^^ ...inspiring!

« Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon! » - Richard Bach

« J'ai été invitée à la fête de la vie et j'ai joué tant que j'ai pu. »  - Lu sur une jolie carte postale

« J'ai la patate à faire peur à la pile Alkaline! » - Zebda

« Ton âme se jette à l'eau dans mon corps-océan » - Najoua Belyzel

« Je ferais reculer le soleil pour savourer le sommeil » - Dobacaracol

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus puisse changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé. » - M. Mead

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir. » - A. Einstein

« Si nous ne nous occupons pas tous ensemble de l'environnement, l'environnement va s'occuper de nous. » - H. Reeves

« Aucune activité humaine, même pas la médecine, n'a autant d'importance pour la santé de l'Homme que l'agriculture » - Dr. Delbet, 1934

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée. » - P. Rabhi

« Universe begins with "U", "N", "I"... You and I » - Noa

« Je creuserai de nouveaux sillons, mélodie de l'Univers » - Dobacaracol

« On ne vient pas au monde pour être malade, souffrir, puis mourir. Nous venons au monde pour vivre une vie intense et bien remplie." & "La santé ce n'est pas combattre ou guérir la maladie. La santé c'est vivre intensément sans s'imposer de buts vains. » - I. Kuniaki

« L'on ne peut guérir la partie sans soigner le tout. L'on ne doit pas soigner le corps séparé de l'âme, et pour que l'esprit et le corps retrouvent la Santé, il faut commencer par soigner l'âme. Car c'est une erreur fondamentale des médecins actuels de, dès l'abord, séparer l'âme et le corps. » Platon - 427-347 av. J.-C. - "Les Charmides" Les "temps" n'ont donc guère changé !

« Si tu ne sais pas où tu vas, tu arriveras ailleurs » Proverbe Chinois : L’échec ne peut être productif que si nous ne nous concentrons pas sur son résultat improductif.

« Quand on choisi avec son coeur, il n'y a plus aucune place pour la peur... » - Asa Liha

« La santé c’est être capable de tomber malade et de s’en relever. » - G Canguilhem

« La santé, ce n'est pas la non-maladie... C'est le pétillement des organes!! » - Taty Lauwers

« La souffrance c'est temporaire, mais l'abandon, c'est permanent » - Matthew Kelly

« Et vint le jour où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore. » Anaïs NIN

«  L'homme est pareil à un poisson rouge qui viderait lui-même l'eau de son bocal, simplement pour se prouver qu'il peut le faire, sans se rendre compte que le résultat de son orgueilleuse prouesse va le faire crever. » - Marie des Bois

« Une femme est évidemment plus rentable lorsqu'elle est complexée et achète des tas de produits pour ressembler à un idéal de beauté inaccessible (la femme lisse, fine, bronzée, épilée) que lorsqu'elle accepte son corps et se sent bien dans sa peau. » - Lise Jouis (Le blog de La Liseleï)

« Where attention goes, ernegy flows, life grows... » - B. Bacon

« Je profite maintenant de toutes les opportunités. Lorsque je serai vieille et toute ridée, (...), il me restera ainsi des tonnes de souvenirs » - J. LR

 « Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour te découvrir toi-même. » - J. Krishnamurti

« Nous avons tous les pieds dans la boue , mais certains regardent les étoiles » (O. Wilde)


Découvrez ma playlist Doux et beau

Conseil beauté

Eat More Fruits :
 

Votre souris a du pouvoir :

