Disons qu'en le lisant je me suis sentie bondir, bouillir!! Il est présenté en 3 images, là :
"Nous voilà donc esclaves de notre progéniture, inconscientes et manipulées, cet article au ton
péremptoire et agressif émane pourtant d'un journal qui se veut de contre pouvoir et bien renseigné... " comme le dit F.H., qui a fait passer l'info sur le groupe de discussion "Naître chez
soi".
Ce que je comprends, c'est qu'on fait croire que les choix écologiques et respectueux faits par les mères
maternantes ont été uniquement décidés sous la pression des associations (OMS, LLL, ...) qui veulent favoriser le bien-être et le développement de l'enfant. Alors que, selon moi, il y a beaucoup
à chercher du côté des industries qui mettent n'importe quoi dans les produits (aliments, produits de soin et cosmétiques, lait en poudre, plastiques des biberons, etc.) au lieu de respecter les
consommateurs/trices!
Dire que les femmes préfèrent vivre à la maison en super-woman écolo, au lieu d'aller à leur boulot, c'est un peu
peu! Pourquoi ne pas dire qu'en Suède, ou à Québec, il y a 1 AN de congé de maternité? Voilà qui est une réaction saine des "dirigeants" : puisque le bien-être et la santé des jeunes citoyens
dépend fortement des soins que leur mère peut leur donner, ils ont décidé de rendre possible la présence de la mère auprès de son jeune enfant! Au lieu d'attaquer et de condamner cette jeune mère
pour son désir de rester avec son bébé et son refus de "travailler"!!!
En passant, un petit encadré indique qu'il est TRES dangereux de faire ses cosmétiques soi-même, se basant sur le
fait que les conservateurs des produits industrialisés sont tellement indispensable dans notre société car nos mains sont les premiers vecteurs des méchants-méchants microbes qui ont apporté tant
de maladies durant les siècles passés!! Pffff!! Les amis, je pense qu'il va nous falloir nous couper nos mains, car on les utilise beaucoup trop, c'est hyper-dangereux!! Et en plus, on ose
toucher nos bébés avec!! Je pense qu'on va finir en prison!
Je ne sais pas s'ils se rendent compte à quel point ils sont ridicules! On le sait que nos produits se conservent
en général moins bien, on les met au frigo s'il le faut, on en fait de moins grandes quantités s'il le faut. Mais en faisant nos cosmétiques nous-mêmes, on se RESPONSABILISE, on se renseigne, on
ne fait pas n'importe quoi. Et on ne laisse pas à d'autres le soin de faire ça pour nous, sachant qu'ils nous empoisonnent allègrement avec leurs parabènes et autres cochonneries! Seulement, ça
ne rapporte qu'à la personne qui tient la droguerie du coin et non plus aux multinationales des cosmétiques, donc ça leur pose un gros souci, toutes ces femmes qui "retournent à la nature"!!
C'est pourquoi ils ont un beau slogan bien frappant, à la fin de leur article : "à cogiter avant de se laisser tenter par des recettes de grand-mère"... Moi, j'adore ma grand-mère, même
si elle n'a jamais fait ses cosmétiques!
Balayer de la main des phrases aussi importantes que : "Les conséquences majeures du non-maternage se
retrouvent tout au long de la vie avec des relations parents-enfants difficiles, une forte croissance du recours au soutien psychologique, l'augmentation des dépressions, des suicides et des
comportements toxicomaniaques des adolescents et, plus généralement, l'accroissement de la violence de la société, dont les racines sont à chercher dans un développement bancal de la capacité
d'aimer de nos enfants" (ce qui est la ligne principale du livre de Michel Odent : "Lamour scientifié")... Je n'arrive pas à y croire! Au lieu de remettre en cause ce qui fait qu'on en est
arrivé là, non, ils disent en substance que "avec ce genre d'arguments, c'est bien obligée que la femme retourne sur le chemin de la maison et non plus du travail"!!!! Bouh!! Comment est-ce
possible d'être aussi borné??
