^^ ...inspiring!

« Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon! » - Richard Bach

« J'ai été invitée à la fête de la vie et j'ai joué tant que j'ai pu. »  - Lu sur une jolie carte postale

« J'ai la patate à faire peur à la pile Alkaline! » - Zebda

« Ton âme se jette à l'eau dans mon corps-océan » - Najoua Belyzel

« Je ferais reculer le soleil pour savourer le sommeil » - Dobacaracol

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus puisse changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé. » - M. Mead

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir. » - A. Einstein

« Si nous ne nous occupons pas tous ensemble de l'environnement, l'environnement va s'occuper de nous. » - H. Reeves

« Aucune activité humaine, même pas la médecine, n'a autant d'importance pour la santé de l'Homme que l'agriculture » - Dr. Delbet, 1934

« Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée. » - P. Rabhi

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« On ne vient pas au monde pour être malade, souffrir, puis mourir. Nous venons au monde pour vivre une vie intense et bien remplie." & "La santé ce n'est pas combattre ou guérir la maladie. La santé c'est vivre intensément sans s'imposer de buts vains. » - I. Kuniaki

« L'on ne peut guérir la partie sans soigner le tout. L'on ne doit pas soigner le corps séparé de l'âme, et pour que l'esprit et le corps retrouvent la Santé, il faut commencer par soigner l'âme. Car c'est une erreur fondamentale des médecins actuels de, dès l'abord, séparer l'âme et le corps. » Platon - 427-347 av. J.-C. - "Les Charmides" Les "temps" n'ont donc guère changé !

« Si tu ne sais pas où tu vas, tu arriveras ailleurs » Proverbe Chinois : L’échec ne peut être productif que si nous ne nous concentrons pas sur son résultat improductif.

« Quand on choisi avec son coeur, il n'y a plus aucune place pour la peur... » - Asa Liha

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« Et vint le jour où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore. » Anaïs NIN

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« Une femme est évidemment plus rentable lorsqu'elle est complexée et achète des tas de produits pour ressembler à un idéal de beauté inaccessible (la femme lisse, fine, bronzée, épilée) que lorsqu'elle accepte son corps et se sent bien dans sa peau. » - Lise Jouis (Le blog de La Liseleï)

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Mercredi 26 novembre 2008

Disons qu'en le lisant je me suis sentie bondir, bouillir!! Il est présenté en 3 images, là :



"Nous voilà donc esclaves de notre progéniture, inconscientes et  manipulées, cet article au ton péremptoire et agressif émane pourtant d'un journal qui se veut de contre pouvoir et bien renseigné... " comme le dit F.H., qui a fait passer l'info sur le groupe de discussion "Naître chez soi".

Ce que je comprends, c'est qu'on fait croire que les choix écologiques et respectueux faits par les mères maternantes ont été uniquement décidés sous la pression des associations (OMS, LLL, ...) qui veulent favoriser le bien-être et le développement de l'enfant. Alors que, selon moi, il y a beaucoup à chercher du côté des industries qui mettent n'importe quoi dans les produits (aliments, produits de soin et cosmétiques, lait en poudre, plastiques des biberons, etc.) au lieu de respecter les consommateurs/trices!
Dire que les femmes préfèrent vivre à la maison en super-woman écolo, au lieu d'aller à leur boulot, c'est un peu peu! Pourquoi ne pas dire qu'en Suède, ou à Québec, il y a 1 AN de congé de maternité? Voilà qui est une réaction saine des "dirigeants" : puisque le bien-être et la santé des jeunes citoyens dépend fortement des soins que leur mère peut leur donner, ils ont décidé de rendre possible la présence de la mère auprès de son jeune enfant! Au lieu d'attaquer et de condamner cette jeune mère pour son désir de rester avec son bébé et son refus de "travailler"!!!