Découvrez le Mouvement LST (Luttes Solidarités Travail) -  mouvement de rassemblement des plus pauvres pour lutter, avec d'autres, contre la misère et ce qui la produit
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Pétition européenne pour un revenu minimum de base universel
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* Pétition pour allonger le congé de maternité en Europe.
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* Pétition pour protéger les abeilles des pesticides dangereux pour elles.
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* Pétition en ligne pour contribuer à préserver une nourriture pour nourrissons et enfants en bas âge de qualité biologique ET biodynamique ET non vitaminée artificiellement, la liberté de choisir en matière d’éducation et une accessibilité complète aux remèdes naturels, homéopathique et anthroposophiques ainsi qu’à maintenir en Europe une base juridique essentielle pour eux, pour nous, pour vous!
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* The Big Ask! Sans une réduction annuelle conséquente des émissions de gaz à effet de serre, le climat sur notre planète deviendra de plus en plus chaotique... :
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* Levez la main contre la fessée! :
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* Pour que les bouteilles plastiques et les canettes métalliques soient consignées (comme au Québec!) :
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*Pour avoir le choix de vacciner son enfant ou pas, même s'il va à la crèche : Pétition belge
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Envie d'apprendre à masser votre bébé?

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... à LaRêveuse! Car le 4 mars 2009, tu as laissé le 900è comm' sur mon blog!!! ;-)
... à Eo! Car le 27 novembre, tu as laissé le 800è
comm'!!
... à Guillaume! Car le 13 juillet, tu as laissé le 700è comm'!!
... à Vrininie! Car le 2 avril, tu as laissé le 600è comm'!!
... à SuperMama! Car le 21 janvier 2008, tu as laissé le 500è comm'!!
... à Cecilia! Car le 15 novembre, tu as laissé le 400è comm'!!
... à Arc-en-Ciel! Car le 14 septembre, tu as laissé le 300è comm'!!
... à Zara! Car le 5 août, tu as laissé le 200è comm'!!
... à Hapy! Car le 25 mai, tu as laissé le 100è comm'!!
... à Mibeolem! Car le 4 février 2007, tu as laissé le 1er comm'!! 

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J'i tout expliqué ici.

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L'a-politique


Dimanche 5 juillet 2009
Souvenez-vous, j'en ai déja parlé... Cette année, le big jump aura lieu le 12 juillet!! Toutes les infos sont ici.
Par Gayanée - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Mardi 30 juin 2009
Je ne sais pas si certaines d'entre-vous la connaisse? Andrée Ruffo est l'auteure de plusieurs livres, dont elle tire la substance dans son quotidien de juge pour enfants, après avoir été avocate pour enfants (Québec). J'ai lu qu'elle avait du démissionner... Mais je sais aussi qu'il y a plusieurs années, elle avait été blâmée pour avoir recueilli chez elle une adolescente en danger dans sa propre famille... elle n'avait pas fait les choses selon le gouvernement... et pourtant... Bref, ces "manquements déontologiques" ont fait que sa destitution a été demandée. Sans doute dérangeait-elle trop.

J'ai trouvé deux de ses ouvrages (d'occasion) et je les déguste, ce sont de vrais petits bijoux! J'ai parfois les larmes qui me montent aux yeux, lorsqu'elle détaille le parcours de tel ou tel jeune (la violence vécue, la drogue, la prostitution... à des âges où je ne savais même pas que ça existait!), mais les mots sont justes et on ressent l'Amour qu'elle porte à ces jeunes qui sont passés devant elle.

J'ai envie de vous partager trois passages issus de son livre "Les Enfants de L'Indifférence - il suffit pourtant d'un regard" - Andrée Ruffo (1993, les Editions de l'Homme, préface d'Alice Miller) :

"La famille peut être un lieu où nous produisons des enfants conformes à notre image, fidèles à nos idées, dociles à nos attentes, mais elle peut également devenir un lieu où l'enfant est perçu comme une personne, avec sa propre identité et dont elle doit favoriser l'éclosion.
En fait, notre conception de la famille et de l'éducation peut nous porter à violenter l'enfant pour le rendre conforme à ce que nous sommes et à ce que nous attendons de lui ou nous motiver à le soutenir dans le choix de sa route pour l'aider à grandir et à devenir un adulte en paix avec lui-même et avec les autres." (p 45)