S'en suit un laïus comme quoi dans les maternités, l'allaitement est devenu la doxa (j'ai dû aller dans Wikipédia, je ne savais pas ce que c'était : "c'est l'ensemble - plus ou moins homogène - d'opinions confuses, de préjugés populaires, de présuppositions généralement admises et
évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication."), et que les femmes qui désirent ne pas allaiter sont maltraitées
psychologiquement! Les pauvres, il paraîtrait qu'une (horrible et méchante) sage-femme aurait osé un : "Réfléchissez bien, quand on fait un enfant, c'est pour la vie. Le jour où vous
reviendrez de votre carriérisme, il sera trop tard" à une maman de profession libérale, qui n'avait sans doute pas vraiment le choix de ne pas allaiter, vu le peu de congé de maternité
(correctement rémunéré, s'entend) qui lui soit offert par la société! C'est tellement évident que cette femme n'a pas d'autre choix que de "faire l'impasse sur l'allaitement"!!! Mais de
là à dire que ce sont ces horribles instances que sont l'OMS, la société française de pédiatrie et le Programme national nutrition-santé, qui osent mettrent la pression sur les femmes!!
...
Voici ce que je leur ai écrit : J'ai été outrée en lisant cet article. De bout en bout.
Le but de l'article est de nous faire peur, nous faire croire qu'on va perdre notre liberté en faisant le choix
de materner. Héééé oui! Vous savez, sans doute, qu'un couple sur 2 divorce au bout de 3 ans de vie commune? Hé bien que feront ces femmes si elles sont dépendantes de leur conjoint?? Comment
feront-elles?? Elles ne le quitteront plus, par peur de se retrouver dans le besoin, ou bien elle le quitteront et elles seront dans le besoin! C'est ce que sous-entend l'article. Merci à
Elisabeth Badinter, qui a sans doute beaucoup philosophé là-dessus avant de sortir des âneries pareilles! Elle conclut par "La liberté ne se négocie pas!" Et sous-entend donc que si on
devient une mère maternante, préférant le bien-être de son enfant à celui de son patron, on en devient une prisonnière en puissance. Or celles qui font ce choix, je pense qu'on en connaît
toutes au moins une, elles parlent justement du fait de se sentir libérée par rapport à la vie "métro-boulot-dodo" qu'on a dans la monde du travail! Et je ne comprend pas sa vision de la
liberté, si c'est d'être soumis à travailler gentillement et à acheter bien gentillement les produits que veulent bien gentillement nous fabriquer les sacro-saintes entreprises de
l'agro-alimentaires, pour bien vite alourdir leur porte-monnaie!? Franchement, cette liberté-là, gardez-la donc!
Ho, pourquoi donc l'article n'a-t-il pas été écrit par une personne avec un peu de vision, qui aurait parlé de
ce qui pouvait être fait pour que les femmes puissent avoir le choix de vivre leur maternité, leur maternage (surtout celui de leur enfant, plutôt que le leur), s'impliquer dans l'éducation de
leur enfant, TOUT COMME LE PERE, tout en gardant une vie professionnelle épanouissante! Je n'ai pas de baguette magique, ni de boule de cristal, pour savoir ce qui seraitune bonne
solution. J'imagine qu'il y en a diverses qu'il faut proposer car une seule ne conviendrait pas à tous. Mais je sais que des parents
épanouis sont aussi des "professionnels" épanouis. Si on leur coupe les ailes d'un côté, comment ne pas s'étonner qu'ils soient bancal dans leur profession aussi? Ou bien qu'ils voient leur
santé dépérir, petit à petit, sans même (souvent) voir le lien!
Je ne comprends pas qu'un tel article, bâclé et montrant du doigts des personnes qui font leur part (l'histoire du
colibri, cherchez sur le net si vous ne la connaissez pas), aussi pro-capitaliste et anti-humain, puisse paraître de nos jours dans un magasine féminin.
Par cet article, on dirait que vous voulez conforter toutes celles qui ne peuvent donner de leur temps à leur
enfant à cause de leur profession, toutes celles qui ne peuvent allaiter pas à cause de leur profession, toutes celles qui en sont malheureuse, vous les confortez dans leur choix : ce sont elles
qui ont raison car leurs professions sont plus importantes que leurs enfants. Hé oui, c'est bien ce que nous demandent nos patrons (et toute la société libérale actuelle). Qu'on les respecte plus
eux que nos enfants. Et puis on se demande pourquoi nous consommons autant d'antidépresseurs, de tranquilisants, de somnifères... Mais c'est parce que nous aussi, nous sommes ces enfants-là, qui
ont été moins respecté que le dernier des patrons venu. Oui, notre génération est globalement issue de celle qui respecte bien gentillement la société libérale et qui craint tellement de perdre
son emploi qu'elle ferait tout pour le garder, même ne pas respecter les besoins de ses bébés pour être plus présent dans sa profession et ne pas risquer d'être licenciée. Bon. Maintenant que
certains (grâce, entre-autre, au livre de Michel Odent : l'Amour scientifié), se sont rendus compte de cela, ils tentent de changer de direction, de tourner le gouvernail. Il s'agit de
prendre ses responsabilités au lieu de laisser "la société" penser à notre place, s'occuper de nos enfants à notre place, prendre soin de notre santé à notre place : on a bien vu où ça nous mène
(toxicomanie des jeunes, scandales alimentaires et dans le domaine de la santé, du sang contaminé etc).
