans son ensemble et dire: "Mais si quelqu'un profite de moi, est-ce ok?". Bien sûr que c'est ok si quelqu'un profite de vous. Si avant que cela n'arrive, vous aviez permis à cette possibilité d'être ok, ça ne serait probablement jamais arrivé. N'avez-vous jamais remarqué que les personnes qui sont toujours inquiètes (ou dont c'est une croyance puissante) que quelqu'un profitera d'elles sont celles dont on profite ordinairement? Ce qui est encore plus important c'est de comprendre que vous êtes ok et qu'ainsi c'est aussi ok de faire quelque chose à ce propos. C'est ok pour vous de faire quelque chose afin qu'ils arrêtent de profiter de vous.

Vous voyez, l'univers entier est ok. Quand vous utilisez seulement la moitié de ce concept, vous en avez la moitié des résultats. Quand vous dites que c'est ok que quelqu'un profite de vous mais que ce n'est pas ok pour vous d'en faire quelque chose, vous utilisez ce concept à moitié. Quand vous dites que ce n'est pas ok que quelqu'un profite de vous, mais que c'est ok pour vous d'en faire quelque chose, vous n'utilisez ce concept qu'à moitié. Tout est ok. Permettre que ce soit ok que quelqu'un profite de vous ne vous donne pas la garantie que personne ne le fera. Cependant ça met un terme à votre croyance que tout le monde va profiter de vous et en conséquence moins de personnes le feront. Quand l'échec est une possibilité acceptée, cela ne garantit pas nécessairement le succès, mais cela met un terme à votre croyance en l'échec, ce qui facilitera certainement vos succès. La raison la plus importante pour chercher à appliquer cet "ok concept" est d'éliminer la peur, l'inquiétude, la culpabilité et le jugement. La peur, l'inquiétude, la culpabilité et le jugement sont quatre des puissances les plus destructives qui soient; si vous permettez que vous-même et vos problèmes soient ok et que d'autres personnes et leurs problèmes soient ok, vous éliminez de votre vie la nécessité de la peur, de l'inquiétude, de la culpabilité et du jugement.

La raison pour laquelle il y a tant de puissance dans le fait de réaliser que vous- même et vos problèmes et les autres et le monde entier sont ok est que permettre à tout cela d'être ok est beaucoup plus proche de l'amour que tout ce que vous avez eu l'habitude d'appeler "amour". Combien de fois avez-vous dit à vos mari ou femme ou parents ou enfants ou petit ami ou petite amie: "je t'aime de toute façon"? Ce que vous dites réellement c'est que vous n'êtes pas ok mais je t'aime quand même. Et, amis, ceci n'est pas l'amour. Au lieu de cela, quand vous pouvez dire à vos amis votre famille ou vos ennemis: "tu es ok juste comme tu es", ça c'est l'amour.

Il a été dit que l'amour est la puissance la plus forte au monde; que l'amour vaincrait toute chose; si ceci est vrai, alors l'amour devrait certainement vaincre nos problèmes. Comprenez maintenant pourquoi ce "ok concept" est le concept le plus puissant au monde en fait de résolution de problèmes. Quand vous savez qu'un problème, vous-même ou toute autre personne êtes ok, vous exprimez de l'amour; et l'amour est véritablement la plus grande puissance au monde. L'amour, réellement, transforme toute chose. "C'est ok" est une expression de l'amour. Il y a un aspect fascinant à propos de l'amour, un aspect d'expansion de l'esprit qui réside en ceci que l'amour, vous ne pouvez que le donner; vous ne pouvez pas le garder. C'est pour cela que l'amour est la plus grande puissance au monde. Quand l'amour est exprimé, rien ne peut l'arrêter. Il continue de grandir à travers le monde parce qu'il ne peut pas être possédé.