"Notre système scolaire est en général basé sur la notion d'excellence. Un bon élève obtient des notes élevées aux examens du ministère; c'est un étudiant discipliné, studieux qui adhère à l'idéal de la performance. Ses succès scolaires sont à l'image de son ambition et ses possibilités de réussite sociale.
L'essence de cette norme d'excellence prévoit d'emblée que tous les enfants ne peuvent pas y accéder. La course à l'excellence présuppose donc que peu d'étudiants y parviendront, que la majorité d'entre eux seront dans la moyenne et que les autres seront derrière, destinés à la médiocrité. Vouloir déceler et miser sur les élèves prometteurs implique du mpeme coup identifier les non-prometteurs, les non-excellents, les non-performants!
L'excellence ainsi définie encourage la compétition. Notre regard d'adulte s'illumine en devinant le potentiel d'un enfant. A l'opposé, l'enfant vu comme médiocre nous assombrit, alors nous le ramenons à un rang inférieur. Le système scolaire attend moins de lui, lui propose moins, lui demande moins. Déjà, l'élève a été jugé avant même d'être écouté. A ce propos, Albert Jacquard disait :
Les enseignants qui empêchent un élève d'accéder à l'enseignement le plus riche, le plus respectueux de sa capacité à se forger peu à peu liu-même son intelligence, sont semblables à des juges qui condamneraient un accusé en refusant d'écouter sa défense.

La mécanique de cette sélection se concrétise par le processus des examens. Les notes de passage s'élèvent telles des épées de Damoclès. Les examens offrent l'occasion de départager les bons des autres. Albert Jacquard compare ainsi cette logique du système éducatif à celle d'un tribunal qui trace la ligne entre les enfants qui réussissent et ceux qui échouent :
Le système éducatif lui-même se transforme progressivement en système judiciaire. Il faut un lève méritant pour être autorisé à poursuivre ses études. Les conseils de classe qui décident les orientations se transforment en tribunaux qui condamnent, éliminent, filtrent avec le plus de sévérité possible. La gloire des lycèes est d'avoir un pourcentage élevé de reçus au bac; la recette pour y parvenir est simple : ne laisser parvenir en classes terminales que les élèves dont les performances sont les meilleures et orienter le reste vers d'autres activités. Les responsables des établissements scolaires se transforment ainsi en magistrats satisfaits d'avoir beaucoup condamné.

Un programme au contenu standardisé, des objectifs identiques, des examens normalisés, constituent donc le chemin que doivent suivre tous les écoliers. Au terme de ce processus de sélection, le couperet tombe et l'octroi d'un diplôme tranche définitivement entre les bons et les autres. L'école devient une cour de triage, aiguillonnant trop souvent les diplômés vers la conformité de l'intégration sociale et décrocheurs vers des voies d'évitement, vers la marginalité.
Ainsi l'éducation de l'enfant vise essentiellement l'obtention d'un diplôme; à ceux qui réussissent, cette étape de passage ouvre - mais pas toujours - les portes de la réussite sociale; aux autres, elle ne fait que confirmer leur soi-disant médiocrité. Et en bout de piste, près de la moitié de nos jeunes ne passera pas le fil de l'arrivée. Qui est responsable de cette situation? N'est-il par urgent de se poser de sérieuses questions sur notre responsabilité individuelle et collective afin de trouver des pistes de solution?" (p 50-51)

"Dans un tel système, la personne disparaît. Nous devenons des clients, des numéros, des cas, des membres, bref un ensemble de pièces détachables, dont le tout est ignoré par les spécialistes. Cette fragmentation de la personne, cette perte de vision de l'humain est trop souvent manifeste en éducation, où l'enfant est réduit à sa performance scolaire, à la dimension d'une étiquette de dipômé ou de non-diplômé. De même, en rééducation, l'enfant est éclipsé derrière un symptôme identifié. Cette vision réductionniste de l'humain se retrouve dans plusieurs secteurs du monde du travail. En médecine, par exemple, le patient est trop souvent traité comme un numéro. Il devient un organe, un cas, plutôt qu'une personne qui veut recouvrer la santé." (p 92)

Tout ça me parle beaucoup!
Par Gayanée - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Mercredi 3 juin 2009
Sur le site du parti Ecolo, chacun peut insérer l'image qu'il veut et y accoler le slogan du parti! J'ai trouvé ça très amusant à faire!!



