Pour ou contre le vélo électrique??
J'avoue qu'après avoir été en vélo à l'école durant mes études secondaires : 3,5 km chaque matin, chaque soir, tous les jours, qu'il pleuve, vente ou fasse étouffant de chaleur... hé bien, j'ai
pris mon vélo en grippe...
Mais mon côté "Gayanesque" (entendez par là "amie de la terre"), me pousse à regrimper dessus car l'école de sage-femme est à :
- 6,5 km de chez moi, dont 4,5 km sur une nationale à 4 bandes et très peu de dénivelés... pas glop comme environnement (vue, odeurs, bruits, stress) mais
des pistes cyclables réelles existantes ;
- 6 km de chez moi, par les bois (Mmmm), par des routes de taille nettement moindre que la nationale (et seulement 2 km sur une nationale) mais SANS piste cyclable et avec un dénivelé de FOU,
pour quelqu'un comme moi qui ne suis plus remontée sur une selle depuis...
Y aller en auto chaque jour, me semble incohérent par rapport aux valeurs de respect de l'environnement que j'essaye de véhiculer (!), de vivre et de
partager...
Envisager d'y aller en vélo fait automatiquement se retourner mon sourire vers le bas...
J'aimerais trouver un compromis. Peut-être sera-ce le co-voiturage? ou bien d'y aller en bus (ça a quel coût? je dois encore me renseigner)?
Bref, durant mes réflexions, voici que l'on me fait lire cet article (que je vous copie-colle ci-dessous) et qu'au premier abord, je le trouve bien tentant,
le vélo électrique, assurément!
Sauf qu'on n'y parle pas du coût environnemental global (comme dans presque la totalité de la presse, à propos de n'importe quel sujet!), uniquement du coût
du vélo par rapport au coût de l'essence, ce qui montre combien on pense à court terme encore partout!
Bref : quid de l'énergie et des matériaux utilisés nécessaire au processus de fabrication du vélo, du moteur, des
piles? quid de la consommation électrique?, la source de cette électricité?, etc...
Si on ne se pose pas ces questions, c'est encore le même topo que pour les agro(nécro)carburants : "c'est super, ça nous permet d'encore et toujours
garder nos habitudes de consommation, fonçons sans regarder les dégâts éventuels que cette "solution" va provoquer à d'autres que nous de toute façon!"
Grrrrr!!! Parce que ce qu'on ne nous dit pas, dans cet article, c'est que l'électricité nécessaire pour que le vélo fonctionne, elle sera nucléaire!! Et je ne suis pas prête à favoriser le
nucléaire POUR diminuer ma consommation de carburants fossiles. Et je suis indignée, presque choquée, qu'on nous fasse miroiter un beau geste pour l'environnement alors qu'en réalité c'est un
geste qui favorise le nucléaire. ... ou peut-être que non, mais puisque la question n'a pas été creusée plus avant, le doute subsiste très fort!
Voilà, je me dis donc que j'ai 2 mois et 10 jours pour améliorer le calibre de mes mollets, si je veux rester en adéquation avec mes principes...
Vélo électrique en test, en ce moment, à la Maison des cyclistes de Namur
JEAN-PHILIPPE PETIT mardi 10 juin 2008.
Pour les Namurois qui habitent sur les hauteurs, voilà peut-être la solution : le vélo à assistance électrique.
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En ville, le vélo à assistance électrique se joue de toutes les difficultés. À essayer. © ASAP.
Namur à un grand potentiel cyclable, dit-on à l'échevinat de la mobilité. C'est, sans doute, vrai pour ceux qui habitent dans les vallées de la Sambre et
de la Meuse et qui roulent tout le temps sur du plat. Mais pour tous ceux qui doivent rentrer sur les hauteurs – Bouge, Belgrade, Erpent, la Citadelle, etc. – après une bonne de journée de
travail, c'est une autre paire de manches. A moins que…
La solution s'appelle, peut-être, le « vélo à assistance électrique ». On en a tous entendu parler, mais on en croise encore très peu dans la circulation. Or, la Maison des cyclistes de
Namur, en propose justement un à l'essai pour le moment (1). Sous le beau soleil de ce lundi après-midi, l'expérience était tentante.
On a vu plus beau comme engin, a priori. Notre vélo électrique doit beaucoup à la bonne vieille Mobylette. Il assume bien son rôle d'utilitaire. Côté poids, il s'assume aussi : « Il fait
24 kilos », nous informe un des permanents de la Maison des cyclistes. « Mais, vous verrez, une fois en mouvement, c'est facile. »
Quelques explications et un réglage de selle plus tard, et on démarre sur la place de la Station. Passée la première sensation, un peu déroutante – ça roule vraiment tout seul, même en roue
libre, donc il faut penser à serrer les freins pour ralentir –, on se fait vite à la facilité. Au démarrage, une bonne impulsion sur les pédales suffit pour lancer l'engin. Ensuite, pour autant
qu'on utilise toute la puissance du système d'assistance (tant qu'à faire), on peut se contenter d'effleurer les pédales, de « faire semblant ». Une force tranquille vous propulse gentiment. Les
petites côtes sont franchies sans y penser. Le vélo électrique permet d'aborder les ronds-points avec une vitesse suffisante pour s'imposer au milieu du trafic, il avale sans effort la « bosse »
du pont des Ardennes… La ville est, vraiment, son terrain de jeu idéal.
Un bon grimpeur
Mais, on attend, bien sûr, le vélo électrique sur des côtes plus sévères. Disposant d'une heure d'escapade, on lui a fait franchir la première moitié de la chaussée de Louvain, la rue
Montagne Sainte-Barbe à Jambes et, pour le plaisir et le symbole, la route Merveilleuse pour rejoindre le sommet de la citadelle. Dans les trois cas, il s'en est tiré avec les honneurs. Il suffit
de se souvenir de la tête du « vrai cycliste », laissé sur place dans les premiers lacets de la route Merveilleuse, pour se convaincre de l'intérêt de ce produit. Ce vélo électrique, c'est
l'antique Solex sans le bruit et sans la puanteur du moteur à essence (à noter qu'il existe maintenant un Solex… électrique). A l'arrivée, avantage appréciable, on n'aura pas versé une goutte de
sueur. Ce sont les collègues de bureau qui sont contents.
Quand, en plus, on apprend que le vélo essayé, de marque française, est importé chez nous par une société de Mettet, que demander de plus ? Son prix ? 1.700 euros. Soit un peu plus de mille
litres d'essence.
(1) Jusqu'au 15 juillet. Tarif : à partir de 2 euros pour une à deux heures de location. Infos : 081-81.38.48.
Source : Le Soir.be
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