J'imaginais qu'un magasine de votre qualité présentait des idées novatrices et non passéistes et si peu
innovantes!
En espérant voir changer votre ligne éditoriale, veuillez recevoir mes salutations,
Gayanée
Vos réactions (si possibles polies et argumentées ;-)) a envoyer à lecteurs@journal- marianne. com
Heureuse d’avoir pris mes 3 ans de parental et d’avoir choisir ensuite de reprendre à temps partiel : bye, bye plan de carrière, bonjour la VIE !
Je trouve que cela devrait être un choix possible pour tout parent!! (je rêve?)
Merci M'dame! pour ton compliment et pour ton témoignage!
Je suis vraiment heureuse de lire toutes les réponses sur les blogs! On a toutes (et tous) bondit comme un seul homme, à la lecture de cet "article"!
Je n'ai pas eu connaissance de celui paru dans le "Elle", mais ce serait intéressant de leur répondre également, je trouve!
Ah si, je l'ai trouvé, il est là : http://www.elle.fr/elle/societe/les-enquetes/quand-superwoman-rentre-a-la-maison/un-retour-en-arriere/(gid)/740946 et il semble qu'il n'y ait pas encore eu de réponses, ou alors ils ont été envoyés par emails? En tout cas, il me semble plus modéré, moins incisif que l'article du M*rianne, à première vue...
Malheureusement ce raisonnement est partagé par un grand nombre de personnes. Mon épouse et moi-même avons décidé de prendre tous les 2 un temps partiel pour "avoir notre journée" avec notre enfant et continuez à travailler en même temps. En fait on voulait s'arrêter de travailler tous les 2; on se "disputait" pas pour aller bosser mais pour s'occuper de notre enfant.
Pas de problèmes pour son employeur : c'est une femme, c'est normal. Pour ma part, j'ai eu le droit à des réflexions non seulement de mon employeur mais les pires venaient de mes collègues ... féminines!
Je compatis... C'est super, la décision que tu as prise! Dommage qu'elle ait rencontré des avis si obtus!!! Pire que dommage, c'est scandaleux!
Merci pour le commentaire. Les réponses à cet article sont d'une richesse... Je remets un lien sur mon blog.
Non...
J'ai laissé tomber la liste périnatalité aussi. C'est difficile pour nous en ce moment... J'évite le sujet.
Je croise les doigts pour que ce passage difficile ne dure pas trop longtemps... Bizoo!!
Je ne suis pas la seule à avoir réagi :
En réponse à : "Quand l'écologie renvoie les femmes à la maison" (Marianne)
Les femmes libérées par les p'tits pots et les couches jetables
L'article d'Isabelle Saporta posent bien des questions, mais pas
celles qu'il croyait poser. Je suis chercheur en sciences dures (comme
on dit), mère de deux enfants nés en milieu hospitalier, et présidente
de l'Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté. Je n'ai pas
allaité mes enfants, j'ai à peine pris les congés maternité légaux, je
suis athée, je suis féministe, j'achète pas mal de produits bio mais
pas tout, ... et je n'ai que rarement acheté des petits pots ...
Cet article fait dans l'anecdotique, dans les idées préconçues mal
dégrossies, dans l'absence totale de recherche documentaire, et dans
la confusion entre démarche de santé, démarche humaniste, et écologie.
Les trois démarches peuvent avoir des liens, mais elles ne sont pas
nécessairement connectées.
Les petits pots. Nous avons assisté à une grande campagne s'inscrivant
dans la lutte contre l'obésité et le diabète : "Mangez des fruits et
légumes 5 fois par jour". Qu'avons-nous vu pendant cette campagne ?