Vous pouvez dire: "quand des gens m'aiment et que j'ai leur amour, je m'en sens bien". Mais vous ne pouvez pas avoir leur amour; parce que avoir signifie possession. Si vous devenez réellement conscient, vous découvrirez que ce n'est pas d'avoir de l'amour qui fait que vous vous sentez bien, mais que c'est plutôt de le rendre ou de le faire passer plus loin. C'est une part de l'ancien message "il y a plus de joie à donner qu'à recevoir" ("it's more blessed to give..."). Il y a plus de joie à donner de l'amour qu'à en recevoir parce que de toute façon, il n'y a pas moyen de le garder. La raison pour laquelle il y a plus de joie à donner de l'amour qu'à en recevoir est que vous donnez votre véritable soi. Considérez un être humain dont vous enlevez la part humaine; ce qui reste, c'est l'être, et cette part là est amour. Votre vrai soi , votre soi intérieur reste encore magnifique et parfait. Si vous saisissez ceci, alors vous pouvez comprendre cette part de message qui dit: "la vérité vous rendra libre". La vérité est que votre vrai soi, votre soi intérieur est amour. Et quand vous donnez de vous-même, vous pouvez réellement transformer ("overcome") toute chose. Si dans un problème vous projetez votre amour, autrement dit si vous laissez ce problème être ok juste comme il est, vous vous libèrerez du problème.

(Fin de l'extrait)

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 05:46
Je relaye ici l'appel d'Avaaz :

Chers amis,

Une grande majorité de gens dans le monde veulent une action massive et urgente pour contrer les changements climatiques mais trois hommes leur barrent le chemin. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, celui du Japon, Yasui Fukuda et le président des Etats-Unis George W. Bush refusent de discuter des objectifs climat pour l’année 2020.

Les scientifiques s’entendent pour dire que nos actions des 12 prochaines années seront déterminantes pour mettre un terme à la crise climatique. Nous ne pouvons pas attendre une décennie avant que nos dirigeants posent les bons gestes. Si les experts n’arrivent pas à capter leur attention pour leur montrer le sérieux de l’affaire… pourquoi ne pas essayer à travers l’humour?

Avaaz a concocté une petite annonce satirique qui saura capter leur attention à coup sûr. Publiée mardi à travers le monde dans le Financial Times, la publicité montrera les visages MM. Bush, Harper et Fukuda avec le corps des personnages de la BD de «Hello Kitty» pour les blâmer de leur entêtement puéril dans le dossier des changements climatiques. Des exemplaires du journal seront distribués aux chambres d’hôtel de chacun des délégués participant au sommet. C’est une pub teintée d’ironie mais qui comporte un message sérieux. Plus on est nombreux dans le monde à l’appuyer, plus grand en sera l’effet. Cliquez ci-dessous pour aprouver le message de l’annonce et/ou faites un don pour aider à en payer la publication. Merci de faire circuler ce message à vos parents et amis !

http://www.avaaz.org/fr/g8_2020_targets/9.php


Le Canada, le Japon et les États-Unis
bloquent
les discussions concernant
les cibles de réduction
d'émissions de
gaz à effet de serre pour 2020.


Cliquez ici pour vous impliquer et/ou faire
un don
pour nous aider à financer une publicité
pleine
page que nous ferons paraître
dans le Financial Times.


 Cliquez ici



Notre stratégie est basée sur deux événement importants : Bali et l’Australie.

Lors des négociations concernant le climat à Bali en Indonésie, messieurs Bush, Harper et Fukuda ont tout fait en leur pouvoir pour empêcher que des objectifs concernant le climat soient fixés pour l’année 2020, exactement comme en ce moment au sommet du G8. Mais un «bruyant tumulte» avait fait tourner le vent. Des négociateurs du Sud s’étaient levés les uns après les autres pour demander que les trouble-fêtes soient écartés des discussions. Des groupes de citoyens de tous les pays se sont mobilisés, y compris quelque 320 000 membres d’Avaaz dans les dernières 72 heures. Et une annonce satirique (montrant les trois dirigeants sur une affiche parodiée du film Titanic) publiée pleine page dans le Jakarta Post avait fait les manchettes partout dans le monde. Un important journal japonais a rapporté que cette publicité avait causé tout un remue-ménage au cabinet du premier ministre japonais, le contraignant ainsi à aller de l’avant dans le dossier des changements climatiques.

Le deuxième événement, qui a eu lieu en Australie, montre bien ce qui arrive lorsque l’humour est mêlé à un pouvoir politique de masse.