En passant, un petit encadré indique qu'il est TRES dangereux de faire ses cosmétiques soi-même, se basant sur le fait que les conservateurs des produits industrialisés sont tellement indispensable dans notre société car nos mains sont les premiers vecteurs des méchants-méchants microbes qui ont apporté tant de maladies durant les siècles passés!! Pffff!! Les amis, je pense qu'il va nous falloir nous couper nos mains, car on les utilise beaucoup trop, c'est hyper-dangereux!! Et en plus, on ose toucher nos bébés avec!! Je pense qu'on va finir en prison!
Je ne sais pas s'ils se rendent compte à quel point ils sont ridicules! On le sait que nos produits se conservent en général moins bien, on les met au frigo s'il le faut, on en fait de moins grandes quantités s'il le faut. Mais en faisant nos cosmétiques nous-mêmes, on se RESPONSABILISE, on se renseigne, on ne fait pas n'importe quoi. Et on ne laisse pas à d'autres le soin de faire ça pour nous, sachant qu'ils nous empoisonnent allègrement avec leurs parabènes et autres cochonneries! Seulement, ça ne rapporte qu'à la personne qui tient la droguerie du coin et non plus aux multinationales des cosmétiques, donc ça leur pose un gros souci, toutes ces femmes qui "retournent à la nature"!! C'est pourquoi ils ont un beau slogan bien frappant, à la fin de leur article : "à cogiter avant de se laisser tenter par des recettes de grand-mère"... Moi, j'adore ma grand-mère, même si elle n'a jamais fait ses cosmétiques!

Balayer de la main des phrases aussi importantes que : "Les conséquences majeures du non-maternage se retrouvent tout au long de la vie avec des relations parents-enfants difficiles, une forte croissance du recours au soutien psychologique, l'augmentation des dépressions, des suicides et des comportements toxicomaniaques des adolescents et, plus généralement, l'accroissement de la violence de la société, dont les racines sont à chercher dans un développement bancal de la capacité d'aimer de nos enfants" (ce qui est la ligne principale du livre de Michel Odent : "Lamour scientifié")... Je n'arrive pas à y croire! Au lieu de remettre en cause ce qui fait qu'on en est arrivé là, non, ils disent en substance que "avec ce genre d'arguments, c'est bien obligée que la femme retourne sur le chemin de la maison et non plus du travail"!!!! Bouh!! Comment est-ce possible d'être aussi borné??

S'en suit un laïus comme quoi dans les maternités, l'allaitement est devenu la doxa (j'ai dû aller dans Wikipédia, je ne savais pas ce que c'était : "c'est l'ensemble - plus ou moins homogène - d'opinions confuses, de préjugés populaires, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication."), et que les femmes qui désirent ne pas allaiter sont maltraitées psychologiquement! Les pauvres, il paraîtrait qu'une (horrible et méchante) sage-femme aurait osé un : "Réfléchissez bien, quand on fait un enfant, c'est pour la vie. Le jour où vous reviendrez de votre carriérisme, il sera trop tard" à une maman de profession libérale, qui n'avait sans doute pas vraiment le choix de ne pas allaiter, vu le peu de congé de maternité (correctement rémunéré, s'entend) qui lui soit offert par la société! C'est tellement évident que cette femme n'a pas d'autre choix que de "faire l'impasse sur l'allaitement"!!! Mais de là à dire que ce sont ces horribles instances que sont l'OMS, la société française de pédiatrie et le Programme national nutrition-santé, qui osent mettrent la pression sur les femmes!! ...

Voici ce que je leur ai écrit :  J'ai été outrée en lisant cet article. De bout en bout.