Des fruits et des légumes frais. Qu'est-ce qu'un petit pot ? Une
conserve. Il y a confusion entre le bio et la conserve. Il existe
aussi des petits pots bio. Mangez-vous des plats tout prêts ou des
conserves tous les jours midi et soir ? Il n'y a pas besoin d'être
écolo pour se rendre compte qu'un tel régime n'est pas idéal pour la
santé et surtout pas pour le système digestif. Faire des légumes frais
à son bébé, ses enfants, et à soi-même est une démarche de santé
basique qui n'a rien à voir avec le bio. Ca prend peu de temps (il
existe des mixers électriques n'est-ce pas) , c'est plus une question
d'état d'esprit que de temps. Ce que je trouve ridicule c'est de
brandir les petits pots comme un instrument majeur de libération de la
femme.
I. Saporta n'a hélas pas le monopole de ce type de confusion. Le
25/11/08 a été publié dans le Monde un article sur la fertilité
masculine. A. Spira, président de l'Institut de recherche en santé
publique y a écrit : Quant au lait bio, il ne contient pas de
pesticides, mais il contient des oestrogènes qui sont détruits par la
pasteurisation. Confusion regrettable entre le lait cru ou frais, et
le lait bio. La pasteurisation n'a aucun rapport avec le bio. Les
laits bio et non bio sont tous deux vendus en majorité en UHT.
Les couches lavables. De grâce, les langes et les lessiveuses sont
dans les musées. Nous sommes au 21e siècle, les couches lavables
modernes aussi. Une femme interrogée dans l'article dit que ça lui
fait une machine de plus par semaine. Pourquoi ne pas la croire ?
C'est beaucoup moins que quand on atteint l'âge des essais de propreté
de jour, puis de nuit, puis le temps de la peinture et des jeux dehors
après la pluie. C'est le lave-linge qui a été un progrès formidable.
Révolutionnaire aussi le concept de la couche-culotte. Mais pourquoi
ce concept a-t-il été créé uniquement en jetable ? Il pouvait dès le
début être réalisé en lavable.
L'accouchement à domicile (AAD). Là c'est le pompom, c'est même une
hérésie. Comme les langes, l'accouchement à domicile de nos
grands-mères est au musée. On n'accouche plus sur la table de la
cuisine à côté du tas de fumier. Nous sommes au 21e siècle,
l'accouchement à domicile aussi, les sages-femmes qui le font aussi.
Car contrairement à ce que suggère l'article, la grande majorité des
AAD planifiés se font avec des sages-femmes dument diplômées. La doula
qui accompagne un accouchement non assisté médicalement relève de
l'anecdote. Quant à l'Ariège, cette femme ne se disait pas doula. Elle
dit avoir été sage-femme aux Etats-Unis pendant 37 ans. A l'heure
actuelle on ne sait pas de quoi le bébé est mort. Par conséquent
personne ne peut affirmer que le bébé est mort à cause d'une faute de
la sage-femme américaine. La seule chose que l'on peut dire c'est
qu'elle exerçait illégalement puisqu'elle n'avait pas passé les
équivalences pour le diplôme français. Des bébés meurent aussi parfois
à l'hôpital. Si les journalistes voulaient bien se donner la peine de
lire le mémoire de sage-femme de Mathilde Munier sur l'AAD, en ligne
sur internet, et basé sur des données AUDIPOG (base de données des
professionnels de la périnatalité), nous pourrions peut-être
progresser un peu.
Ce qui gêne considérablement dans l'article c'est aussi l'absence
d'étude de population. La journaliste cite un exemple de retour au
foyer écologiste, extrème bien entendu. On sent que cette femme
interviewée lui a ouvert sa confiance, l'a laissée prendre des photos.
Elle n'a pas du être ravie de se voir trahie de la sorte, jugée
négativement, traitée de femme revenant à l'âge de pierre. Ce manque
de respect est indigne d'un journal démocratique. Mais ce n'est ...
qu'un exemple. Un seul.
Quel est le pourcentage de la population opérant un tel changement de
vie ? Ces cas sont tellement rares qu'ils ne justifiaient certainement
pas une polémique, et encore moins cette association artificiellement
créée pour faire des effets de manche entre l'écologie et des "brèches
dans les acquis féministes".
D'après Mme Badinter, la majorité des femmes qui arrêtent de
travailler sont issues de milieux peu favorisés. Or ces femmes
allaitent peu, et achètent beaucoup de petits pots pour bébés et de
plats tout prêts pour le reste de la famille. Inversement, les femmes
qui allaitent sont plus souvent issues de milieux favorisés à haut
niveau d'éducation. La plupart d'entre elles travaillent.