En Australie, donc, le premier ministre John Howard était aussi entêté que MM. Harper, Fukuda et Bush le sont maintenant. L’automne dernier, il a présidé un sommet international, celui de l’APEC, où il a tenté de se dépeindre comme un leader mondial dans le dossier des changements climatiques. Mais Avaaz ainsi que d’autres groupes de pression ont répliqué par des performances, des marches et une superbe parodie télévisée de nos amis de GetUp, montrant M. Howard jouant sa comédie et exigeant de réels objectifs pour la réduction des émissions polluantes. Les changements climatiques sont ainsi devenus les principaux enjeux des élections et lorsque John Howard a perdu, la première chose que le nouveau gouvernement a faite a été de ratifier le protocole de Kyoto.

Stephen Harper fera face à une élection difficile cet automne et les changements climatiques sont d’ailleurs en train d’en devenir les principaux enjeux. Quant à M. Bush, il sera lui aussi bientôt remplacé et les politiques environnementales de son successeur seront élaborées en fonction du climat politique cet été et cet automne. M. Fukuda fait lui aussi face à une forte opposition qui lui met constamment une pression. Bref, nos efforts conjoints pourront certes créer une onde de choc dans ces trois pays. C’est maintenant à nous de jouer. Signez la pétition, et/ou faites un don et passez le mot :

http://www.avaaz.org/fr/g8_2020_targets/9.php

Nous ne pouvons jamais être complètement sûrs des résultats des gestes que nous posons. Mais en pleine crise climatique, mieux vaut faire tout ce qui est en notre possible, comme de continuer à poser les gestes écolos que nous posons déjà au quotidien. Au moment de la prise des grandes décisions, si un nombre suffisant d’entre nous font front commun — cette fois, la prochaine ainsi que toutes les autres à venir —, nous finirons bien par nous faire entendre.

Avec espoir et détermination,

Ben, Iain, Alice, Ricken, Paul, Graziela, Pascal, Véronique, Mark, Milena et toute l’équipe d’Avaaz.org

P.S. : Notre publicité sur les changements climatiques et l’une des quatre annonces pleine page que nous faisons paraître dans le Financial Times cette semaine, toutes conçues pour multiplier l’impact des campagnes menées par les membres d’Avaaz.(disponible seulement en anglais)

http://www.avaaz.org/ads

P.P.S. : Voici les sources pour ce message d’alerte:

Le G8 n'établirait pas de cibles contraignantes contre les changements climatiques:
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gVrqXNKDc23DwMuR3CD8hJIjHUUg

Climat: les ONG redoutent des "promesses creuses" du G8:
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36105969@7-50,0.html

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A PROPOS D'AVAAZ
Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 06:36
Birdlife nous informe qu'un projet d'infrastructure routière d'envergure à Chituc Levee menace le delta du Danube en Roumanie (réserve de biosphère) et qu'une pétition internationale circule pour demander l'arrêt de ce projet qui menace un site essentiel de reproduction, migration et pour plus de 300 espèces d'oiseaux dont le pélican frisé
Merci de prendre le temps de la signer et surtout de la diffuser ...
Elle ne compte ce jour que quelques centaines de signatures ...
 
"Ce site où j'organise des visites depuis 12 ans avec Nature et Terroir est vraiment un endroit exceptionnel ! Il faut faire quelque chose ! 
Voici le début d'un article que vous pouvez retrouver de façon complète sur le site de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux à la rubrique "sites naturels d'Europe". Website: www.protectiondesoiseaux.be
Merci pour votre signature !
D. HUBEAULT"
 
Le dernier paradis ornithologique européen : le delta du Danube
Il existe partout en Europe de magnifiques régions naturelles avec des paysages à vous couper le souffle ; on y découvre une flore et une faune intéressantes mais souvent très caractéristiques sur des surfaces de plus en plus restreintes ; il existe encore çà et là des milieux exceptionnels où la biodiversité est encore incroyable et où l’abondance des oiseaux dépasse l’entendement ; le Delta du Danube fait partie de ces endroits d’exception.