Le but de l'article est de nous faire peur, nous faire croire qu'on va perdre notre liberté en faisant le choix de materner. Héééé oui! Vous savez, sans doute, qu'un couple sur 2 divorce au bout de 3 ans de vie commune? Hé bien que feront ces femmes si elles sont dépendantes de leur conjoint?? Comment feront-elles?? Elles ne le quitteront plus, par peur de se retrouver dans le besoin, ou bien elle le quitteront et elles seront dans le besoin! C'est ce que sous-entend l'article. Merci à Elisabeth Badinter, qui a sans doute beaucoup philosophé là-dessus avant de sortir des âneries pareilles! Elle conclut par "La liberté ne se négocie pas!" Et sous-entend donc que si on devient une mère maternante, préférant le bien-être de son enfant à celui de son patron, on en devient une prisonnière en puissance. Or celles qui font ce choix, je pense qu'on en connaît toutes au moins une, elles parlent justement du fait de se sentir libérée par rapport à la vie "métro-boulot-dodo" qu'on a dans la monde du travail! Et je ne comprend pas sa vision de la liberté, si c'est d'être soumis à travailler gentillement et à acheter bien gentillement les produits que veulent bien gentillement nous fabriquer les sacro-saintes entreprises de l'agro-alimentaires, pour bien vite alourdir leur porte-monnaie!? Franchement, cette liberté-là, gardez-la donc!

Ho, pourquoi donc l'article n'a-t-il pas été écrit par une personne avec un peu de vision, qui aurait parlé de ce qui pouvait être fait pour que les femmes puissent avoir le choix de vivre leur maternité, leur maternage (surtout celui de leur enfant, plutôt que le leur), s'impliquer dans l'éducation de leur enfant, TOUT COMME LE PERE, tout en gardant une vie professionnelle épanouissante! Je n'ai pas de baguette magique, ni de boule de cristal,  pour savoir ce qui seraitune bonne solution. J'imagine qu'il y en a diverses qu'il faut proposer car une seule ne conviendrait pas à tous. Mais je sais que des parents épanouis sont aussi des "professionnels" épanouis. Si on leur coupe les ailes d'un côté, comment ne pas s'étonner qu'ils soient bancal dans leur profession aussi? Ou bien qu'ils voient leur santé dépérir, petit à petit, sans même (souvent) voir le lien!

Je ne comprends pas qu'un tel article, bâclé et montrant du doigts des personnes qui font leur part (l'histoire du colibri, cherchez sur le net si vous ne la connaissez pas), aussi pro-capitaliste et anti-humain, puisse paraître de nos jours dans un magasine féminin.

Par cet article, on dirait que vous voulez conforter toutes celles qui ne peuvent donner de leur temps à leur enfant à cause de leur profession, toutes celles qui ne peuvent allaiter pas à cause de leur profession, toutes celles qui en sont malheureuse, vous les confortez dans leur choix : ce sont elles qui ont raison car leurs professions sont plus importantes que leurs enfants. Hé oui, c'est bien ce que nous demandent nos patrons (et toute la société libérale actuelle). Qu'on les respecte plus eux que nos enfants. Et puis on se demande pourquoi nous consommons autant d'antidépresseurs, de tranquilisants, de somnifères... Mais c'est parce que nous aussi, nous sommes ces enfants-là, qui ont été moins respecté que le dernier des patrons venu. Oui, notre génération est globalement issue de celle qui respecte bien gentillement la société libérale et qui craint tellement de perdre son emploi qu'elle ferait tout pour le garder, même ne pas respecter les besoins de ses bébés pour être plus présent dans sa profession et ne pas risquer d'être licenciée. Bon. Maintenant que certains (grâce, entre-autre, au livre de Michel Odent : l'Amour scientifié), se sont rendus compte de cela, ils tentent de changer de direction, de tourner le gouvernail. Il s'agit de prendre ses responsabilités au lieu de laisser "la société" penser à notre place, s'occuper de nos enfants à notre place, prendre soin de notre santé à notre place : on a bien vu où ça nous mène (toxicomanie des jeunes, scandales alimentaires et dans le domaine de la santé, du sang contaminé etc).


J'imaginais qu'un magasine de votre qualité présentait des idées novatrices et non passéistes et si peu innovantes!