"L'allaitement, c'est l'assignation à résidence des femmes", dit Mme
Badinter. C'est une image archaique qu'elle garde en mémoire, mais on
peut faire autrement, comme les députés suédoises qui emmènent leur
bébé au parlement. On observe le même phénomène pour l'accouchement à
domicile. Un premier comptage par catégories socio-professionnel les a
été fait sur les femmes qui ont signé un manifeste en faveur de l'AAD
actuellement en cours. Ce manifeste a déjà obtenu plus de 2200
signatures en 3 semaines. De quoi aller plus loin que l'anecdotique.
Parmi elles, la proportion de femmes au foyer ou en congé parental est
la même que dans la population générale, c'est à dire que la majorité
travaille. Par contre, si toutes les catégories socio-professionnel les
sont représentées, la catégorie - professions intellectuelles
supérieures et cadres - est surreprésentée par rapport à la population
générale. Ce sont donc plutôt des femmes cultivées, voire des
intellectuelles, bien implantées dans le monde du travail, qui
allaitent ou souhaitent accoucher chez elles. Ne serait-il pas
intéressant de leur demander leurs motivations ? Elles ne sont pour la
plupart pas bobos, pas membres de sectes ou de courants religieux
intégristes, intelligentes, et certainement pas masos. C'est plutôt ce
genre de questions qu'Isabelle Sapora aurait pu se poser. Beaucoup
plus interessant que les images radio-trottoir de Mme Lâgedepierre
étendant son linge, ou que la psychologie de bazar dans laquelle la
fille devrait tuer sa mère (image complètement phallocratique soit dit
en passant : une belle brèche dans la solidarité féminine. Comment une
féministe peut-elle tomber dans un tel panneau).
Concluons sur la périnatalité. L'article cite deux paroles de
soignants qui culpabilisent des mères qui ne veulent pas allaiter.
Vous faites très bien de les épingler. Mais ceci n'est pas nouveau. A
l'époque où le biberon était de règle, on culpabilisait les femmes qui
voulaient allaiter, sur le même ton. C'est la même chose pour la
péridurale. Pendant longtemps les femmes qui la prenaient étaient
culpabilisées, traitées de douillettes. On arrive maintenant à la
situation inverse, il y a souvent des pressions pour obliger les
femmes à la prendre, soit en leur faisant peur pour elles ou leur
bébé, soit carrément en rajoutant du syntocinon dans la perfusion pour
augmenter l'intensité des contractions. C'est inadmissible dans les
deux cas. Une femme doit avoir le droit élémentaire de choisir
librement si elle veut allaiter ou pas, si et quand elle a besoin
d'une péridurale ou pas. Ce type de pression par argument d'autorité
et culpabilisation est indépendant du contenu du discours. Les soins
changent, le ton reste. On le retrouve partout, dans le suivi de
grossesse, pendant l'accouchement, pour les "soins" au bébé, et dans
les discours psys. C'est une attitude générale fréquente dans les
maternités qui restent des lieux très patriarcaux, infantilisants,
ultra-hiérarchisé s (la femme étant tout en bas de l'échelle). Quand
plus aucun médecin n'appelera une femme enceinte qu'il n'a jamais vue
"ma cocotte" quand elle rentre dans son cabinet, quand plus aucune
sage-femme n'engeulera une femme qui accouche sur le mode "Vous
poussez mal !", quand plus aucune puéricultrice ne semoncera une jeune
mère parce qu'elle a lavé les oreilles avant les doigts de pieds (ou
le contraire ...), nous aurons bien plus libéré les femmes qu'en leur
fournissant des petits pots et des couches jetables.
Cécile Loup, Rheinau (Strasbourg)
PS : je ne met aucun lien internet car je n'en voie aucun dans les
pages du Journal des lecteurs. Mais je suis à votre disposition si
vous en souhaitez.
Navrant...
Les risques des cosmétiques maison... Je rêve.J'ai qqs thèses à ce sujet là. Effectivement une femme qui cuisine, cultive son jardin, allaite dépense bcp moins d'argent et est bcp moins rentable dans notre société qu'une femme qui se pomponne pour aller bosser et se gave d'antidépresseurs. C'est sûrement là le vrai problème...
Pourquoi être heureux alors que l'on peut engraisser un patron ?
Hé oui, je pense que le noeud du problème est en grande partie là!
Tu n'es pas abonnée à la liste de discussion (Yahoo) "Naître chez soi"?? C'est là que j'a lu que cet article est paru (c'est pas moi qui lit le M*rianne! hihi).