Le Delta du Danube est la plus importante zone humide du sud-ouest de l’Europe ; il se situe juste derrière le delta de la Volga et celui de Kuban sur le continent européen. Placé sur le 45^ème parallèle de latitude nord, il couvre 4.178 km² dont 82 % en Roumanie, soit 3.446 km² ; cette superficie correspond à un sixième de la Belgique et pour comparaison équivaut à 7 fois le delta du Rhône plus connu sous le nom de la Camargue. Il faut imaginer une zone dont les proportions correspondent à une longueur de 90 km à vol d’oiseau entre l’endroit où le delta se divise en trois bras et la mer, pour une hauteur de 180 km entre le nord et le sud du complexe marécageux. En 1990, le delta du Danube et ses lacs annexes a été désigné « Réserve naturelle de la biosphère » par l’UNESCO et a obtenu de nombreux titres dont le Prix Eurosite en 1995 pour la reconstitution en milieux naturels de 4.000 hectares reconvertis en cultures à l’époque de la dictature de Ceausescu. L’ensemble des zones protégées couvrent 5.800 km² soit 2,5 % de la surface de la Roumanie avec au sud du delta plusieurs grands lacs dont le lac Razim qui couvre à lui seul 42.000 hectares, soit presque 10 fois la superficie du Lac du Der en Champagne-Ardennes. Il y a ici aussi le plus grand complexe de roselières du globe qui totalise 240.000 hectares de champs de roseaux, 20.000 hectares de dunes couvertes d’une végétation steppique ou de prés salés, appelées « grindul », quelques forêts anciennes vieilles de 400 ans où poussent le frêne duveteux et de magnifiques chênes blancs parcourus par endroit de lianes qui forment entre les arbres des guirlandes massives donnant à ces forêts un petit air subtropical . Celle de Letea s’étend sur 700 hectares, celle de Caraorman sur 400 hectares. Un vrai musée de la biodiversité avec 32 types d’écosystèmes différents.

Cliquez sur les images pour voir les sites d'où elles viennent.
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 06:37

CyberActeurs relaie l'appel suivant :


Depuis quelques semaines, la Commission européenne et le gouvernement français laissent une huile contaminée par des hydrocarbures passer dans la chaîne alimentaire. A petites doses, elle arrive dans nos assiettes à notre insu, mais avec l’aval des pouvoirs publics.

 

Au point de départ de cette affaire, il y a une alerte lancée le 22 avril par un industriel suite à la détection d’une « huile minérale pure » dans de l’huile de tournesol achetée à Lesieur. Le lot contaminé provient d’Ukraine et l’ensemble de la cargaison a semble-t-il été saisi.
Mais des contrôles menés a posteriori ont révélé qu’une autre importation ukrainienne, déchargée à Sète en février, était elle aussi contaminée. Et pour ce lot, le « rattrapage » est beaucoup plus compliqué car l’huile est déjà dans la chaîne alimentaire.
La France n’est sans doute pas le seul pays concerné : l’Allemagne,les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, Malte et l’Espagne sont eux aussi importateurs d’huile ukrainienne.
Les agences sanitaires européennes et françaises ont été saisies en urgence pour évaluer le risque potentiel pour les consommateurs. Mais, curieusement, les pouvoirs publics se sont appuyés sur l’expertise des toxicologues pour définir un niveau de contamination tolérable, réputé sans risque pour la santé ! Concrètement, seuls les produits contenant plus de 10% d’huile de tournesol contaminée font l’objet d’un retrait. Pour le reste, ce sont les consommateurs européens qui dégustent...
Rappelons que, d’après l’administration française, le contaminant provient du raffinage du pétrole. Il est destiné à lubrifier des machines et non à entrer dans la composition des vinaigrettes, plats cuisinés ou mayonnaises !
Et pour couronner le tout, les pouvoirs publics émettent de simples « recommandations » qui, par définition ne sont pas contraignantes, pour les professionnels.
L’association de consommateurs CLCV ( www.clcv.org). considère que cette crise est gérée d’une façon déplorable.
En effet :
- Dans son avis du 7 mai, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments souligne qu’il serait souhaitable de préciser plus finement la composition du contaminant. Les experts ne peuvent exclure qu’une fraction des huiles indésirables présente des risques plus élevés pour les consommateurs;
- Quand bien même il n’y aurait aucun risque sanitaire avéré, il est naadmissible que des produits qui n’ont rien à faire dans la chaîne alimentaire y soient ainsi tolérés ;
- Enfin, si l’origine de l’affaire est bien frauduleuse, comme tout semble l’indiquer, les autorités auront fait preuve d’un laxisme consternant en admettant qu’un produit non conforme soit proposé aux consommateurs.
L’association de consommateurs CLCV ( www.clcv.org). demande que :
o Tous les produits potentiellement contaminés soient retirés
purement et simplement de la chaîne alimentaire ;
o Cette mesure de retrait ne soit pas une simple recommandation mais une obligation pour tous les professionnels.
Nous vous invitons à signer cette cyber @ction pour faire pression dans ce sens sur la commission européenne et le gouvernement français.
Charles PERNIN  www.lepointsurlatable.fr. ,  www.clcv.org. 
Alain UGUEN association Cyber @cteurs