En espérant voir changer votre ligne éditoriale, veuillez recevoir mes salutations,

Gayanée



Vos réactions (si possibles polies et argumentées ;-)) a envoyer à  lecteurs@journal- marianne. com


Par Gayanée - Publié dans : Lire, agir, signer 1 pétition - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
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Commentaires

C'est amusant comme on lit partout que les mères qui ne donnent pas le sein sont harcelées... J'ai allaité pendant huit mois et tout le monde (mais pas ma famille, heureusement!) me faisait sentir que j'étais une extra terrestre!
Commentaire n°1 posté par nana le 26/12/2008 à 14h18
à lire l'article, on croirait que cette époque est révolue... Ton témoignage montre bien que non!
Réponse de Gayanée le 26/12/2008 à 20h58
Oui ben effectivement … y’a encore du boulot pour arriver à faire réfléchir tout le monde.
Heureuse d’avoir pris mes 3 ans de parental et d’avoir choisir ensuite de reprendre à temps partiel : bye, bye plan de carrière, bonjour la VIE !
Commentaire n°2 posté par Hapy le 03/12/2008 à 18h10
Félicitation d'avoir fait le choix de TOI, de ton bien-être et de celui de tes enfants!
Je trouve que cela devrait être un choix possible pour tout parent!! (je rêve?) 
Réponse de Gayanée le 03/12/2008 à 21h52
Comme c'est bien dit, et bien envoyé Gayanée ! Je viens sur ce site pour la première fois, menée ici par celui de la poule pondeuse (www.poule-pondeuse.fr/), et je suis entièrement d'accord. Il y a d'ailleurs eu un article dans le magasine Elle il n'y a pas très longtemps (fin octobre ?) qui reprenait exactement les mêmes propos que ceux de Marianne, dont une interview d'Elisabeth Badinter, qui m'avaient fait bondir de la même manière. Mère au foyer heureuse, ancienne travailleuse déprimée, notre couple va très bien, merci Madame Badinter ; je suis fière de ne pas mettre de paraben sur les fesses de ma fille et les produits de la marque Nestlé ne sont pas les bienvenus chez nous. J'ai eu l'immense privilège de pouvoir choisir entre travailler ou bien reprendre dans quelques années, le temps que les enfants prennent bien leurs "racines" avec nous. Le travail (salarié, bien sûr, le bénévolat ne compte jamais, hélas...) n'est pas la seule source de liberté, il y en a d'autres. Ma liberté de femme est justement de pouvoir faire mes choix sereinement, contrairement à nos mères. Meduse69
Commentaire n°3 posté par Meduse69 le 30/11/2008 à 23h37

Merci M'dame! pour ton compliment et pour ton témoignage!

Je suis vraiment heureuse de lire toutes les réponses sur les blogs! On a toutes (et tous) bondit comme un seul homme, à la lecture de cet "article"!

Je n'ai pas eu connaissance de celui paru dans le "Elle", mais ce serait intéressant de leur répondre également, je trouve!

Ah si, je l'ai trouvé, il est là : http://www.elle.fr/elle/societe/les-enquetes/quand-superwoman-rentre-a-la-maison/un-retour-en-arriere/(gid)/740946 et il semble qu'il n'y ait pas encore eu de réponses, ou alors ils ont été envoyés par emails? En tout cas, il me semble plus modéré, moins incisif que l'article du M*rianne, à première vue...

Réponse de Gayanée le 01/12/2008 à 03h22

Malheureusement ce raisonnement est partagé par un grand nombre de personnes. Mon épouse et moi-même avons décidé de prendre tous les 2 un temps partiel pour "avoir notre journée" avec notre enfant et continuez à travailler en même temps. En fait on voulait s'arrêter de travailler tous les 2; on se "disputait" pas pour aller bosser mais pour s'occuper de notre enfant.

Pas de problèmes pour son employeur : c'est une femme, c'est normal. Pour ma part, j'ai eu le droit à des réflexions non seulement de mon employeur mais les pires venaient de mes collègues ... féminines!

