Je ne peux pas m'empêcher de vous partager ces informations, découvertes sur le site du magasine Test-Achat
:
GSK distribue le Cervarix, un des deux vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) qui favorisent le cancer du col de l’utérus.
L’efficacité réelle de la vaccination dans la prévention des cancers ne pourra être vérifiée que dans plusieurs années. Cette vaccination est actuellement recommandée prioritairement pour les
très jeunes filles, avant tout rapport sexuel. L’utilité d’une vaccination des filles et femmes plus âgées est (encore) plus controversée. Or, une récente “campagne d’information” de GSK tend à
élargir le groupe-cible, en incitant de manière subtile toutes les femmes, quel que soit leur âge, à demander la vaccination (“vous ou votre fille”, dit l’annonce). Parallèlement, GSK a
distribué 20 000 echantillons de Cervarix aux médecins, pour qu’ils offrent gratuitement une des 3 injections à leurs patientes. Bref, sous le couvert d’information, il s’agit finalement
d’augmenter les ventes d’un médicament sur prescription en particulier.
Source :
http://www.test-achats.be/soins-de-sante/symptomes-et-maladies/cancer/vaccination-hpv-info-ou-intox-s524233.htm
Un
vaccin contre les HPV ?
Le Gardasil, un vaccin censé offrir une protection contre les infections par HPV et leurs conséquences fâcheuses, a été commercialisé
en novembre 2006. Il permettrait d’éviter le cancer du col de l’utérus, provoqué par le papillomavirus humain (HPV).
Il existe différents types de HPV. Le Gardasil est efficace contre les types 16 et 18 notamment, qui sont conjointement responsables
de 70 % des cancers du col de l’utérus. La vaccination est administrée en trois doses (injections) chez les jeunes filles. Son prix est supérieur à € 400. Le cancer du col de l’utérus est un
problème important. Si le vaccin permet de réduire le risque de développer un tel cancer, c’est une bonne chose. Nous estimons cependant qu’un certain nombre de conditions doivent être
satisfaites avant de procéder à une vaccination à grande échelle.
-
- La vaccination ne rend pas le dépistage du cancer du col de l’utérus superflu. Le dépistage s’effectue actuellement par frottis
(test PAP). L’éventuel remboursement du vaccin ne peut déboucher par une insuffisance des fonds disponibles pour assurer un dépistage correct et de qualité.
-
- On ne peut exclure le risque que des jeunes filles vaccinées disent plus tard : “Je suis vaccinée, je ne dois donc plus me
soumettre au dépistage ”. Il serait dangereux de le croire. Il faut donc prendre des mesures pour éviter ce cas de figure.
-
- Les études qui ont examiné l’efficacité du vaccin ne suffisent pas
pour déterminer avec certitude son impact réel. Le vaccin sera peut-être beaucoup moins efficace qu’on l’espère. Il faut dès lors mettre en place un système sérieux permettant de
vérifier, selon une méthode scientifiquement correcte, si le vaccin assure effectivement une diminution des décès imputables à ce cancer et dans quelle
mesure.
-
- Il convient en outre d’établir un suivi à long terme des éventuels effets secondaires. On observe parmi le grand public une
certaine défiance à l’égard de certains vaccins. Des données objectives sont néanmoins requises pour répondre adéquatement aux inquiétudes soulevées. Il faut donc s’atteler à déceler
activement les effets secondaires éventuels.
-
- Aujourd’hui, 70 % des cancers sont dus aux HPV des types 16 et 18. Le vaccin protège contre ces derniers, mais est
inefficace contre nombre d’autres types de HPV. En théorie, il se peut donc qu’une vaccination massive ou d’autres facteurs entraînent un glissement vers d’autres types. Autrement dit, il
n’est pas du tout inconcevable d’observer un accroissement du nombre de cancers provoqués par les virus sur lesquels le vaccin a un effet moindre ou nul. Les mesures nécessaires doivent
donc être prises pour vérifier, selon une méthode fiable, si le cas se présente ou non dans la pratique, afin de savoir avec certitude si la vaccination reste
utile.
-
- Avant de décider de rembourser le vaccin, il faut aussi déterminer le prix que l’on est disposé à payer. Des négociations
peuvent être menées à cet effet avec la société pharmaceutique, en s’appuyant notamment sur les coûts attendus. Il ne serait pas judicieux de promouvoir le vaccin à la hâte, sans se
livrer au préalable à une réflexion approfondie sur ses avantages et ses inconvénients.
Mise à jour novembre 2007
Le vaccin Gardasil a été admis au remboursement Inami le 1er novembre 2007.
Le vaccin coûte 130,22 € par dose. Il est remboursé pour les filles de 12 à 15 ans. Une dose coûte 10,6 € au patient. Comme une
vaccination complète nécessite 3 injections, le prix pour les patients s'élève donc à 31,8 €.
Signalons encore que certaines mutuelles proposent aussi une intervention partielle pour la vaccination des filles de plus de 15
ans.
Plus d’info
Test Santé 62 | TESTS-ENQUETES-ETUDES | Le cancer du col de
l'utérus (01/08/2004)
Test Santé 62 | RUBRIQUES | Le point/Agenda (01/08/2004)
Source : http://www.test-achats.be/soins-de-sante/symptomes-et-maladies/cancer/un-vaccin-contre-les-hpv-s416863.htm
N'hésitez pas à diffuser...
Articles connexes :
- 5 août 2008 : Un vaccin contre le cancer du col de l'utérus...?
- 15 janvier 2009 : Réaction autrichienne à la vaccination >< le cancer du col de l'utérus
Par Gayanée
-
Publié dans : Péri-natalité
2
-
Recommander
Vos éclairages