>> Signer cette pétition <<



Extraits du blog de Raffa :

-  
"selon la DGCCRF
, la santé des consommateurs n'est pas en danger. La discrétion autour de cette affaire pose néanmoins questions et la liberté de choix du consommateur n'est pas respectée."

- Dans les médias
  • "Variez les huiles qu'ils disaient !"  - 60 millions de consommateurs - juillet- août 2008 (n°429).
    Conclusion des quelques lignes sur le sujet : "Les producteurs ukrainiens seraient bien bêtes de ne pas continuer à couper, légèrement, leur huile".
  • Salades européennes à l'huile de vidange - L'huma - 23/06 :)
- Sur les blogs - Chez les industriels
  • Sur le devoir d'information - 23/06
    N'hésitez pas à commenter chez eux, ce qui s'y passe est très intéressant... Ce n'est pas tous les jours que le consommacteur lamba peut s'exprimer directement auprès d'un DG d'une grande entreprise agroalimentaire (à moins que ce soit un service de com ? qu'en-pensez vous ?). Pour information Romain Nouffert a travaillé entre autre pour Unilever, Danone, Castorama, Mattel, Légo... 
  • Réaction de Saipol-Lesieur : "En réponse à vos nombreux commentaires" - 23/06
    Toujours pas de confirmation ou d'infirmation qu'il reste des produits contenant de l'huile de moteur sur le marché (juste que les produits non conformes ont  été bloqués, le problème
    étant bien les "conformes").
  • Réaction de Saipol-Lesieur - 20/06 (date d'ouverture du blog de crise)
    réponse mi-figue mi-raisin de Lesieur qui ne répond pas à toutes les questions mais qui est déjà quelque chose 
    :) Vous pouvez y laisser des commentaires.
    Notez qu'ils auraient pu communiquer sur le sujet depuis la découverte de la fraude, ou après le premier article du Canard Enchaîné du 14/05.
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 05:44
Allez lire l'article complet sur le blog de Raffa!!!
C'est une information d'IMPORTANCE à diffuser (sur vos blogs, forums, connaissances etc.) très vite.

En résumé : Ceux qui ne mangent pas bio (et encore) et qui vivent en France, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne, ont probablement consommé, et consomme peut-être encore, de l'huile de moteur ukrainienne ! Ce en tout connaissance des industriels... des autorités de ces Pays... et de l'Union Européene. Mieux, cette dernière a, pour l'occasion, autorisé la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile de tournesol frelatée  (en prenant tooooutes les précautions pour garantir la sécurité du consommateur évidemment). Ben voyons  !!

Vous imaginez sans peine le précédent que cela créé. Et ce pour tous les pays européens.

Mais je me demande sérieusement de qui on se f.. et combien de temps vont durer leur conn...

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 05:24
Je copie-colle beaucoup ces temps-ci, mais je trouve que ces infos méritent d'être diffusées, donc...