Commentaire n°4 posté par ecosophia le 30/11/2008 à 09h40

Je compatis... C'est super, la décision que tu as prise! Dommage qu'elle ait rencontré des avis si obtus!!! Pire que dommage, c'est scandaleux!

Réponse de Gayanée le 01/12/2008 à 09h36

Merci pour le commentaire. Les réponses à cet article sont d'une richesse... Je remets un lien sur mon blog.

Commentaire n°5 posté par eo le 27/11/2008 à 15h59
Oui, il y en a des dizaines!! Tous aussi intéressants les uns que les autres!
Réponse de Gayanée le 27/11/2008 à 21h28

Non...

J'ai laissé tomber la liste périnatalité aussi. C'est difficile pour nous en ce moment... J'évite le sujet.

Commentaire n°6 posté par Eo le 27/11/2008 à 15h55

 Je suis désolée, je sais combien cela te tient à coeur...

Je croise les doigts pour que ce passage difficile ne dure pas trop longtemps... Bizoo!!

Réponse de Gayanée le 27/11/2008 à 21h26
Merci pour l'info... Dingue cette histoire/
Commentaire n°7 posté par eo le 27/11/2008 à 00h15

Je ne suis pas la seule à avoir réagi :


En réponse à : "Quand l'écologie renvoie les femmes à la maison" (Marianne)


Les femmes libérées par les p'tits pots et les couches jetables


L'article d'Isabelle Saporta posent bien des questions, mais pas

celles qu'il croyait poser. Je suis chercheur en sciences dures (comme

on dit), mère de deux enfants nés en milieu hospitalier, et présidente

de l'Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté. Je n'ai pas

allaité mes enfants, j'ai à peine pris les congés maternité légaux, je

suis athée, je suis féministe, j'achète pas mal de produits bio mais

pas tout, ... et je n'ai que rarement acheté des petits pots ...


Cet article fait dans l'anecdotique, dans les idées préconçues mal

dégrossies, dans l'absence totale de recherche documentaire, et dans

la confusion entre démarche de santé, démarche humaniste, et écologie.

Les trois démarches peuvent avoir des liens, mais elles ne sont pas

nécessairement connectées.


Les petits pots. Nous avons assisté à une grande campagne s'inscrivant

dans la lutte contre l'obésité et le diabète : "Mangez des fruits et

légumes 5 fois par jour". Qu'avons-nous vu pendant cette campagne ?

Des fruits et des légumes frais. Qu'est-ce qu'un petit pot ? Une

conserve. Il y a confusion entre le bio et la conserve. Il existe

aussi des petits pots bio. Mangez-vous des plats tout prêts ou des

conserves tous les jours midi et soir ? Il n'y a pas besoin d'être

écolo pour se rendre compte qu'un tel régime n'est pas idéal pour la

santé et surtout pas pour le système digestif. Faire des légumes frais

à son bébé, ses enfants, et à soi-même est une démarche de santé

basique qui n'a rien à voir avec le bio. Ca prend peu de temps (il

existe des mixers électriques n'est-ce pas) , c'est plus une question

d'état d'esprit que de temps. Ce que je trouve ridicule c'est de

brandir les petits pots comme un instrument majeur de libération de la

femme.


I. Saporta n'a hélas pas le monopole de ce type de confusion. Le

25/11/08 a été publié dans le Monde un article sur la fertilité

masculine. A. Spira, président de l'Institut de recherche en santé

publique y a écrit : Quant au lait bio, il ne contient pas de

pesticides, mais il contient des oestrogènes qui sont détruits par la

pasteurisation. Confusion regrettable entre le lait cru ou frais, et

le lait bio. La pasteurisation n'a aucun rapport avec le bio. Les

laits bio et non bio sont tous deux vendus en majorité en UHT.


Les couches lavables. De grâce, les langes et les lessiveuses sont

dans les musées. Nous sommes au 21e siècle, les couches lavables

modernes aussi. Une femme interrogée dans l'article dit que ça lui

fait une machine de plus par semaine. Pourquoi ne pas la croire ?