J'ai aussi fait une affiche à base d'un gros-plan sur une... fleur de sureau!! ;-)

Amusez-vous et laissez-moi une trace de vos délires, dans les comm's!

Bref, tout ça pour ne pas dire pour quel type de parti je voterai ce dimanche...


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Dimanche 26 avril 2009
Belgique : Arrivée de la carte d’identité pour enfants
Infos du lundi 30 mars 2009

Elle s'appelle Kids-ID est sera obligatoire pour tous les enfants âgés de moins de 12 ans qui voyagent hors des frontières belges.  Cette carte est née d'une coopération entre Child Focus, les Affaires Intérieures, le Service fédéral public Technologie de l'Information et de la Communication et le Registre national.  Outre les données d'identité, elle contient un accès au système de téléphone « Allo Parents », permettant à toute personne en contact avec un enfant perdu de contacter ses parents ou sa famille.  Elle est valable trois ans et n'est pas obligatoire pour les enfants restant en Belgique.  Actuellement, 438 communes sur les 589 ont déclaré ne pas percevoir de taxe sur la Kids-ID, vu l'intérêt de la sécurité des enfants.  Elle coûte donc, sans taxe, 3 euros.  D'après le Registre national, 1 200 000 cartes seront délivrées d'ici quatre ans.

Source : Vers l'Avenir

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Vendredi 24 avril 2009
Le jeudi 23 octobre, les députés UMP n'ont même pas été capables de voter la mise en place d'une éco-taxe sur les sacs plastiques non-biodégradables, pourtant proposée par leur propre majorité. Eric Woerth a expliqué : "On voit bien que l'opinion n'est pas prête à cela. (...) On va contribuer par d'autres moyens que la fiscalité à réduire le nombre de sacs" (23-10-2008). Il parle sans doute de l' "opinion" des multinationales donneuses d'ordres à leurs laquais députés de l'UMP.

- Extrait du journal la Décroissance de décembre 08.
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Vendredi 10 avril 2009
Je découvre des associations dont j'ai envie de dire qu'elles sont "magnifiques"...

Entre-autre EPE : l'école des Parents et des Educateurs, qui fête ses 60 ans en 2009! Félicitations!

Ils proposent une newsletter, une bibliothèque de l'éducation, des formations (communication non-violente, analyse transactionnelle, formation Gordon, etc.), des séminaires, des conférences, ... et également un FORUM, accessible depuis leur site internet.

Pour qui ? Ce FORUM est ouvert à toute personne engagée dans l’éducation d’enfants ou d’adolescents, spécialement aux parents, grandsparents, enseignants, travailleurs sociaux, professionnelles de l’enfance, …
Le témoignage et le point de vue des enfants et des adolescents sont également les bienvenus.
Un FORUM, c’est quoi ? Ce FORUM est un espace d’échanges d’expériences, de savoirs, de questions. Il vise à soutenir ces personnes dans leurs tâches éducatives quotidiennes.
Les personnes qui prennent part à ce forum acceptent de participer dans un esprit de convivialité et d’entraide. Le respect de chacun est aussi un principe important pour nous.
Comment ? Un « clic » sur www.ecoledesparents.be, puis bouton FORUM

Voici le dernier Edito, que j'ai trouvé plein de bon-sens, de leur président dans leur p'tit magasine ("REPERES") présentant leurs activités :