Voici un extrait du site d'Inter-environnement Wallonie (et pourtant ça parle d'un fait ayant eu lieu en France!):

   Une publicité incitant aux comportements responsables condamnée pour ses effets sur la vie économique, cela vous semble aberrant ? C’est pourtant ce qui est arrivé au syndicat mixte intercommunal de collecte et traitement des ordures ménagères (Smictom) des Châtelets (Côtes d’Armor). En effet, durant la semaine du Développement Durable française, ce syndicat a souhaité inciter les gens à consommer mieux et moins, via la mise en place d’une campagne d’affichage tout à fait singulière. Celle-ci incitait les particuliers à privilégier la consommation « durable » plutôt que « jetable » : à bas donc les dosettes de café, les rasoirs jetables, les lingettes ou encore l’eau en bouteille. Quoi de plus louable que cette campagne, soutenue par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie et le Conseil général du département ?

Et pourtant, le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) a estimé que ces affiches pouvaient « porter gravement préjudice à des secteurs économiques voire à des marques identifiables de produits, ce qui est contraire aux règles d’autodiscipline des professions publicitaires », suite à une demande d’avis adressé par la société Métrobus (Cette dernière détient la concession des espaces publicitaires des bus de l’agglomération de Saint-Brieuc). Voici un exemple de caractère jugé trompeur par le BVP, et donc selon lui susceptible d’induire une confusion dans l’esprit du consommateur : « L’eau du robinet ça coule de source ». Effectivement. Voyons, c’est évident ! Un autre exemple ? « Zéro vitamines dans les emballages » laisserait entendre, toujours selon le BVP, que le fait d’emballer les fruits entraînerait une perte de leurs vitamines. On est en droit de se demander comment d’autres campagnes publicitaires obtiennent la bénédiction du BVP si ses analyses sémantiques sont toujours de la même eau. Heureusement, quelques corrections ont suffi et permis de maintenir la campagne d’affichage du Smictom, soutenu par plusieurs associations environnementales.

 

A l’heure où ce même BVP signe une charte d’objectifs pour une publicité éco-responsable avec l’Etat français, ce « fait divers » met singulièrement en cause sa crédibilité et la cohérence de ses avis. Tout comme les résultats de la campagne « Affichez le CO2 » le font pour notre Jury d’Ethique Publicitaire national… Vous pouvez suivre les multiples rebondissements de ce dossier sur le site consacré à cette campagne.

 (Auteur : Valérie Xhonneux
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 06:00
Voici une pétition que j'ai trouvée sur le site de Pascale et qui m'a fait tellement bondir que j'ai eu envie de la faire partager...

Je copie-colle une partie du message qu'elle a reçu :
(et j'en profite pour vous saluer tous et toutes bien bas! Merci pour vos messages encourageants, ça me touche beaucoup!)

"Pour résumer la situation, à l'heure où l'OMS, la PMI, le Conseil général, les médecins prônent l'allaitement le plus long possible, je me bats contre ma mairie qui a décidé du jour au lendemain de refuser à compter du 5 mai le lait maternel que je fournis pour Elisa depuis le mois de novembre sans aucun soucis.
Cette interdiction est illégale et nous sommes 3 mamans dans cette situation à monter une action commune. Nous sommes soutenues par des médecins, des pédiatres, des juristes et des associations.
 
Pour ce faire et pour prouver notre DROIT, une pétition a été créée en ce sens, afin que toutes les mamans qui souhaitent allaiter en crèche puissent le faire et que le fait d'avoir la chance d'avoir eu une place en crèche ne soit pas un frein au sevrage rapide. C'est là que j'ai besoin de vous !!
 
Beaucoup de villes et/ou départements, mairies  crèches, ont d'ailleurs mis en place des protocoles qui fonctionnent très bien et qui permettent aux mamans de ramener leur lait : Paris, Lille, la Seine Saint-Denis...

J'aurai VRAIMENT besoin de votre signature, HOMMES et FEMMES pour que les mamans aient le droit de donner le meilleur pour leur bébé le plus longtemps possible ! Cette interdiction est vraiment une abérration !"

Pour signer la pétition : c'est ici.


Ici, que du contraire, les mamans allaitantes sont les bienvenues!!
Et il existe même un symbole pour le signifier :
 
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