Les conséquences du changement climatique risquent d’être "irréversibles", mettent en garde les experts du Giec qui ont adopté ce vendredi 16/11 à Valence (Espagne) la synthèse de leur rapport destiné aux dirigeants de la planète. Et tous les pays seront affectés.Manifestement, la négociation fut rude autour de ces quelques bouts de phrase : elles ébranlent ceux qui espèrent encore ne pas devoir s’adapter à la nouvelle donne environnementale, ou qui souhaitent profiter encore pour quelques instants de leur position établie (et vraisembablement confortable).
Changer, c’est désagréable. Cela nous gratte. C’est mourir un peu.
Mais avons-nous vraiment le choix ?
Tous les indices environnementaux convergent : l’Agence Internationale de l’Energie estime qu’à politique inchangée la consommation mondiale d’énergie va augmenter de 50 % ( !) d’ici 2030 - Le rapport GEO4, édité par les Nations Unies tous les 4 ans, constate une dégradation des indicateurs environnementaux depuis son rapport précédent - Les mers se vident de poisson et sont envahies de méduses, semblant retourner vers l’état qu’elles avaient il y a des millions d’années - Les forêts tropicales se vident pas camions entiers. - Parmi 17 pays industrialisés, la Belgique se classe à la 15e place dans le domaine de l’environnement, devant l’Australie et les Etats-Unis qui ferment la marche (bilan annuel du Conference board of Canada).
Stop.
Place à l’action : tous à Bruxelles le 8 décembre 2007, pour la manifestation internationale pour le climat ! (www.8dec2007.be)

Une initiative commune de:
La Coalition Climat (Plus de 70 organisations): www.cacommenceici.be/
Climat et Justice Sociale: www.climatetjusticesociale.be
Art For Earth: www.peopleforearth.eu
Pourquoi une journée d´action?
Du 3 au 14 décembre 2007, se tiendra à Bali (Indonésie) une conférence des Nations Unie consacrée au climat, ceci afin de préparer l'après-Kyoto, en 2012.
Durant cette conférence, la communauté internationale devra prendre des décisions sur la future politique à suivre en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Nous avons donc décidé d'agir et de nous mobiliser afin d'exhorter nos décideurs politiques à prendre leurs responsabilités en adoptant des mesures structurelles volontaristes qui respectent le développement durable, la justice, l'équité sociale, la démocratie et la solidarité.
Les mesures actuelles ne sont pas suffisantes si nous voulons éviter que se produise une catastrophe climatique.
C'est la raison pour laquelle nous joignons nos efforts pour une mobilisation réclamant un protocole fort destiné à lutter contre le réchauffement du climat.
Il est capital de limiter le réchauffement planétaire moyen à 2°C par rapport à la période pré-industrielle, seuil au-delà duquel les conséquences seront dramatiques et irréversibles. Un tel objectif ne pourra être atteint qu'en réduisant drastiquement et rapidement l'émission des gaz à effet de serre. Ces émissions, au niveau mondial, devront être réduites de moitié d'ici 2050.
Etant donné leur part de responsabilité, les pays industrialisés doivent aller un pas plus loin et atteindre des réductions par rapport à leur taux d'émission actuel d'au moins 30% d'ici 2020 et 80% pour 2050. Ces réductions d'émissions ne peuvent plus attendre.
La réduction des émissions ne peut cependant pas se faire au prix de la justice sociale au niveau global et local. L'énergie est un droit fondamental. Les fonds publics doivent aller vers l'isolation des vieilles habitations et vers les transports en commun pour garantir une mobilité accessible et étendue à chacun. Sur le plan international, on a découvert au Sud les plus terribles conséquences de changement climatique. Les pays industrialisés doivent soutenir les pays en voie de développement pour qu'ils s'inscrivent également dans un accord de climat mondial.


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Vos éclairages