Editorial : La sécurité de nos enfants

2009 commence à peine : nous avons été choqués par le drame de Termonde. Juste après, cette bande d’ados vandales qui va effrayer les élèves de l’athénée d’Alleur en plein repas de midi, et puis deux autres qui s‘exercent au painting ball dans une autre école, dans la région de Charleroi ! Et juste au moment de mettre à l’impression, c‘est la tuerie de Stuttgart, pour se donner enfi n le sentiment d‘exister et d‘être reconnu ! Voilà pour le spectaculaire, qui reste exceptionnel dans son horreur ou sa bruyance stupide !
Mais à côté, que d’agressions dont on ne parle pas, plus discrètes ou mineures dans leurs résultats tangibles, mais parfois fort traumatisantes psychiquement : rackets, vols à l’arraché, propositions sexuelles brutales, scènes de violence domestique, insultes ou remarques radicalement injustes venant des autres, des profs, des parents eux-mêmes. Le monde dans lequel grandissent nos enfants n’est décidément pas sans embûches ni épines !
Néanmoins dans notre société belge riche et bien organisée au bénéfi ce du grand nombre, la vie est plus souvent positive que source d’agressions. Les enfants reçoivent largement leur dû en amour, en protection, en stimulations, en biens matériels…
Notre société est plutôt pacifi que et bon enfant.
Ce n’est pas chez nous que le gouvernement obtiendrait facilement de la population, comme si c’était là une attitude citoyenne, la délation des plus misérables, par exemple ceux qui n’ont pas de papiers. Ça, c’est pour les fans d’Hortefeux, Eric Besson et Berlusconi.
Même si des émotions fortes de peine, d’angoisse et de vindicte nous assaillent lorsqu’on s’en prend aux plus faibles autour de nous, il nous faut à la fois les accepter et les maîtriser et planifi er l’éducation et l’organisation sociale en référence à notre raison.
Et que me dit la mienne ? Que notre première responsabilité reste de montrer à nos enfants qu’il fait bon vivre chez nous. Que vivre, prendre son envol, se donner de l’autonomie, c’est chouette. Que la vie n ‘est pas absurde, comme le pensait le jeune tueur de Stuttgart, mais qu’on peut y réaliser mille beaux projets, auxquels on tient, et être reconnu par eux. Que vivre, c’est parfois prendre des risques et aller à l’aventure et donc les parents, même anxieux, ne doivent pas se donner l’illusion de contrôler tous les agissements, risques et imprudences de leurs bambins via fi ltres parentaux, portables avec GPS incorporés et autres webcams dissimulées dans les pots de fl eurs.
Ma raison me dit encore que, dans cet espace de vie que nous ouvrons à nos enfants, il nous revient de les encourager et de les entraîner à être lucides, forts et effi caces.
Lucides ? Qu’ils apprennent à décoder : les intentions des autres, les messages des médias, ceux d’Internet. Qu’ils apprennent à évaluer les risques qu’ils prennent : lorsqu’ils affi rment leurs opinions, lorsqu’ils partent à l’aventure, lorsqu’ils font étalage de leurs richesses au nez de ceux qui se sentent exclus, etc.
Forts et effi caces ? D’abord et avant tout, en ayant confi ance dans le fait qu’ils peuvent l’être. En ne disqualifi ant pas d’un air entendu leurs stratégies spontanées d’auto-défense. En Allemagne quelques ados ont sauvé leur vie en sautant par la fenêtre ou en descendant d‘une échelle : bravo pour leur pouvoir d ‘initiative et leur énergie ! Une puéricultrice stagiaire en avait fait autant à Termonde, en prenant un bébé avec elle.
En nous réjouissant quand ils savent prendre leur place, en en remettant d’autres à la leur, même si c’est parfois à nos dépens : de temps en temps, nous les méritons bien, les « non », et les protestations qu’ils nous opposent.
Une autre responsabilité délicate à gérer, c’est la qualité de notre accueil face à leurs confi dences et à leurs demandes d’aide :
− Ecouter d’une oreille attentive et sans à priori les confi dences qui nous embarrassent (le grand fi ls de nos voisins et amis, qui les « embête » de façon trouble ; l’instituteur qui a vraiment l’air de ne pas supporter notre jeune hyperkinétique…).