C'est beaucoup moins que quand on atteint l'âge des essais de propreté

de jour, puis de nuit, puis le temps de la peinture et des jeux dehors

après la pluie. C'est le lave-linge qui a été un progrès formidable.

Révolutionnaire aussi le concept de la couche-culotte. Mais pourquoi

ce concept a-t-il été créé uniquement en jetable ? Il pouvait dès le

début être réalisé en lavable.


L'accouchement à domicile (AAD). Là c'est le pompom, c'est même une

hérésie. Comme les langes, l'accouchement à domicile de nos

grands-mères est au musée. On n'accouche plus sur la table de la

cuisine à côté du tas de fumier. Nous sommes au 21e siècle,

l'accouchement à domicile aussi, les sages-femmes qui le font aussi.

Car contrairement à ce que suggère l'article, la grande majorité des

AAD planifiés se font avec des sages-femmes dument diplômées. La doula

qui accompagne un accouchement non assisté médicalement relève de

l'anecdote. Quant à l'Ariège, cette femme ne se disait pas doula. Elle

dit avoir été sage-femme aux Etats-Unis pendant 37 ans. A l'heure

actuelle on ne sait pas de quoi le bébé est mort. Par conséquent

personne ne peut affirmer que le bébé est mort à cause d'une faute de

la sage-femme américaine. La seule chose que l'on peut dire c'est

qu'elle exerçait illégalement puisqu'elle n'avait pas passé les

équivalences pour le diplôme français. Des bébés meurent aussi parfois

à l'hôpital. Si les journalistes voulaient bien se donner la peine de

lire le mémoire de sage-femme de Mathilde Munier sur l'AAD, en ligne

sur internet, et basé sur des données AUDIPOG (base de données des

professionnels de la périnatalité), nous pourrions peut-être

progresser un peu.


Ce qui gêne considérablement dans l'article c'est aussi l'absence

d'étude de population. La journaliste cite un exemple de retour au

foyer écologiste, extrème bien entendu. On sent que cette femme

interviewée lui a ouvert sa confiance, l'a laissée prendre des photos.

Elle n'a pas du être ravie de se voir trahie de la sorte, jugée

négativement, traitée de femme revenant à l'âge de pierre. Ce manque

de respect est indigne d'un journal démocratique. Mais ce n'est ...

qu'un exemple. Un seul.


Quel est le pourcentage de la population opérant un tel changement de

vie ? Ces cas sont tellement rares qu'ils ne justifiaient certainement

pas une polémique, et encore moins cette association artificiellement

créée pour faire des effets de manche entre l'écologie et des "brèches

dans les acquis féministes".


D'après Mme Badinter, la majorité des femmes qui arrêtent de

travailler sont issues de milieux peu favorisés. Or ces femmes

allaitent peu, et achètent beaucoup de petits pots pour bébés et de

plats tout prêts pour le reste de la famille. Inversement, les femmes

qui allaitent sont plus souvent issues de milieux favorisés à haut

niveau d'éducation. La plupart d'entre elles travaillent.

"L'allaitement, c'est l'assignation à résidence des femmes", dit Mme

Badinter. C'est une image archaique qu'elle garde en mémoire, mais on

peut faire autrement, comme les députés suédoises qui emmènent leur

bébé au parlement. On observe le même phénomène pour l'accouchement à

domicile. Un premier comptage par catégories socio-professionnel les a

été fait sur les femmes qui ont signé un manifeste en faveur de l'AAD

actuellement en cours. Ce manifeste a déjà obtenu plus de 2200

signatures en 3 semaines. De quoi aller plus loin que l'anecdotique.

Parmi elles, la proportion de femmes au foyer ou en congé parental est

la même que dans la population générale, c'est à dire que la majorité

travaille. Par contre, si toutes les catégories socio-professionnel les

sont représentées, la catégorie - professions intellectuelles

supérieures et cadres - est surreprésentée par rapport à la population

générale. Ce sont donc plutôt des femmes cultivées, voire des

intellectuelles, bien implantées dans le monde du travail, qui

allaitent ou souhaitent accoucher chez elles. Ne serait-il pas

intéressant de leur demander leurs motivations ? Elles ne sont pour la

plupart pas bobos, pas membres de sectes ou de courants religieux

intégristes, intelligentes, et certainement pas masos. C'est plutôt ce

genre de questions qu'Isabelle Sapora aurait pu se poser. Beaucoup

plus interessant que les images radio-trottoir de Mme Lâgedepierre

étendant son linge, ou que la psychologie de bazar dans laquelle la

fille devrait tuer sa mère (image complètement phallocratique soit dit

en passant : une belle brèche dans la solidarité féminine. Comment une

féministe peut-elle tomber dans un tel panneau).


Concluons sur la périnatalité. L'article cite deux paroles de

soignants qui culpabilisent des mères qui ne veulent pas allaiter.

Vous faites très bien de les épingler. Mais ceci n'est pas nouveau. A

l'époque où le biberon était de règle, on culpabilisait les femmes qui

voulaient allaiter, sur le même ton. C'est la même chose pour la

péridurale. Pendant longtemps les femmes qui la prenaient étaient

culpabilisées, traitées de douillettes. On arrive maintenant à la

situation inverse, il y a souvent des pressions pour obliger les

femmes à la prendre, soit en leur faisant peur pour elles ou leur

bébé, soit carrément en rajoutant du syntocinon dans la perfusion pour

augmenter l'intensité des contractions. C'est inadmissible dans les

deux cas. Une femme doit avoir le droit élémentaire de choisir

librement si elle veut allaiter ou pas, si et quand elle a besoin

d'une péridurale ou pas. Ce type de pression par argument d'autorité

et culpabilisation est indépendant du contenu du discours. Les soins

changent, le ton reste. On le retrouve partout, dans le suivi de

grossesse, pendant l'accouchement, pour les "soins" au bébé, et dans

les discours psys. C'est une attitude générale fréquente dans les

maternités qui restent des lieux très patriarcaux, infantilisants,

ultra-hiérarchisé s (la femme étant tout en bas de l'échelle). Quand

plus aucun médecin n'appelera une femme enceinte qu'il n'a jamais vue

"ma cocotte" quand elle rentre dans son cabinet, quand plus aucune

sage-femme n'engeulera une femme qui accouche sur le mode "Vous

poussez mal !", quand plus aucune puéricultrice ne semoncera une jeune

mère parce qu'elle a lavé les oreilles avant les doigts de pieds (ou

le contraire ...), nous aurons bien plus libéré les femmes qu'en leur

fournissant des petits pots et des couches jetables.


Cécile Loup, Rheinau (Strasbourg)


PS : je ne met aucun lien internet car je n'en voie aucun dans les

pages du Journal des lecteurs. Mais je suis à votre disposition si

vous en souhaitez.

Réponse de Gayanée le 27/11/2008 à 04h57

Navrant...

Les risques des cosmétiques maison... Je rêve.J'ai qqs thèses à ce sujet là. Effectivement une femme qui cuisine, cultive son jardin, allaite dépense bcp moins d'argent et est bcp moins rentable dans notre société qu'une femme qui se pomponne pour aller bosser et se gave d'antidépresseurs. C'est sûrement là le vrai problème...

Pourquoi être heureux alors que l'on peut engraisser un patron ?

Commentaire n°8 posté par eo le 26/11/2008 à 21h52

Hé oui, je pense que le noeud du problème est en grande partie là!


Tu n'es pas abonnée à la liste de discussion (Yahoo) "Naître chez soi"?? C'est là que j'a lu que cet article est paru (c'est pas moi qui lit le M*rianne! hihi).

Réponse de Gayanée le 27/11/2008 à 04h54
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