− Chercher avec eux quelle est la meilleure stratégie pour réduire la diffi culté du moment : jusqu’à quel point vaut-il mieux qu’ils se débrouillent seuls ? Jusqu’à quel point devons-nous nous engager à leurs côtés, voire à leur place ? Attention aux réfl exes trop rapides dans ce domaine !
De façon plus diffuse, « sociétale », toutes nos communautés de vie ont besoins de solidarité. Que nous veillions les uns sur les autres et surtout sur les plus faibles. Que nous nous donnions le droit d’aller vers celui qui a l’air de souffrir tout seul. De demander à celui qui semble menacé s’il n’a pas besoin d’un coup de main. Que nous n’acceptions pas l’exclusion, à tous les âges de la vie : c’est cet engagement de chacun pour l’autre, cette place donnée par chacun à l‘autre qui, radicalement, renforce la sécurité d’une société.
Faut-il franchir un pas de plus et investir en moyens matériels supplémentaires de sécurisation dans nos crèches, nos écoles ?
Je n’en suis pas convaincu.
C’est aller contre notre culture, plutôt ouverte et accueillante. Nous vivons dans un pays où existe bien un portail de sécurité à l’entrée du Palais de Justice le plus massif qui soit. Mais il ne fonctionne pas, ou il suffi t de passer à côté ! Quel superbe symbole !
En outre, ces moyens techniques sont largement ineffi caces : voyez ce qui se passe dans des sociétés qui essaient d’être plus sécurisées, comme les USA : c’est là, qu’ont lieu les actes de violence les plus graves. Ces moyens ne font jamais qu’exciter les plus pervers et les plus rusés à les ridiculiser, comme des défi s à abattre.
Je préfère donc que nous misions sur des attitudes, celles de solidarité que je viens d’évoquer. Un peu plus de vigilance nonnaïve, sans doute ! Et encore, donner de l’importance à tout le monde, de manière à ne pas générer des exclus qui crachent la haine du haut de leurs 17 ans !
Et donc, pour boucler la boucle, je reviens à l’idée d’une société belge dans laquelle il fait bon vivre. Ce n’est vrai que
statistiquement bien sûr !
Je n’oublie pas les familles qui vivent dans la précarité et la pauvreté, dont la proportion ne cesse de croître. Ni les sans papiers et leurs enfants qui continuent souvent à faire l’objet de traitements indignes des droits humains. Ni tous ces enfants et adolescents trop seuls, physiquement ou moralement, dans la semi-indifférence d’adultes occupés à se donner le droit d’être eux-mêmes. Eux aussi, ont bien besoin de solidarité pour les protéger des mêmes agressions que tout le monde, mais aussi pour s’entendre reconnaître une valeur au quotidien.
Jean-Yves Hayez
Président du Conseil d’Administration de l’EPE
Psychiatre infanto juvénile, Professeur émérite à la Faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain, Belgique.
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Mercredi 18 mars 2009
Encore un édito de la newsletter de l'APECITA. Quelle vision ouverte sur l'avenir! ça me fait peur!!

La petite reine...

D’après une étude très sérieuse du Ministère Néerlandais des Transports, aller au travail à vélo est doublement profitable. D’une part pour les salariés qui ont choisi ce mode de locomotion, car ceux-ci sont en moyenne malades un jour de moins par an que les autres. Et d’autre part pour les entreprises qui profitent ainsi d’une rentabilité accrue.
Imaginons un instant les conséquences si une telle étude tombait entre les mains des entreprises de notre pays. Ne serait-ce qu’en matière de recrutement. N’en viendraient-elles pas à ne retenir que les candidatures dans un rayon (c’est le cas de le dire) de 5 kms maximum et à exiger plutôt que le permis VL le VL tout court, c'est-à-dire le VéLo ?
Finalement tout cela ne serait pas bon du tout pour notre mobilité professionnelle. Il faut dire qu’en Hollande, pays petit et plat par excellence, quelques coups de pédale suffisent pour en faire le tour, alors qu’en France les trois semaines au minimum nécessaires constituent un évènement sportif de tout premier plan.
Que cette étude reste chez les Bataves et l’on ne s’en portera que mieux.

Le directeur de l’APECITA
Philippe PELVET
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